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Courriers Chrétiens
La 7ème Trompette
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Cinquieme Partie
(suite)

Les Pas vers l’Unification des
Enfants de Dieu des Religions Monothéistes !!!
Sélection de textes arabes et
français du Coran et des Hadith du Sahih de El-Bokhâri
Au nom de Dieu le Très Miséricordieux, le Tout
Miséricordieux
Pour mettre ces textes à leur
portée nous les avons donc édités en français en prenant des traductions
autorisées:
Pour le Coran, la traduction Kasimirski, approuvée par une des plus hautes autorités:
le Docteur Mohammed Hamidullah
Pour les Hadith, la traduction des éminents professeurs Houdas et Marçais.
Nous avons gardé la numérotation arabe des
versets coraniques. Les différentes traductions françaises du Coran font
apparaître un décalage minime de la numérotation. Il vous suffira donc de
regarder les quelques versets qui précèdent ou suivent la référence donnée,
pour retrouver facilement le texte que nous citons.
Les livres saints: Dites: nous croyons en Dieu et à ce qui a été envoyé
d'en haut à nous, à Abraham, et à Ismael, à Isaac, à Jacob, aux douze tribus,
aux livres qui ont été donnés à Moïse et à Jésus, aux livres accordés aux
prophètes par le Seigneur; nous ne mettons point de différence entre eux, et
nous sommes résignés à la volonté de Dieu. Coran 2.136
L'Evangile: Nous avons donné [à Jésus] l'Evangile qui contient la
lumière et la direction ... ceux qui s'en tiennent à l'Evangile jugent d'après
son contenu. Ceux qui ne jugeront pas d'après un livre de Dieu sont impies.
Coran 5.46,47
Les hommes qui lisent les Ecritures: [Oh Muhammad] si tu es dans le doute sur ce qui t'a
été envoyé d'en haut, (1) interroge ceux qui lisent les Ecritures (2) envoyées avant toi. La vérité de la part de Dieu est
descendue sur toi; ne sois pas de ceux qui doutent. Coran 10.94
Les
hommes sans orgueil: Ceux qui sont les
plus disposés à aimer [les musulmans] sont les hommes qui se disent chrétiens;
c'est parce qu'ils ont des prêtres et des moines, hommes exempts de tout
orgueil. Coran 5.82
Naissance miraculeuse: Les anges dirent à Marie: Dieu t'annonce son Verbe. Il
se nommera le Messie, Jésus fils de Marie, honoré dans ce monde et dans
l'autre... Seigneur, répondit Marie, comment aurai-je un fils? Aucun homme ne
m'a approchée. C'est ainsi, reprit l'ange que Dieu créé ce qu'il veut... Il lui
enseignera le Livre et la sagesse, la Torah, et l'Evangile. Coran 3.45-48
Préservé du péché originel: Abou-Horaïra (1) a dit: "le Prophète a dit: le Diable frappe de son
doigt dans le ventre de tous les fils d Adam, au moment où ils naissent; il n'y
a eu d'exception que pour Jésus fils de Marie... le Diable ne frappa que le
placenta". Hadith 59.11 (Point 18)
Emanation de Dieu... D'après 'Obâda (1), le prophète a dit: quiconque témoignera qu'il n'y a
pas de divinité sinon Dieu, l'unique sans associé, que Muhammad est son
adorateur et son envoyé; que Jésus est l'adorateur de Dieu, son envoyé, son
Verbe jeté dans le sein de Marie et une émanation (esprit) de Dieu; que le
paradis est une vérité et l'enfer une vérité, Dieu le fera entrer dans le
paradis, quelles qu'aient été ses oeuvres. Hadith 60.47
Miracles: Jésus sera son Envoyé auprès des enfants d'Israël. Il
leur dira: je viens vers vous accompagné de signes du Seigneur: je formerai de
boue la figure d'un oiseau, je soufflerai dessus et par la permission de Dieu l'oiseau
sera vivant; je guérirai l'aveugle de naissance et le lépreux: je ressusciterai
les morts par la permission de Dieu... Coran 3.49
Ministère: ... et celui qui aura rendu la vie à un homme sera
regardé comme s'il avait rendu la vie à tout le genre humain. (2) Coran 5.32
Mort: Dieu dit à Jésus: je te ferai subir la mort et je t'élèverai à moi; je
te délivrerai des infidèles, et j'élèverai ceux qui t'ont suivi au-dessus de
ceux qui ne croient pas, jusqu'au jour de la résurrection... Coran 3.55
Jésus dernier prophète à venir: D'après Abou-Horaïra (1), le Prophète a dit: "l'heure dernière ne viendra
pas tant que le fils de Marie ne sera pas descendu parmi vous en qualité
d'arbitre équitable, il brisera la croix, il mettra à mort le porc, il
supprimera le tribut (2). Alors l'argent sera si abondant que personne ne
voudra plus l'accepter". Hadith 46.31
Naissance de Jésus dans les
Evangiles et le Coran
Voici les principaux textes
évoquant la naissance de Jésus dans les Evangiles (Luc et Matthieu) et dans le
Coran (Sourate 19 et 3)
(traduction œcuménique de la Bible
(TOB))
Le sixième mois, l’ange Gabriel
fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée du nom de Nazareth, à une jeune
fille accordée en mariage à un homme nommé Joseph, de la famille de
David ; cette jeune fille s’appelait Marie. L’ange entra auprès d’elle et
lui dit : " Sois joyeuse, toi qui as la faveur de Dieu, le Seigneur
est avec toi. " A ces mots, elle fut très troublée, et elle se demandait
ce que pouvait signifier cette salutation. L’ange lui dit : " Sois
sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas
être enceinte, tu enfanteras un fils et tu lui donneras le nom de Jésus. Il
sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut. Le Seigneur Dieu lui donnera le
trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la famille de Jacob,
et son règne n’aura pas de fin. " Marie dit à l’ange : " Comment
cela se fera-t-il puisque je n’ai pas de relations conjugales ? "
L’ange lui répondit : " L’Esprit Saint viendra sur toi et la
puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre ; c’est pourquoi celui qui
va naître sera saint et sera appelé Fils de Dieu. Et voici que Élisabeth, ta
parente, est elle aussi enceinte d’un fils dans sa vieillesse et elle en est à
son sixième mois, elle qu’on appelait la stérile, car rien n’est impossible à
Dieu. " Marie dit alors : " Je suis la servante du Seigneur. Que
tout se passe pour moi comme tu me l’as dit ! " Et l’ange la quitta.
En ce temps-là, Marie partit en
hâte pour se rendre dans le haut pays, dans une ville de Juda. Elle entra dans
la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, lorsqu’Élisabeth entendit la
salutation de Marie, l’enfant bondit dans son sein et Élisabeth fut remplie du
Saint Esprit. Elle poussa un grand cri et dit : " Tu es bénie plus
que toutes les femmes, béni aussi est le fruit de ton sein ! Comment
m’est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur ? Car lorsque ta
salutation a retenti à mes oreilles, voici que l’enfant a bondi d’allégresse en
mon sein. Bienheureuse celle qui a cru : ce qui lui a été dit de la part
du Seigneur s’accomplira ! "
Alors Marie dit : "
Mon âme exalte le Seigneur et mon esprit s’est rempli d’allégresse à cause de
Dieu, mon Sauveur, parce qu’il a porté son regard sur son humble servante. Oui,
désormais, toutes les générations me proclameront bienheureuse, parce que le
Tout Puissant a fait pour moi de grandes choses : saint est son Nom. Sa
bonté s’étend de génération en génération sur ceux qui le craignent. Il est intervenu
de toute la force de son bras ; il a dispersé les hommes à la pensée
orgueilleuse ; il a jeté les puissants à bas de leurs trônes et il a élevé
les humbles ; les affamés, il les a comblés de biens et les riches, il les
a renvoyés les mains vides. Il est venu en aide à Israël son serviteur en
souvenir de sa bonté, comme il l’avait dit à nos pères, en faveur d’Abraham et
de sa descendance pour toujours. " Marie demeura avec Élisabeth environ
trois mois, puis elle retourna chez elle.
Or, en ce temps-là, parut un
décret de César Auguste pour faire recenser le monde entier. Ce premier
recensement eut lieu à l’époque où Quirinius était gouverneur de Syrie. Tous
allaient se faire recenser, chacun dans sa propre ville ; Joseph aussi
monta de la ville de Nazareth en Galilée à la ville de David qui s’appelle
Bethléem en Judée, parce qu’il était de la famille et de la descendance de
David, pour se faire recenser avec Marie son épouse, qui était enceinte. Or,
pendant qu’ils étaient là, le jour où elle devait accoucher arriva ; elle
accoucha de son fils premier-né, l’emmaillota et le déposa dans une mangeoire,
parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans la salle d’hôtes. Il y avait
dans le même pays des bergers qui vivaient aux champs et montaient la garde
pendant la nuit auprès de leur troupeau. Un ange du Seigneur se présenta devant
eux, la gloire du Seigneur les enveloppa de lumière et ils furent saisis d’une
grande crainte. L’ange leur dit : " Soyez sans crainte, car voici, je
viens vous annoncer une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le
peuple : Il vous est né aujourd’hui, dans la ville de David, un Sauveur
qui est le Christ Seigneur ; et voici le signe qui vous est donné :
vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. "
Tout à coup il y eut avec l’ange l’armée céleste en masse qui chantait les
louanges de Dieu et disait : " Gloire à Dieu au plus haut des cieux
et sur la terre paix pour ses bien-aimés. " Or, quand les anges les eurent
quittés pour le ciel, les bergers se dirent entre eux : " Allons donc
jusqu’à Bethléem et voyons ce qui est arrivé, ce que le Seigneur nous a fait
connaître. " Ils y allèrent en hâte et trouvèrent Marie, Joseph et le
nouveau-né couché dans la mangeoire. 17 Après avoir vu, ils firent connaître ce
qui leur avait été dit au sujet de cet enfant. Et tous ceux qui les entendirent
furent étonnés de ce que leur disaient les bergers. Quant à Marie, elle
retenait tous ces événements en en cherchant le sens. Puis les bergers s’en
retournèrent, chantant la gloire et les louanges de Dieu pour tout ce qu’ils
avaient entendu et vu, en accord avec ce qui leur avait été annoncé.
Jésus étant né à Bethléem de
Judée, au temps du roi Hérode, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à
Jérusalem et demandèrent : " Où est le roi des Juifs qui vient de
naître ? Nous avons vu son astre à l’Orient et nous sommes venus lui
rendre hommage. " A cette nouvelle, le roi Hérode fut troublé, et tout
Jérusalem avec lui. Il assembla tous les grands prêtres et les scribes du
peuple, et s’enquit auprès d’eux du lieu où le Messie devait naître. " A
Bethléem de Judée, lui dirent-ils, car c’est ce qui est écrit par le
prophète : Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le plus
petit des chefs-lieux de Juda : car c’est de toi que sortira le chef qui
fera paître Israël, mon peuple. " Alors Hérode fit appeler secrètement les
mages, se fit préciser par eux l’époque à laquelle l’astre apparaissait, 8 et
les envoya à Bethléem en disant : " Allez vous renseigner avec
précision sur l’enfant ; et, quand vous l’aurez trouvé, avertissez-moi
pour que, moi aussi, j’aille lui rendre hommage. " Sur ces paroles du roi,
ils se mirent en route ; et voici que l’astre, qu’ils avaient vu à
l’Orient, avançait devant eux jusqu’à ce qu’il vînt s’arrêter au-dessus de
l’endroit où était l’enfant. A la vue de l’astre, ils éprouvèrent une très
grande joie. Entrant dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie, sa mère,
et, se prosternant, ils lui rendirent hommage ; ouvrant leurs coffrets,
ils lui offrirent en présent de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Puis,
divinement avertis en songe de ne pas retourner auprès d’Hérode, ils se
retirèrent dans leur pays par un autre chemin.
"Et, dans l’Écriture,
mentionne Marie quand elle se retira de sa famille en un lieu oriental et
qu’elle disposa un voile en deçà d’eux. Nous lui envoyâmes Notre Esprit et il
s’offrit à elle [sous la forme] d’un mortel accompli. "Je me réfugie dans
le Bienfaiteur, contre toi", dit [Marie]. "Puisses-tu être
pieux !" - "Je ne suis", répondit-il, "que l’émissaire
de ton Seigneur, [venu] pour que je te donne un garçon pur." -
"Comment aurais-je un garçon", demanda-t-elle, "alors que nul
mortel ne m’a touchée et que je ne suis point femme ?" - "Ainsi
sera-t-il", dit [l’Ange]. "Ton Seigneur a dit : Cela est pour
Moi facile et Nous ferons certes de lui un signe pour les gens et une grâce
(rahma) [venue] de Nous : c’est affaire décrétée." Elle devint
enceinte de l’enfant et se retira avec lui dans un lieu éloigné. Les douleurs
la surprirent près du stipe du palmier. "Plût au ciel",
s’écria-t-elle, "que je fusse morte avant cet instant et que je fusse totalement
oubliée !" [Mais] l’enfant qui était à ses pieds lui parla :
"Ne t’attriste pas ! Ton Seigneur a mis à tes pieds un ruisseau.
Secoue vers toi le stipe du palmier : tu feras tomber sur toi des dattes
fraîches et mûres. Mange et bois et que ton oeil se sèche ! Dès que tu
verras quelque mortel, dis : "Je voue au Seigneur un jeûne et ne
parlerai aujourd’hui à aucun humain !" Elle vint donc aux siens,
portant [l’enfant].
"O Marie !", dirent-ils, "tu
as accompli une chose monstrueuse ! O soeur d’Aaron ! ton père
n’était pas un père indigne ni ta mère une prostituée !" Marie fit un
signe vers [l’Enfant].
"Comment", dirent-ils, parlerions-nous
à un enfançon qui est au berceau ?" Mais [l’enfant] dit :
"Je suis serviteur d’Allah. Il m’a donné l’Écriture et m’a fait
Prophète ! Il m’a béni où que je sois et m’a recommandé la Prière et l’Aumône
tant que je resterai vivant, ainsi que la bonté envers ma mère. Il ne m’a fait
ni violent ni malheureux. Que le salut soit sur moi le jour où je naquis, le
jour où je mourrai et le jour où je serai rappelé vivant !" Celui-là
est Jésus fils de Marie. Parole de vérité qu’ils révoquent en doute ! Il
n’était pas séant à Allah de prendre quelque enfant. Gloire à Lui ! Quand
Il décide quelque chose, Il dit seulement : "Sois !" et
elle est."
Et [rappelle] quand les Anges
dirent : "O Marie !, Allah t’a choisie et purifiée. Il t’a
choisie sur [toutes] les femmes de ce monde. O Marie !, sois en oraison
devant ton Seigneur ! Prosterne-toi et incline-toi avec ceux qui
s’inclinent !" Ceci fait partie des récits (’anbâ’) de l’Inconnaissable
que Nous te révélons car tu n’étais point parmi eux [Prophète !], quand
ils jetaient leurs calames [pour savoir] qui d’entre eux se chargerait de
Marie ; tu n’étais point parmi eux quand ils se disputaient. [Rappelle]
quand les Anges dirent : "O Marie !, Allah t’annonce un Verbe
[émanant] de Lui, dont le nom est le Messie, Jésus fils de Marie, [qui sera]
illustre dans la [Vie] Immédiate et Dernière et parmi les Proches [du
Seigneur]. Il parlera aux Hommes, au berceau, comme un vieillard, et il sera
parmi les Saints."
"Seigneur !", répondit [Marie],
"comment aurais-je un enfant alors que nul mortel ne m’a
touchée ?"
"Ainsi", répondit-Il (sic),
"Allah crée ce qu’Il veut. Quand Il décrète une affaire, Il dit seulement
à son propos : "Sois !" et elle est." [Allah] lui
enseignera l’Écriture, la Sagesse, la Thora et l’Évangile. “...Et [j’ai été
envoyé] comme Apôtre aux Fils d’Israël, disant : "Je viens à vous
avec un signe de votre Seigneur. Je vais, pour vous, créer d’argile une manière
d’oiseaux ; j’y insufflerai [la vie] et ce seront des oiseaux, avec la
permission d’Allah. Je guérirai le muet et le lépreux. Je ferai revivre les morts,
avec la permission d’Allah. Je vous aviserai de ce que vous mangez et de ce que
vous amassez dans vos demeures. En vérité, en cela, est certes un signe pour
vous, si vous êtes croyants. [Je suis envoyé] déclarant véridique ce qui a été
donné avant moi, de la Torah, afin de déclarer pour vous licite une partie de
ce qui avait été pour vous déclaré illicite. Je suis venu à vous avec un signe
de votre Seigneur. Soyez pieux envers Allah et obéissez-moi ! Allah est
mon Seigneur et votre Seigneur. Adorez-Le donc ! C’est une voie
droite."
Message des Orthodoxes à
l’occasion du Ramadan
Bartholomée Ier, chef spirituel des chrétiens orthodoxes, a rendu public le 21 septembre 2006 un appel à renforcer les liens avec les musulmans, dans un message écrit à l’occasion du début prochain du mois saint du Ramadan :
"Au nom de la communauté orthodoxe, je félicite nos frères musulmans à l’occasion du Ramadan, et je souhaite que nous maintenions et approfondissions les relations fraternelles que nous avons depuis longtemps", a déclaré le patriarche oecuménique Bartholomée Ier, qui siège à Istanbul, dans un communiqué diffusé par l’agence Anatolie.
"Je prie Dieu pour que le Ramadan apporte la sérénité aux musulmans du monde entier, et je leur apporte mes voeux, mon amour et mes salutations", a-t-il dit.
Le patriarcat oecuménique d’Istanbul date de l’Empire byzantin grec orthodoxe, qui s’est effondré en 1453 lorsque les Turcs Ottomans conquirent la ville d’Istanbul, alors appelée Constantinople.
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Lettre Ouverte
des 138 savants musulmans au Pape et à tous les responsables
chrétiens :
Liens : www.acommonword.com
Il est impératif que vous consultiez les deux premiers sites de ce
lien !!!
Le premier site concerne la traduction de cette Lettre
Ouverte dans 9 langues différentes !!
Le second site concerne certaines explications
concernant cette lettre par les 138 savants eux-mêmes !!
De plus, il faut consulter à gauche les différentes
rubriques et ainsi vous pourrez y voir les réponses des responsables spirituels
juifs, des responsables chrétiens, et d’autres organisations chrétiennes, et
tous les forums et rencontres prévues pour permettre le dialogue
interreligieux, sur base de l’AMOUR DE
DIEU, ET DE L’AMOUR DU PROCHAIN ! Les 2 plus grands commandements de la
Bible, Parole Vivante du Dieu d’Israël, d’Abraham, de Jacob, de Moïse, de Jésus
Christ et de Mohammad !!
TOUT CECI CONSTITUE DES MOMENTS
HISTORIQUES !!
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Voici comment, dans l’interview qu’il a accordée le 16 juillet à
“L’Osservatore Romano“, le cardinal Jean-Louis Tauran, qui représente le pape à
la conférence de Madrid, a commenté l’initiative du roi d’Arabie Saoudite pour
promouvoir le dialogue entre islam, judaïsme et christianisme:
"Je pense que sa rencontre avec Benoît XVI au Vatican a renforcé sa
détermination. J’ai pu constater à de nombreuses reprises qu’il a été
profondément touché par l’humanité de notre pape. A cela, il faut ajouter qu’il
est conscient que certaines franges extrémistes du monde musulman, en fait une
petite partie, ont cependant assombri la véritable image de l’islam. Il
souhaite ardemment redonner son vrai visage à l’islam, différent de celui que
montrent certains extrémismes. Bref, il souhaite récupérer toute la pureté de
sa foi. Il veut surtout montrer qu’elle peut faire du bien à l’humanité si elle
se met à dialoguer avec les autres croyances“.
Au cours de cette interview, Tauran a surtout donné une grande importance au
document publié le 6 juin 2008 à La Mecque au terme de la conférence
internationale islamique pour le dialogue convoquée par le roi saoudien et
organisée par la Ligue musulmane mondiale. Le roi Abdallah y avait annoncé la
rencontre de Madrid:
"Je l’ai lu et étudié avec beaucoup d’intérêt car il s’agit d’un document
important. Je dirais que l’image la plus significative qui en ressort est celle
d’un islam désireux de se présenter devant l’opinion publique mondiale avec un
visage différent de celui marqué par le terrorisme extrémiste. Un islam prêt à
rencontrer les autres religions, en renonçant à critiquer l’autre pour enfin
arriver à une connaissance réciproque plus approfondie, fondée sur des valeurs
essentielles communes. Il y a ensuite la volonté commune de reconduire l’homme
à la connaissance de Dieu, de coopérer pour la sauvegarde de l’environnement,
dont la destruction systématique par la main de l’homme est reconnue par tous
comme un péché grave. Enfin, il faut ajouter à tout cela la volonté de défendre
les valeurs éthiques de la vie, celles qui concernent avant tout la vie de
l’homme, et la famille“.
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ROMA, le 17 juillet 2008 – Benoît XVI était lui aussi invité. Mais
il ne pouvait assurément pas renoncer aux Journées Mondiales de la Jeunesse,
inscrites depuis longtemps dans son agenda.
Ainsi, à la place du pape, qui est en Australie, c’est le cardinal Jean-Louis
Tauran, président du conseil pour le dialogue interreligieux, qui s’est rendu à
Madrid.
Du 16 au 18 juillet, à Madrid, se tient une conférence sur le dialogue entre
les trois religions – l’islam, le judaïsme et le christianisme – sous
l’impulsion du roi Abdallah Bin Abdulaziz al-Saoud, souverain d’Arabie Saoudite
et gardien des lieux musulmans les plus sacrés, les mosquées de La Mecque et de
Médine.
Le roi Abdallah avait évoqué cette rencontre entre les trois religions au terme
de la conférence internationale islamique qui a eu lieu à La Mecque du 4 au 6
juin derniers. A Madrid, c’est lui qui a ouvert les travaux de cette rencontre
qui va s’achever avec les interventions d’Abdullah Ibn Abdul Mohsin al-Turki,
secrétaire général de la Ligue musulmane mondiale, et du cardinal Tauran.
Avant son départ, Tauran a déclaré à “L’Osservatore Romano“ que la conférence a
pour objectif d’offrir au monde une image des trois religions comme des
religions de paix, “au service de l’homme et non contre l’homme“. Cela vaut en
particulier pour l’islam, généralement associé à la violence et au terrorisme,
notamment par la faute de beaucoup de ses adeptes. “En effet, alors que le roi
d’Arabie Saoudite accomplit cet acte de courage avec sagesse, il peut arriver –
a ajouté le cardinal – qu’un tout autre discours soit tenu dans certaines
mosquées“.
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ROMA, le
25 avril 2008 – Il y a un mois, le roi Abdallah d’Arabie Saoudite avait lancé
l’idée d’organiser des rencontres entre musulmans, chrétiens et juifs. Cette
proposition a été mise en pratique de façon surprenante en France.
L'imam Hassan Chalghoumi, chef de la communauté islamique de Drancy (Seine-Saint-Denis),
près de Paris, a engagé comme responsable des relations extérieures un juif,
Bernard Koch, qui est l’un des fondateurs de l’"Amitié judéo-musulmane de
France". La nomination a eu lieu à la mosquée de Drancy en présence
d’autres représentants du judaïsme français. “L’Osservatore Romano“ du 23 avril
a donné beaucoup d’importance à cette nouvelle.
En outre, le théologien musulman Aref Ali Nayed – signature capitale de la
célèbre lettre adressée à Benoît XVI et à d’autres leaders chrétiens par 138
personnalités musulmanes – a annoncé dans une interview parue dans le numéro
d’avril du mensuel italien “Jésus“:
“Nous travaillons actuellement sur un document destiné à nos frères et sœurs
juifs. Nous voudrions produire un texte significatif aux points de vue
théologique et spirituel, pour aider à améliorer les rapports entre nos deux
communautés qui, dans un passé pas si lointain, par exemple pendant
l’inquisition espagnole, ont prospéré et ont souffert ensemble“.
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Lettre des 138 dignitaires musulmans
Link : http://www.acommonword.com/index.php?lang=en&page=downloads

Le 14 avril 2008, le
site officiel de l'Eglise orthodoxe russe a publié la longue réponse du patriarche
Alexis de Moscou et de toute la Russie à la lettre des 138théologiens
musulmans, adressée en octobre 2007 aux 28 primats d'Eglises chrétiennes. La
lettre appelaient les responsables chrétiens à renforcer le dialogue entre le
christianisme et l'islam.
"Les chrétiens et les musulmans ont beaucoup d'objectifs communs, écrit le
patriarche Alexis dans sa réponse, et nous pouvons unir nos efforts pour les
atteindre. Cependant, unetelle union d'efforts est rendue possible seulement
par la reconnaissance mutuelle de la valeur religieuse d'autrui. C'est
pourquoi, je salue le désir de la communauté musulmane d'avoir un dialogue
sincère et ouvert avec les représentants des Eglises chrétiennes à un niveau
intellectuel élevé".
"Aujourd'hui, le christianisme et l'islam
accomplissent une mission extrêmement importante dans le monde. Ils rappellent
à l'humanité la présence de Dieu et la dimension spirituelle de l'homme et de
l'univers. Nous témoignons du lien entre la paix etla justice, entre la morale
et la loi, entre la vérité et l'amour", poursuit le patriarche avant
d'exposer longuement la vision orthodoxe de la communion entre l 'homme et
Dieu.
En conclusion, le primat de l'Eglise russe appelle à promouvoir par tous les
moyens aussi bien un dialogue doctrinal entre le christianisme et l'islam
qu'une collaboration pratique entre les chrétiens etles musulmans dans diverses
sphères de la vie publique. "Sur le plan doctrinal, notre dialogue
pourrait aborder des questions aussi importantes que la connaissance de Dieu,
de l'homme et de l'univers. En même temps, sur le plan pratique, la coopération
entre les chrétiens et les musulmans pourrait aller dans le sens de la défense
du rôle de la religion dans la vie publique, dans la lutte contre la
diffamation, l'intolérance et la xénophobie".
La traduction française intégrale de la lettre du patriarche Alexis aux
théologiens musulmans sera publiée dans le numéro 9 (mai-juin 2008) du "Messagerde l'Eglise orthodoxe russe".
Mardi 15 Avril2008
En ce qui
concerne le dialogue avec les chrétiens, la lettre des 138 musulmans a reçu
deux réponses faisant autorité, après celle de l’Eglise de Rome.
La première réponse est venue le 20 mars du Conseil Œcuménique des
Eglises, l’organisme œcuménique basé à Genève qui regroupe quelque 349 Eglises
et dénominations chrétiennes de 110 pays, orthodoxes et protestantes.
Le COE a répondu à la lettre des 138 “Une parole commune entre nous et vous“
par un document intitulé “Apprendre à explorer l’amour ensemble“.
Ce document demande la création d’un groupe mixte pour “organiser une série de
consultations entre leaders, chercheurs et fidèles musulmans et chrétiens. Ils
réfléchiront à des points de compréhension réciproque, travailleront à une
plate-forme théologique et éthique pour de futures initiatives communes et
établiront de nouveaux moyens pour explorer davantage les questions de foi et
de vie dans les deux communautés“.
La deuxième réponse est venue, à la mi-avril, d’Alexis II,
patriarche orthodoxe de Moscou et de toutes les Russies.
Le patriarche demande dès maintenant que le dialogue
interreligieux respecte l’identité de chaque interlocuteur, pour éviter
d’arriver à un dangereux syncrétisme. Selon lui, pour être fructueux le
dialogue doit s’instaurer sur deux plans: “au niveau doctrinal, sur des
questions importantes comme Dieu, l’homme, le monde“; à un niveau plus
pratique, sur “la défense du rôle de la religion dans la vie sociale, la lutte
contre la xénophobie et l‘intolérance et la promotion d’initiatives communes de
paix“.
Parmi les défis que musulmans et chrétiens doivent relever ensemble, Alexis II
donne la priorité à “la vision antireligieuse du monde, qui vise à dominer
toutes les sphères de la vie sociale et à instaurer une nouvelle morale,
contraire à la morale traditionnelle des religions“
.
*************************************************
* *
Par
ailleurs, le 18 avril, une rencontre intitulée “un appel commun: musulmans et
chrétiens“ a réuni des représentants des deux religions à Dhaka, au Bangladesh.
La rencontre, au cours de laquelle la lettre des 138 et le message de réponse
de l’Eglise de Rome ont été examinés, a été organisée par le professeur Kazi
Nurul Islam, professeur à l’université de Dhaka, en collaboration avec la
conférence des évêques catholiques du Bangladesh.
A l’université, le professeur islam a créé et dirige un département consacré
aux religions du monde entier. Les principales religions sont enseignées par
des professeurs qui pratiquent la foi qu’ils enseignent. Un prêtre catholique
diplômé en théologie enseigne le christianisme. Il en va de même pour l’islam,
l’hindouisme, le bouddhisme et le judaïsme. Un cas unique dans le monde
musulman.
La veille de la rencontre, Kazi Nurul Islam a accordé l’interview suivante à
“L’Osservatore Romano“ daté du 17 avril 2008:
Q. – Professeur Islam, comment est née cette initiative?
R. – Les chrétiens et les musulmans appartiennent, comme les juifs, à la
famille d’Abraham. Mais malheureusement, pour des raisons historiques, nos
relations ont souvent été très froides. Il est temps maintenant que les
chrétiens et les musulmans commencent à travailler ensemble. Les fidèles de ces
deux grandes religions forment plus de 50% de la population mondiale. Nous, les
croyants, avons tous la responsabilité historique d’apporter notre contribution
à la paix dans le monde. Personnellement, je pense que nous ne pouvons sûrement
pas effacer le passé ou modifier l’histoire, mais nous pouvons modeler le futur
et créer un avenir meilleur, un monde plus fraternel pour les générations
futures. A partir de là, j’ai commencé à réfléchir à la manière dont les
chrétiens et les musulmans peuvent travailler ensemble pour la paix. Il est
clair qu’au moins ici, au Bangladesh, nous n’avons pas de gros problèmes dans les
rapports entre chrétiens et musulmans. Pendant des siècles, nous avons vécu en
harmonie. Aujourd’hui, nous devons protéger et préserver cette relation et
essayer de mieux nous comprendre pour adresser au monde un message commun.
Voilà la vraie raison pour laquelle nous travaillons tous ensemble à la
réussite de cette rencontre.
Q. – Quel est le programme de la rencontre entre chrétiens et musulmans à
Dhaka?
R. – Deux intellectuels musulmans prononceront des discours d’ouverture devant
les participants à cette rencontre. Ils seront suivis par deux intellectuels
chrétiens. Ces discours servent à exposer clairement chacune des positions. La
session plénière est ensuite divisée en dix groupes mixtes paritaires. Ils
discuteront des thèses de l’Eglise romaine et de celles des 138 intellectuels
musulmans. Viendront ensuite les synthèses finales des discussions. Deux
rencontres ont déjà eu lieu afin de préparer la session plénière du 18 avril.
Le 7 mars, les 35 représentants musulmans se sont réunis et ont discuté sur les
moyens d’améliorer les relations avec les chrétiens; ils ont passé en revue les
principaux problèmes entre les croyants des deux religions et les raisons pour
lesquelles les musulmans sont souvent incompris dans les pays chrétiens. Le 8
mars, nos frères chrétiens, réunis en nombre égal, ont débattu entre eux des
moyens d’améliorer les rapports avec les musulmans. Pendant l’élaboration de
cette rencontre, nous avions envisagé une déclaration finale commune.
Aujourd’hui, nous nous rendons compte qu’il nous faut plus de temps. Il faut
organiser au Bangladesh un forum où les chrétiens et les musulmans puissent
continuer à se rencontrer et à discuter pour aboutir par la suite à une
déclaration commune. J’espère que cet objectif sera atteint d’ici à la fin de
cette année. Cette déclaration commune sera la base de la paix entre chrétiens
et musulmans au Bangladesh et dans le monde entier.
Q. – Comment les Bengalis ordinaires perçoivent-ils cette rencontre entre
chrétiens et musulmans?
R. – Une grande majorité des habitants n’a pas la culture nécessaire pour
comprendre la réelle signification de cette rencontre. Mais ils se rendent bien
compte que quelque chose est en train de se produire. Les médias diffusent les
informations avant tout grâce aux nouvelles technologies – Internet et les
téléphones portables – désormais à la portée d’un nombre croissant de
personnes. Ainsi, beaucoup de gens ont appris l’existence de cette rencontre
entre chrétiens et musulmans. Abstraction faite de la manière dont la nouvelle
est interprétée, je peux vous dire que beaucoup de gens pensent que nous sommes
au début d’une nouvelle époque dans les rapports entre chrétiens et musulmans.
Bien entendu, nombreux sont ceux qui espèrent que ces rapports deviennent plus
amicaux.
Q. – Les 35 représentants musulmans appartiennent-ils tous à la tendance
modérée et aux classes les plus cultivées de la société du Bengladesh?
R. – Quand nous avons proposé à des représentants musulmans et chrétiens de
participer à la rencontre, nous avons tenu compte des différentes tranches
d’âge, professions et convictions, pour que le dialogue ne soit pas
déséquilibré. Nous avons donc choisi aussi quelques représentants de groupes
radicaux. Délibérément. Il est de notre devoir de connaître leur manière de
penser et de leur offrir, à eux aussi, la possibilité de s’exprimer dans un
contexte de rencontre et de dialogue.
Q. – Pourquoi avez-vous choisi, comme premier sujet de discussion, le document
des 138 intellectuels musulmans et la réponse de l’Eglise de Rome?
R. – Nous gardons un très bon souvenir du pape Jean-Paul II. Il a instauré le
dialogue interreligieux de manière très sérieuse. Avec Benoît XVI, en revanche,
il y a eu un malentendu initial. De nombreux musulmans du monde entier ont
élevé la voix pour protester contre certaines affirmations. Par la suite, une
mise au clair a calmé les esprits. Nous souhaitons qu’il n’y ait plus, à
l’avenir, de malentendus entre chrétiens et musulmans à cause des mots.
J’espère que l’on comprendra qu’il y a beaucoup plus de points communs que de
vraies différences entre les chrétiens et les musulmans.
Q. – Les communautés chrétiennes qui vivent dans des pays majoritairement
musulmans font parfois l’objet d’attaques qui, dans les cas les plus extrêmes,
peuvent dégénérer en épisodes de violence. Que ressentez-vous lorsque vous
entendez ce type de nouvelles?
R. – Souvent, les musulmans n’ont pas un grand respect pour les communautés
chrétiennes. Personnellement, j’éprouve une grande tristesse quand j’entends des
frères et des sœurs musulmans parler contre les chrétiens. Ce n’est pas bien de
notre part. Comme ce n’est pas bien d’oublier le passé. Alors que le prophète
Mahomet était encore en vie, les musulmans ont commencé à être persécutés par
les infidèles, qui ont tué un grand nombre de nouveaux convertis. Alors, le
prophète a envoyé un grand nombre de convertis en Ethiopie qui, déjà à cette
époque, était un pays chrétien. L’empereur d’Ethiopie leur a proposé sa
protection et les convertis n’ont plus été massacrés par les infidèles. Les
musulmans ne devraient jamais oublier ces événements. Bien sûr, beaucoup
d’aspects de notre histoire commune n’ont pas été positifs mais nous devons
nous rappeler surtout ce qu’il y a eu de positif pour pouvoir continuer à avoir
des bonnes relations même en cette période difficile.
Q. – Le terrorisme de la part de groupes extrémistes musulmans n’a pas disparu.
Face à ces violences, vous sentez-vous aussi personnellement inquiet?
R . – Oui, je me sens personnellement inquiet à cause des terroristes. Aucun
terrorisme ne peut se dire musulman, car pour moi l’enseignement de l’islam ne
peut encourager aucune forme de terrorisme. Selon le Coran, le meurtre d’un
innocent équivaut à tuer tout le genre humain. De même, sauver un être humain
équivaut au salut de l’humanité toute entière. Celui qui suit le véritable
enseignement de l’islam ne peut pas être un terroriste. Cependant, il faut
reconnaître que certains groupes terroristes sont soutenus par des milieux qui
se définissent comme musulmans. Je ne dis pas cela pour faire plaisir aux
chrétiens. Je le dis aussi pendant mes cours à l’université et dans des
séminaires avec des étudiants musulmans. Je l’écris aussi dans mes articles qui
paraissent dans la presse. Les terroristes ne sont que des terroristes et je
pense qu’ils ne sont pas dignes d’appartenir au genre humain. On ne peut pas
justifier la violence par la religion.
************************************************
Enfin, un comité réunissant des catholiques et des protestants du
Conseil des Conférences des évêques d’Europe (CCEE) et de la Conférence des
Eglises Européennes (KEK) a rencontré des représentants musulmans du 17 au 20
avril à Esztergom, en Hongrie, pour préparer une conférence européenne entre
chrétiens et musulmans qui aura lieu du 20 au 23 octobre 2008 à Malines et
Bruxelles. Sujet: “Etre citoyen européen et croyant. Chrétiens et musulmans
partenaires actifs dans les sociétés européennes“.
La conférence de Malines-Bruxelles s’ouvrira sur la présentation des points de
vue chrétien et musulman sur le sujet. Ensuite, les participants travailleront
en séminaires sur les points suivants:
– le rôle des religions dans les sociétés séculières;
– la religion entre institution et foi personnelle;
– Comment chrétiens et musulmans se voient les uns les autres; comment
promouvoir le respect et la compréhension réciproques par l’éducation;
– Construire des ponts; les défis qui se présentent à nos communautés.
Lors de la rencontre préparatoire à Esztergom, qui a été accueillie par le
cardinal Péter Erdö, primat de Hongrie et président du CCEE, deux documents en
phase d’élaboration ont également été discutés. Le premier porte sur les
phénomènes de violence au nom de la religion. Le second, sur les conséquences
de la présence musulmane sur la vie des Eglises en Europe et sur la formation
du clergé et des responsables pastoraux. Il est prévu que ces documents seront
rendus publics au début de 2009.
De plus, quatre séminaires sur "Islam, christianisme et Europe" –
également organisés par le CCEE et la KEK, ainsi que par la Konrad Adenauer
Stiftung et par des représentants musulmans – figurent sur l’agenda du
Parlement Européen.
Le premier a eu lieu à Bruxelles le 17 avril. L’imam Tareq Oubrou, recteur de
la mosquée al-Houda de Bordeaux, a pris la parole, entre autres. Il a déclaré
que les musulmans ont beaucoup à apprendre du christianisme en ce qui concerne
le sécularisme et la modernité et qu’ils devraient faire confiance à l’expérience
des chrétiens à ce sujet.
L’un des orateurs chrétiens a été le père Ignace Berten, dominicain, fondateur
de l’association "Espaces" de Bruxelles. Il a indiqué que le
christianisme a l’avantage d’avoir su interpréter ses textes religieux dans
leur contexte historique, ce qui lui permet de distinguer la foi de fond et ce
qui est lié à la culture: une distinction que les musulmans ont du mal à faire.
Le deuxième des quatre séminaires aura lieu le 29 mai et les deux autres d’ici
à la fin de l’année.
__________
Pendant son voyage aux Etats-Unis, du 15 au 21 avril, Benoît XVI s’est rendu
dans une synagogue à New York et a rencontré, à Washington, quelque 200
représentants d’autres religions, dont l'islam.
A ces derniers, il a expliqué que le dialogue interreligieux “cherche plus
qu’un consensus pour faire progresser la paix“. L’objectif principal du
dialogue est “celui de découvrir la vérité“ et de faire vivre dans le
cœur de tous les hommes les questions les plus profondes et les plus
essentielles.
Benoît XVI a alors poursuivi:
“Confrontés à ces questions les plus profondes à propos de l'origine et de la
destinée du genre humain, les chrétiens proposent Jésus de Nazareth. Il
est – c’est notre foi – le Logos éternel, qui s’est incarné pour réconcilier
l'homme avec Dieu et révéler la raison qui est à la base de toutes les choses. C’est
Lui que nous portons au forum du dialogue interreligieux. L'ardent désir de
suivre ses traces pousse les chrétiens à ouvrir leurs esprits et leurs cœurs au
dialogue“.
Et d’ajouter:
“Chers amis, en cherchant à découvrir nos points communs, nous avons peut-être
négligé la responsabilité que nous avons de discuter de nos différences avec
calme et clarté. [...] L’objectif le plus important du dialogue
interreligieux demande un exposé clair de nos doctrines religieuses respectives“.
C’est nous qui soulignons. Le pape ne pouvait pas dire plus clairement comment
il conçoit le dialogue interreligieux.
Inde : Des catholiques remercient les musulmans
ouverts au dialogue
Après la lettre au pape et aux
chefs religieux chrétiens
ROME, Mardi 29 janvier 2008 (ZENIT.org) - Au
moment où le pape Benoît XVI s'apprête à recevoir au Vatican une délégation d'autorités
religieuses musulmanes signataires d'une lettre ouverte au dialogue, en Inde,
des intellectuels catholiques remercient les musulmans de cette initiative de
dialogue, indique aujourd'hui « Eglises d'Asie » (EDA),
l'agence des Missions étrangères de Paris.
Ces catholiques indiens
formulent en effet une réponse à la lettre adressée par 138 théologiens et
religieux musulmans au pape et aux chefs des Eglises chrétiennes.
Le 20 janvier dernier, à New
Delhi, quelque 80 intellectuels catholiques ont rédigé un projet de réponse à
la lettre adressée par 138 théologiens et religieux musulmans aux chefs des
Eglises chrétiennes, dont le pape Benoît XVI (1). Réunis par l'Islamic Studies
Association (ISA), groupe fondé en 1979 à l'instigation de la Commission pour
l'œcuménisme et le dialogue interreligieux de la Conférence des évêques
catholiques de l'Inde, les chercheurs, principalement des experts du
christianisme et de l'islam, ont souhaité apporter à cette lettre « une réponse
chrétienne dans une perspective indienne », ainsi que l'a expliqué le P. George
Gispert-Sauch, jésuite d'origine espagnole, installé en Inde depuis 1949.
Les 80 intellectuels
catholiques ont commencé par débattre du contenu de la lettre des 138
théologiens et religieux musulmans, soulignant que ce texte mettait en avant
les similitudes qui pouvaient être trouvées entre les deux religions, ainsi que
la nécessité pour les chrétiens et les musulmans - qui représentent plus de la
moitié de la population du globe - de travailler de concert pour la paix. Dans
le projet de réponse qu'ils ont rédigé, les chercheurs catholiques disent leur
reconnaissance aux 138 musulmans qui ont pris l'initiative d'écrire cette
lettre, « un magnifique présent [qui] nous encourage à chercher ce qu'il y a de
commun dans notre foi en un Dieu unique ». « Notre croyance partagée en Dieu le
Créateur nous amène à nous sentir reliés les uns aux autres au plus profond de
notre être », peut-on lire dans ce texte. Les « différences évidentes » dans
les croyances et les pratiques religieuses entre musulmans et chrétiens ne sont
pas cachées, mais elles sont perçues comme devant être « des défis plutôt que
des obstacles à une appréciation des uns par les autres ».
C'est sur le terrain de la vie
concrète que musulmans et chrétiens peuvent se retrouver. Dans un pays où les
fidèles de ces deux religions forment un peu moins de 15 % d'une population de
plus d'un milliard de personnes, très majoritairement hindoues, les chercheurs
catholiques écrivent : « En nous soumettant à un Dieu transcendant qui est
aussi un Dieu d'amour, nous affirmons que nous ne pouvons pas soumettre notre
liberté à une réalité créée, quelle qu'elle soit. » C'est au nom de cet amour,
poursuivent-ils, que nous sommes « amenés » à œuvrer au bien-être « de
communautés et d'individus variés afin de bâtir une société indienne
véritablement ouverte à tous ».
Afin que ce message de «
fraternité » entre christianisme et islam ne reste pas cantonné au seul plan
académique, le projet de réponse rédigé le 20 janvier insiste sur l'importance
de mettre en œuvre « des projets concrets » et des échanges à l'occasion des
grandes dates de l'année liturgique, dans l'une et l'autre religion. Rédigé en
anglais, le projet de réponse devrait être traduit en ourdou, la langue la plus
usitée par les musulmans indiens. L'idée est de favoriser sa circulation, aussi
bien parmi les musulmans que parmi les catholiques, notamment dans les
institutions éducatives. A New Delhi, l'Indian Social Institute, animé par les
jésuites, s'est vu confier la responsabilité de sa diffusion, notamment auprès
de tous les imams de la ville.
(1)
On se souvient que, le 11 octobre dernier,
à la fin du ramadan, 138 théologiens et religieux musulmans ont adressé une
lettre ouverte, intitulée : « Une parole commune entre vous et nous », au pape
Benoît XVI, au patriarche orthodoxe Bartholomée Ier de Constantinople, à Mgr
Rowan Williams, primat de la Communion anglicane ainsi qu'à une trentaine
d'autres chefs d'Eglises protestantes et orthodoxes. Elle s'inscrivait à la
suite de la lettre ouverte envoyée à Benoît XVI en octobre 2006 par 138
responsables musulmans, écrite après la polémique soulevée par le discours du
pape à Ratisbonne, en Allemagne, sur les rapports entre foi et raison. Le 29
novembre 2007, le pape a répondu à ces lettres, dans un courrier adressé au
prince Ghazi de Jordanie, l'un des signataires les plus prestigieux parmi les
138 musulmans. Benoît XVI y exprime « sa profonde appréciation pour le geste, et
l'esprit positif qui inspire la lettre des musulmans ». Il invite les
signataires à venir le rencontrer à Rome, mais une réponse plus approfondie à
l'appel au dialogue formulé par ces théologiens et religieux musulmans reste à
écrire.
La nouvelle lettre des 138 a provoqué des signes de satisfaction
remarquables
Les
musulmans attendent une réponse adaptée du pape benoît XVI
Comment l'Église de Rome répond à la lettre des 138
musulmans
Pour le moment, seuls les experts s'expriment, tandis que la réponse officielle
est en cours d’élaboration. Mais parallèlement, un échange de messages est en
cours entre le cardinal Jean-Louis Tauran et le théologien libyen Aref Ali Nayed.
par Sandro Magister
Au départ, il y a un an, ils étaient 38 musulmans qui ont adressé une lettre
ouverte à Benoît XVI, un mois après son discours de Ratisbonne. Puis le nombre
de signataires est rapidement passé à 100.
Le 11 octobre dernier, ils étaient 138 à écrire une deuxième lettre au pape et
aux autres chefs des Églises chrétiennes (Les musulmans adressent une lettre à Benoît XVI).
A l’heure actuelle, on compte 144 signataires provenant de 44 pays et
appartenant aux différents courants et écoles de la pensée musulmane: sunnites,
chiites, ismaélites, jaafarites, ibadhites.
La dernière signature (New Signatories), qui date du 26 octobre, est celle de Tariq Ramadan, l’intellectuel musulman
le plus controversé d’Occident. Habitant à Genève, il est président de l’European
Muslim Network à Bruxelles, professeur à Oxford, mais aussi neveu et
disciple du fondateur des Frères Musulmans, foyer historique du
fondamentalisme.
Parmi les intellectuels musulmans qui ont signé la deuxième lettre au pape,
Tariq Ramadan n’est pas le seul à susciter l’inquiétude. On compte aussi le
recteur de l’université d’Al Azhar au Caire, Ahmed Mohamed Al Tayeb, le
fondateur de l’Université des Emirats Arabes Unis, le cheik Izz Al Din Ibrahim
et d’autres qui, comme eux, élèvent au rang de "martyrs" les
terroristes qui se font exploser sur un marché, dans un bus ou une école.
Le contraste
est flagrant avec une lettre qui veut faire de l’amour de Dieu et du prochain
la "parole commune" entre musulmans et chrétiens.
A Rome, pourtant, la consigne des autorités de l’Église est de se concentrer
sur les réelles nouveautés et sur les éléments positifs de l’initiative des
musulmans, ainsi
que de préparer une réponse à la hauteur.
Alors qu’après la lettre des 38 en octobre 2006 (Lettre ouverte à sa sainteté Benoît XVI), aucun signal n’avait été
envoyé du Vatican – à la grande déception des musulmans qui l’avaient écrite –
la nouvelle lettre des 138 a immédiatement provoqué des signes de satisfaction
remarquables.
Le premier est venu du
cardinal Jean-Louis Tauran, président du conseil pontifical pour le dialogue interreligieux.
Puis, c’était au tour du cardinal Angelo Scola, patriarche de Venise et
fondateur d’un centre d’études et de la revue "Oasis", traduite en
plusieurs langues, dont l’arabe et l’ourdou. Le centre d’études comme la revue
sont consacrés justement aux Églises chrétiennes dans les pays majoritairement
musulmans.
Le cardinal Tauran a annoncé sur Radio Vatican qu’"il y aurait
certainement une réponse" à la lettre.
En attendant
la réponse officielle, qui viendra dans quelques mois, non pas de Benoît
XVI en personne mais du service ad hoc au Vatican, présidé par le cardinal
Tauran, les experts sont déjà entrés en action.
L’Institut Pontifical d’Études Arabes et d’Islamologie, le P.I.S.A.I., a lancé le chantier d’une conférence à laquelle participeront
des chercheurs musulmans, chrétiens et juifs. En outre, il a publié le 25
octobre 2007 son propre commentaire sur la lettre des 138, signé par son
président, le père Miguel Angel Ayuso Guixot et par quatre professeurs de
l’Institut, les pères Etienne Renaud, Michel Lagarde, Valentino Cottini et
Felix Phiri.
Deux jésuites islamologues très appréciés et écoutés par Benoît XVI ont
produit, chacun de son côté, un commentaire approfondi de la lettre. Il s’agit
de l’Égyptien Samir Khalil Samir (L B XVI) (Le projet proposé par Benoît XVI) et de l’Allemand
Christian W. Troll.
La note du père Troll et le commentaire des professeurs du PISAI ont tous deux
distingué, parmi les mérites et les nouveautés de la lettre, sa référence
positive aux juifs. En particulier lorsqu’il est écrit que l’amour de Dieu est
le premier commandement non seulement dans le Coran et dans les Évangiles, mais
aussi "dans l’Ancien Testament et dans la liturgie juive".
Mais ce sont surtout les nouveautés venant du côté musulman qui attirent le
plus l’attention des autorités de l’Église. Jusqu’à présent, jamais des
musulmans de tendances aussi différentes ne s’étaient mis d’accord, qui plus
est sur le terrain miné que constitue le rapport avec les chrétiens.
L’initiative est partie d’Amman, du roi Abdallah de Jordanie mais surtout du
prince Ghazi Bin Muhammad Bin Talal, qui préside l’Institut Royal Al Al-Bayt
pour la Pensée Islamique. Le père jésuite Samir définit cet intellectuel
musulman, marié avec une hindouiste, comme "ce qu’il existe de meilleur
aujourd’hui dans l’islam".
Jordanien aussi, Sohail Nakhooda, le directeur d’“Islamica Magazine”, le
périodique le plus lu par les enseignants musulmans dans les universités
anglaises et américaines.
Deux autres personnalités se détachent dans ce brain trust: le cheikh
Hamza Yusuf Hanson, directeur du Zaytuna Institute, situé en Californie, et le
théologien libyen Aref Ali Nayed, titulaire d’une chaire à Cambridge et ancien
enseignant au PISAI.
Yahya Sergio Yahe Pallavicini, enfin, est le seul italien à avoir signé la
lettre des 138. Ce chercheur et Aref Ali Nayed font office d’intermédiaires
avec les autorités du Vatican.
Au départ, l’objectif du comité d’Amman est de renforcer le consensus doctrinal
et pratique au sein du monde musulman, particulièrement entre chiites et
sunnites. En 2004, un accord en trois points a été signé par plus de 500
leaders islamiques, de tendances parfois opposées. Parmi eux figurent le grand
ayatollah anti-khomeyniste Ali al-Sistani, le cheikh de l'université
d'al-Azhar, Mohammed Sayyed Tantawi, le leader idéologique des Frères Musulmans
Yusuf Al Qaradawi et même le président iranien Mahmoud Ahmadinejad.
Puis, le 12 septembre 2006, c’est le fulgurant discours
de Benoît XVI à Ratisbonne. Le comité prend le risque de tendre une main amicale au pape et
à ses thèses sur la foi et la raison. (La polémique sur le discours de Ratisbonne - articles)
Les
signatures des intolérants seront perdues en cours de route. Mais avec la
lettre des 38 et celle des 138, le comité a ouvert une voie nouvelle et
audacieuse, encore jamais empruntée au cours de l’histoire et dont les
développements sont imprévisibles.
La réponse du pape à la lettre des 138 musulmans
Lettre du cardinal Tarcisio Bertone, Secrétaire d’Etat du Saint Siège, à son Altesse royale, le Prince Ghazi bin Muhammad bin Tahal.
A Son Altesse royale
Prince Ghazi bin Muhammad bin Tahal
Palais Royal
Amman
Jordanie
Du Vatican, le 19 novembre 2007
Le 13 octobre 2007, une lettre ouverte, adressée à sa Sainteté le pape Benoît XVI ainsi qu’aux autres chefs religieux, était signée par cent trente huit chefs religieux musulmans, dont votre Altesse royale. Vous aviez eu l’amabilité de la remettre à Mgr Salim Sayegh, vicaire patriarchal du Patriarchat latin de Jérusalem en Jordanie, avec la demande de la transmettre à sa Sainteté.
Le pape m’a chargé d’exprimer sa gratitude à votre Altesse royale, ainsi qu’à tous les signataires de la lettre. Il a expressément exprimé sa profonde reconnaissance devant ce geste, pour l’esprit positif qui a inspiré ce texte et pour l’appel à un engagement commun à promouvoir la paix dans le monde.
Sans ignorer ou minimiser nos différences entre chrétiens et musulmans, nous pouvons, et même nous devons regarder ce qui nous unit : la croyance en un seul Dieu, Créateur bienveillant et juge universel qui, à la fin des temps, regardera chaque personne en fonction de ses actions. Nous sommes tous appelés à nous engager totalement envers lui et à obéir à sa volonté.
Gardant à l’esprit sa lettre encyclique Deus est Caritas (« Dieu est amour »), sa Sainteté a été particulièrement marquée par l’attention donnée dans la lettre au double commandement de l’amour de Dieu et du prochain.
Comme vous le savez, au début de son pontificat, le pape Benoît XVI a dit : « Je suis profondément convaincu que nous ne devons pas céder aux pressions ambiantes négatives, mais affirmer les valeurs du respect mutuel, de la solidarité et de la paix. La vie de tout être humain est sacrée, pour les chrétiens comme pour les musulmans. Il y a de nombreux choses à faire ensemble au service des valeurs morales fondamentales » (Texte adressé à une délégation des communautés musulmanes à Cologne le 20 août 2005). Un tel fond commun nous pousse à baser le dialogue sur un respect effectif de la dignité de chaque personne, sur une connaissance objective de la religion de l’autre, sur le partage de l’expérience religieuse, et finalement sur un engagement commun à promouvoir un respect et une acceptation mutuelle parmi les plus jeunes générations. Le pape est sur que, cela rendra possible une coopération productive dans le domaine culturel et social, et pour la promotion de la justice et de la paix dans la société et à travers le monde.
En encourageant votre initiative digne de respect, je suis heureux de vous faire savoir que sa Sainteté serait désireuse de recevoir votre Altesse royale et un petit groupe de signataires que vous choisirez. En même temps, une rencontre de travail pourrait être organisée par votre délégation et le Conseil Pontifical pour le Dialogue interreligieux, avec la coopération de certains instituts spécialisés (comme l’Institut Pontifical d’Études arabes et d’islamologie, ou l’Université Pontificale de la Grégorienne). Le détail précis de l’organisation de ces rencontres pourrait être décidé plus tard, si vous en acceptiez le principe.
Je profite moi-même de cette occasion pour renouveler à votre Altesse royale l’assurance de ma plus haute considération.
Cardinal Tarcisio Bertone Secrétaire d’Etat
Traduction : Henri de La Hougue
His Royal
Highness
Prince Ghazi bin Muhammad bin Talal
The Royal Palace
Amman
Jordan
From the Vatican, November 19, 2007
Your Royal
Highness,
On 13 October
2007 an open letter addressed to His Holiness Pope Benedict XVI and to other
Christian leaders was signed by one hundred and thirty-eight Muslim religious
leaders, including Your Royal Highness. You, in turn, were kind enough to
present it to Bishop Salim Sayegh, Vicar of the Latin Patriarch of Jerusalem in
Jordan, with the request that it be forwarded to His Holiness.
The Pope has
asked me to convey his gratitude to Your Royal Highness and to all who signed
the letter. He also wishes to express his deep appreciation for this gesture,
for the positive spirit which inspired the text and for the call for a common
commitment to promoting peace in the world.
Without ignoring
or downplaying our differences as Christians and Muslims, we can and therefore
should look to what unites us, namely, belief in the one God, the provident
Creator and universal Judge who at the end of time will deal with each person
according to his or her actions. We are all called to commit ourselves totally
to him and to obey his sacred will.
Mindful of the
content of his Encyclical Letter Deus Caritas Est ("God is Love"),
His Holiness was particularly impressed by the attention given in the letter to
the twofold commandment to love God and one’s neighbour.
As you may know,
at the beginning of his Pontificate, Pope Benedict XVI stated : "I am
profoundly convinced that we must not yield to the negative pressures in our
midst, but must affirm the values of mutual respect, solidarity and peace. The
life of every human being is sacred, both for Christians and for Muslims. There
is plenty of scope for us to act together in the service of fundamental moral
values" (Address to Representatives of Some Muslim Communities, Cologne,
20 August 2005). Such common ground allows us to base dialogue on effective
respect for the dignity of every human person, on objective knowledge of the
religion of the other, on the sharing of religious experience and, finally, on
common commitment to promoting mutual respect and acceptance among the younger
generation. The Pope is confident that, once this is achieved, it will be
possible to cooperate in a productive way in the areas of culture and society,
and for the promotion of justice and peace in society and throughout the world.
With a view to
encouraging your praiseworthy initiative, I am pleased to communicate that His
Holiness would be most willing to receive Your Royal Highness and a restricted
group of signatories of the open letter, chosen by you. At the same time, a
working meeting could be organized between your delegation and the Pontifical
Council for Interreligious Dialogue, with the cooperation of some specialized
Pontifical Institutes (such as the Pontifical Institute for Arabic and Islamic
Studies and the Pontifical Gregorian University). The precise details of these
meetings could be decided later, should this proposal prove acceptable to you
in principle.
I avail myself
of the occasion to renew to Your Royal Highness the assurance of my highest
consideration.
Cardinal
Tarcisio Bertone
Secretary of
State
[01704-02.01]
[Original text : English]
[B0636-XX.01]
************************************************
Apprendre ensemble à explorer l’amour (Réponse du
Conseil Oecuménique des Eglises à la lettre des 138)
L’amour du prochain est "un élément essentiel et une partie intégrante de la foi en Dieu et de l’amour de Dieu" pour l’islam comme pour le christianisme. La manière dont chrétiens et musulmans peuvent réfléchir ensemble à cet amour constitue le thème central d’un commentaire publié par le Conseil oecuménique des Eglises (COE) le jeudi 20 mars 2008. Rédigé par des experts chrétiens du dialogue avec l’Islam, il suggère aux Eglises de réponses possibles à la lettre intitulée "Une parole commune", signée par 138 responsables musulmans en octobre 2007. Ce commentaire, intitulé "Apprendre à approfondir l’amour ensemble", s’inscrit dans le cadre des consultations en cours que le COE a lancées auprès de ses Eglises membres et des partenaires oecuméniques en novembre 2007 en les invitant à "approfondir avec les musulmans l’amour de Dieu et l’amour du prochain dans leurs contextes respectifs".
Répondre à la lettre "Une parole commune"- Propositions adressées aux Eglises
Le 13 octobre 2007, un groupe de 138 intellectuels musulmans adressait une lettre ouverte aux responsables chrétiens. Le secrétaire général du Conseil œcuménique des Eglises était l’un des destinataires. En se fondant sur les premières réactions émanant d’Eglises membres, le COE a engagé un processus de réponse à la lettre. Depuis novembre 2007, le COE a lancé des consultations avec ses Eglises membres et ses partenaires œcuméniques, dont certains ont répondu avec enthousiasme. Ensuite, des théologiens et des experts issus des Eglises engagés dans le domaine des relations islamo-chrétiennes, se sont réunis. A l’issue de leurs délibérations, ils ont rédigé le texte qui suit, commentaire à la lettre reçue et intitulé "Apprendre ensemble à explorer l’amour". Ce commentaire est destiné à aider les Églises dans leur lecture et leurs réactions à l’égard de la lettre "Une parole commune". Ce document contient des suggestions visant à encourager les Églises et les partenaires œcuméniques dans leur réflexion sur la lettre et une invitation à explorer avec des compagnons musulmans le sens de l’amour de Dieu et de l’amour du prochain dans leurs contextes respectifs. Les Églises et les partenaires œcuméniques sont alors invités à communiquer leurs réflexions au COE, pour apporter leur contribution à une conception et à une réponse communes face à cette initiative. Le processus de réflexion en cours et le désir de donner une réponse commune à la lettre au travers d’un dialogue est exposé dans ce qui suit.
Cette lettre intitulée Une parole commune entre nous et vous (qui s’inspire de l’invitation à la conversation commune entre chrétiens et musulmans figurant dans le Coran) expose des aspects essentiels de la foi et de l’action que, selon les auteurs, les croyants des deux religions ont en commun. Ils les résument dans le double commandement de l’amour exprimé dans la Bible : "Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée, et ton prochain comme toi-même." Pour cela, en citant des versets de la Bible, du Coran et du Hadith (Paroles du prophète Muhammad), la lettre démontre brièvement comment les chrétiens et les musulmans ont en commun des enseignements semblables sur l’amour à l’égard de Dieu et du prochain. Sur la base de ces enseignements communs, les auteurs invitent les chrétiens à s’accorder avec eux "sur ce qui nous est commun et qui constitue également l’essentiel de notre foi et de notre pratique". Ils disent aussi clairement qu’il existe des différences entre le christianisme et l’islam et ajoutent "que certaines de leurs différences formelles ne peuvent être minimisées". Mais ils rappellent que chrétiens et musulmans constituent 55% de la population mondiale, "ce qui fait de la relation entre ces deux communautés religieuses le plus grand facteur contribuant à une paix significative dans le monde". Si les musulmans et les chrétiens ne vivent pas en paix entre eux, le monde ne peut être en paix".
Cette invitation marque une nouvelle étape encourageante dans la pensée musulmane concernant les relations entre musulmans et chrétiens. Tout au long de leur histoire commune, les croyants des deux religions se sont trop souvent mépris les uns à l’égard des autres. Récemment, une nouvelle manière de penser l’autre a vu le jour ; les Eglises se sont mises à penser à nouveaux frais la relation entre le christianisme et les autres religions, notamment l’islam – on relèvera parmi les fruits de cette réflexion la Déclaration sur l’Église et les religions non chrétiennes (1965), de l’Église catholique romaine, et les Lignes directrices sur le dialogue avec les religions et idéologies de notre temps (1979) du Conseil œcuménique des Églises. Dans Une parole commune il apparait clairement que des intellectuels et responsables religieux musulmans de premier plan se sont engagés dans une réflexion nouvelle sur les relations entre l’islam et le christianisme. Il faut applaudir le courage dont témoigne leur démarche – depuis lors, une centaine d’autres intellectuels ont signé la lettre – et saluer la sincérité de leur geste de la manière la plus chaleureuse.
Après avoir consulté ses Églises membres et ses partenaires œcuméniques et pris l’avis de spécialistes, le Conseil œcuménique des Églises propose de lancer un processus qui, fait de réflexion patiente et d’exploration mutuelle des fidèles des Eglises et de ceux des mosquées, pourra aboutir à une nouvelle prise de conscience des uns et des autres, à l’abandon de préjugés obstinés et à de nouvelles avancées dans le respect et la coopération.
Voici en bref les étapes prévues :
Le
Conseil œcuménique des Églises encourage ses Églises membres et ses partenaires
œcuméniques à reconnaître et saluer le sérieux de la lettre Une parole commune
et à considérer dans la prière son invitation au dialogue et à la coopération.
Il les invite aussi à réfléchir dans un cadre œcuménique au contenu de la
lettre, dans leurs contextes particuliers respectifs. Tout en notant que
certaines Églises se sont déjà engagées sur cette voie, le présent document
vise à faciliter et à approfondir de telles démarches.
Le
Conseil s’adressera à ses partenaires musulmans – notamment aux signataires de
la lettre – en vue de créer un groupe de planification qui préparera les étapes
devant conduire à une action commune, et il recherchera des initiatives de
dialogue et de coopération conjointes de musulmans et de chrétiens aux niveaux
régional et mondial.
Le
Conseil proposera à ce groupe d’organiser une série de colloques entre
responsables, intellectuels et praticiens musulmans et chrétiens qui,
saisissant cette nouvelle occasion, réfléchiront sur les points de
compréhension mutuelle, travailleront à élaborer un cadre théologique et
éthique pour de futures initiatives conjointes et à trouver de nouveaux moyens
d’approfondir la recherche sur des questions relatives à la foi et à la vie.
Ces démarches sont entreprises en sachant que l’invitation contenue dans la lettre est lancée en pleine connaissance des difficultés qui ont accompagné des efforts faits par le passé, et qu’elle donne le signal du ferme désir d’un nouveau départ.
La lettre souligne avec éloquence les similarités qui existent sur les questions décisives de l’amour envers Dieu et envers le prochain, que chrétiens et musulmans respectent également. Toutefois, on ne saurait ignorer les différences dans la manière de comprendre ces impératifs et de les mettre en pratique.
Le témoignage d’écrits anciens et récents, rédigés par des musulmans et des chrétiens au sujet de l’autre et contre lui, nous rappellent que des malentendus peuvent surgir lorsque les adeptes de chacune de ces religions cherchent à examiner les croyances des autres sans y consacrer le soin et l’attention nécessaire. C’est pourquoi il faut dire sans ambigüité que les chrétiens devraient être disposés à s’instruire sur l’islam en écoutant attentivement ce que les musulmans eux-mêmes enseignent, et que les musulmans devraient être disposés à s’instruire sur le christianisme en se mettant à l’écoute attentive de ce que les chrétiens eux-mêmes enseignent. Les présupposés doivent être mis de côté et les croyants des deux religions doivent être prêts à rechercher le savoir et la sagesse de l’autre dans les termes où celui-ci les enseigne selon ses perceptions particulières.
Explorer ensemble l’amour à l’égard de Dieu permettra certainement aux chrétiens et aux musulmans de faire des découvertes étonnantes et instructives. De la même manière, le fait d’explorer ensemble l’amour à l’égard du prochain révèlera de nombreux points à propos desquels musulmans et chrétiens reconnaîtront des principes et des actions qui leur sont communs. Mais ces signes de similarité doivent être mis en tension avec les divergences réelles et les différences qu’il est difficile de réconcilier.
Ainsi, par exemple, alors que tant les chrétiens que les musulmans disent qu’ils perçoivent Dieu comme unique, que signifie en réalité dans l’islam la doctrine du Tawhid (unicité de Dieu), et que signifie réellement dans le christianisme la doctrine de la Trinité ? S’agit-il de doctrines contradictoires, ce qu’atteste l’histoire des confrontations entre les deux religions, ou existe-t-il une possibilité de les considérer comme des perceptions complémentaires du mystère de Dieu ?
De même, alors que tant les musulmans que les chrétiens affirment avoir reçu une révélation de Dieu, que signifie le fait que les musulmans déclarent discerner la volonté de Dieu dans le Coran – qu’ils appellent la Parole de Dieu devenue livre – et que signifie le fait que les chrétiens déclarent trouver Dieu lui-même révélé en Jésus Christ – qu’ils appellent la Parole de Dieu faite chair ?
De même aussi, l’amour du prochain fait partie intégrante et essentielle de la foi en Dieu et de l’amour à l’égard de Dieu dans les deux religions. Pour les chrétiens aussi bien que pour les musulmans, l’obéissance à Dieu consiste à chercher à répondre à des besoins de la société. Dans l’islam, pratiquer l’amour du prochain consiste à agir avec générosité et de manière responsable à l’égard des pauvres de la communauté. Dans le christianisme, l’amour du prochain est considéré comme le reflet de l’amour de Dieu pour l’humanité par Jésus Christ. Cet amour transcende les frontières géographiques et religieuses et comprend donc toutes les composantes de l’humanité, sans exception, comme l’exprime la parabole du bon Samaritain.
Le concept de l’amour à l’égard de Dieu et pour le prochain n’est qu’un pont, un lieu de dialogue en vue de l’action et, simultanément, le dialogue et la coopération entre musulmans et chrétiens devraient rechercher un terrain commun pour la recherche de la justice et de la paix.
Si chrétiens et musulmans peuvent souvent s’étonner de reconnaître dans les propos et les explications de l’autre ce qui peut sembler refléter ce qu’ils croient eux-mêmes, ils verront cependant aussi des divergences importantes dans les points sur lesquels on met l’accent et quelques différences évidentes qui résistent à tout effort de conciliation. La difficulté qu’éprouvent les chrétiens à reconnaître à Muhammad la qualité de prophète, et celle qu’ont les musulmans à admettre que Jésus est Dieu incarné n’en sont pas le moindre exemple. Ces divergences ont leur source dans des positions sincères qui ont été défendues avec acharnement pendant des siècles, et mises en question et rejetées avec un même acharnement.
Il est donc absolument nécessaire que, si chrétiens et musulmans doivent trouver des moyens de renforcer ce qu’ils ont en commun, ils doivent aussi s’efforcer de reconnaître et de respecter les différences qui existent entre eux, de chercher à les comprendre et de ne pas leur permettre d’alimenter l’hostilité. La confrontation dégénérant en récriminations et en condamnations mutuelles constitue un modèle récurrent dans le passé, pour le malheur des personnes de bonne volonté qui déplorent aussi le mauvais usage que l’on a fait de la religion. Cela pourrait bien se perpétuer à l’avenir si l’on ne prend pas soin de prendre des mesures permettant de prévenir ce phénomène.
En s’efforçant de comprendre la pluralité et la complexité de leur histoire commune, tant les chrétiens que les musulmans doivent s’efforcer de faire preuve de respect là où la compréhension est difficile, et de confiance là où les différences résistent à la recherche. En assumant pleinement leur longue histoire commune, et en rappelant les exemples de respect mutuel et d’humanité, les uns et les autres doivent admettre qu’il est nécessaire de travailler activement à la guérison des blessures, tant au niveau local que mondial, et au changement des attitudes et des stéréotypes. Les Églises membres sont invitées à faire mémoire du vécu des uns et des autres et d’en tirer les leçons, et à examiner dans quelle mesure ce vécu peut servir à décider et à examiner de manière critique leurs futures actions.
De plus, même lorsque chrétiens et musulmans continuent à diverger en matière de convictions religieuses, ils devraient s’efforcer de parvenir au point où ils peuvent reconnaître ce qu’ils ont en commun et d’y souscrire avec assez d’intégrité pour pouvoir travailler ensemble dans le monde. Ainsi, ils devraient chercher en priorité à comprendre comment le précieux héritage de chacun peut les orienter et même les mettre en demeure de coopérer en vue de la justice et de la paix, discernant quels sont leurs buts communs, dans l’obéissance à Celui qu’ils adorent et servent et qui les appelle à joindre leurs efforts dans une action commune, pour la plus grande gloire de Dieu et le bien de tous.
Réflexions du Gric de Paris à la lettre des 138

Tout le monde souligne la diversité des signataires (d’Occident et d’Orient, chiites et sunnites) et leur engagement dans leur communauté respective. Cela donne déjà une grande valeur à cette lettre. Une telle initiative est vraiment un signe de la volonté de faire ensemble avancer le dialogue. La difficulté qui résulte de cette diversité est que la lettre est très consensuelle et en reste à un niveau assez général, ce qui est un peu dommage. Sur l’axe vertical de la relation avec Dieu, on aurait pu développer d’autres éléments : la vie spirituelle, le sens de l’adoration, la rencontre avec Dieu… Sur l’axe horizontal de la relation aux autres, la lettre a insisté sur le cadre général qui est l’amour du prochain et de l’autre. Mais il aurait été intéressant d’entrer plus dans le détail : ce que cela peut signifier au plan des relations dans la famille, avec les proches, avec les voisins, les relations entre les membres de différentes religions…
L’amour de Dieu et l’amour du prochain sont deux thèmes de base
du dialogue. Et c’est bien de le rappeler ici. Plutôt que de ses référer au hadîth
de l’amour du frère (qui traditionnellement se rapporte plutôt au musulman) il
aurait été intéressant de rappeler les versets coraniques sur le respect et
l’amour des chrétiens. Le thème de la lettre suggère même d’aller
encore plus loin :
Ne
faudrait-il pas aller jusqu’à parler de l’autre qui n’est pas proche :
Aimer les proches va de soi, mais aimer celui qui est différent ne va pas de
soi...
Être
capables de redéfinir le terme de « proche » ou de
« frère », pour pouvoir l’appliquer à tout homme. NB : Dans
le Christianisme, il y a une différence entre le proche et le prochain. Le
prochain c’est tout homme qui s’approche des autres avec amour, même quand ils
sont étrangers, d’une autre religion ou qu’ils ne pense pas comme nous. Il
s’agit de se faire le prochain de tout homme (Cf. La parabole du bon
Samaritain, Lc 10, 36-37), pour que celui-ci devienne son « frère ».
Une
telle invitation des 138 invite à regarder concrètement ce que peut signifier
l’amour de l’autre dans la société : l’engagement social, la construction
ensemble de la société, l’engagement dans la famille. C’est important aussi de
transmettre ce message de l’amour de l’autre à nos enfants : les
éduque-t-on vraiment dans cet amour de l’autre, quel qu’il soit ?
Le thème de la paix est important, car pour beaucoup de gens les religions sont sources de violence. Le fait de pouvoir dire ensemble que les grandes religions sont porteuses de paix est un pas important vis-à-vis de la société. Les religions ont des choses à dire. Et l’islam particulièrement doit donner à l’Occident une autre image que celle qui y est véhiculée : le respect de tous, la valeur de la famille.
La référence aux évangiles est touche beaucoup les chrétiens, elle est une marque de respect. Il y a toujours la tentation de réduire l’autre à une partie de soi-même, dans un sens ou dans l’autre : par exemple, quand un chrétien pense que « le musulman c’est comme un chrétien moins la foi en Jésus Fils de Dieu » ou quand un musulman pense que les chrétiens ce sont des hommes qui ont falsifié l’évangile… Or là, le fait de citer les évangiles tels que les chrétiens les lisent est une marque de respect importante. Dans tout dialogue authentique, le respect de l’autre tel qu’il est et tel qu’il se dit est fondamental (il ne s’agit pas de faire sienne la pensée de l’autre ou de relativiser les différences, mais d’accepter simplement que l’autre est autre... ce qui n’empêche pas de cheminer ensemble et de s’enrichir mutuellement).
Publié le lundi 17 mars 2008
Eglise Catholique de France
« La Lettre des 138 »
Conseil pour les relations
interreligieuses
Réunion de travail à propos de la Lettre des 138 responsables musulmans,
4 juin 2008
A l'initiative de l'Académie jordanienne
pour les recherches sur la civilisation islamique, la-quelle s'est engagée dans
le dialogue islamo-chrétien depuis près de vingt ans, 138 représentants de
l'islam contemporain ont adressé le 13 octobre 2007 une « Lettre ouverte » aux
responsables des Eglises chrétiennes du monde entier, à commencer par le pape
Benoît XVI, en les citant par leur nom et leur fonction. L'occasion en était la
fête de la Rupture du jeûne de Ramadân,
ainsi que le premier anniversaire d'une Lettre adressée par 38 savants
musulmans au pape Benoît XVI, suite à la confé-rence théologique de Ratisbonne
du 12 septembre 2006. Ceux-ci développaient brièvement leur ré-flexion sur un
ton plutôt apologétique. La présente « Lettre des 138 » se veut donc
l'expression d'un consensus élargi quant aux signataires et d'un développement
substantiel de certains passages essen-tiels de la « Lettre des 38 ».
Les 138 signataires, rejoints par d'autres les semaines suivantes, représentent
43 nations. Ce sont des ulémas, des muftis, des théologiens, des juristes et
des intellectuels, majoritairement du monde sunnite, mais aussi du monde shi'ite.
On sait l'importance qu'a pour les musulmans l'expression de leur consensus
(ijmâ'), troisième principe de l'orthodoxie
islamique après le Coran lui-même et la Sunna, c'est-à-dire la Tradition
prophétique. On peut observer néanmoins que ce consensus est relatif dans une
religion qui n'a pas de hiérarchie magistérielle et qui est traversée par des
courants traditionnels plus réfractaires à la perspective du dialogue
islamo-chrétien.
Cela dit, on rejoindra volontiers l'appréciation du Père Maurice Borrmans,
professeur émérite du PISAI (Institut Pontifical d'Etudes Arabes et
Islamiques). La nouveauté de cette Lettre ouverte, écrit-il, « réside dans une
redéfinition du monothéisme qu'affirment, en des formes variées, musul-mans,
juifs et chrétiens, avec pour thème primordial la même confession du Dieu
vivant, un et uni-que, dans le cadre du double commandement de l'amour de Dieu
et du prochain, cher à la tradition judéo-chrétienne ».
Venons-en à la structure de cette Lettre ouverte
Son titre « une parole
commune entre vous et nous » est tiré d'un verset coranique bien connu (sourate
3,64).
Deux pages d'introduction renvoient musulmans, chrétiens et juifs à leur commun
monothéisme, sur la base de la sourate 112 où il est dit : « Lui, Dieu, est UN
», et de la profession de foi juive re-prise par Jésus en tête des deux
commandements de l'amour, dans l'Evangile de Marc
(12,29-31). La « Lettre des 138 » affirme ainsi sans détour : « Conformément au
Coran, nous, en tant que musul-mans, invitons les chrétiens à s'accorder avec
nous sur ce qui nous est commun et qui constitue éga-lement l'essentiel de
notre foi et de notre pratique : les deux commandements de l'amour ».
Cette invitation pressante et inédite au dialogue rejoint la perspective de
l'important discours du pape Jean-Paul II à la jeunesse musulmane (Casablanca,
19 août 1985), appelant chrétiens et musul-mans à « un témoignage commun sur le
sens de Dieu et sur la dignité de l'homme ».
La « Lettre des 138 » développe son argumentaire en trois parties.
1.- L'amour du Dieu unique
Partant de la profession de foi
musulmane (la shahâda), le texte développe longuement le thème du monothéisme
en commentant une parole attribuée à Mohammed : « La meilleure chose que nous
avons dite, moi et les prophètes qui
m'ont précédé, est la parole : Il n'y a de Dieu que Dieu, Lui seul, sans
associé ; à Lui le pouvoir et la louange ; Il est puissant sur toute chose ».
Sur l'Unité divine, le texte cite la sourate 112 du Coran, intitulée « le culte
pur ». Cette sourate brève et lapidaire clôt doctrinalement le recueil
coranique. L'unicité divine absolue y est fortement affirmée. En islam, tout ce
qui porte atteinte à cette unicité est dénoncé comme de « l'associationnisme »
(shirk). Historiquement, ce reproche concerne les polythéistes de la Mecque,
mais aussi le monothéisme « douteux » des chrétiens.
Sur l'amour de Dieu, le Coran dit : « Invoque sans cesse le Nom de ton Seigneur
et communie in-tensément avec Lui » (sourate 73,8). Aimer Dieu, en Islam, c'est
Lui être totalement dévoué. Non seulement adorer le seul Dieu, mais n'adorer
que Dieu Seul. Dans la langue arabe, le mot mahhaba (amour) est employé par la Bible pour nommer
Dieu (Dieu est amour, St Jean 4,8). Le Coran em-ploie un autre mot arabe dont
le sens est proche : Al-Wadûd, le Très Aimant.
Sur l'amour du Dieu unique dans la Bible, la « Lettre
des 138 », comme nous l'avons vu, se plaît à citer l'Evangile de Marc
(12,29-31) qui fait précéder les Deux commandements de l'amour par la grande
profession de foi juive : « Ecoute Israël, le Seigneur notre Dieu, le Seigneur
est UN ». La Lettre tient à préciser les sens respectifs des mots grecs « cœur
», « âme », « intelligence » et « force » employés dans ce passage de l'Evangile.
2.- L'amour du prochain
Beaucoup plus brève, cette partie
observe que, dans l'enseignement de Jésus, l'amour du pro-chain est inséparable
de l'amour de Dieu : « Il n'y a pas de commandement plus grand que ceux-là »,
avec référence au Lévitique qui parle déjà de l'amour du prochain comme
soi-même (19,17-18).
C'est une parole attribuée à Mohammed que cite la « Lettre des 138 » pour
exprimer l'amour du prochain : « Aucun d'entre vous n'est croyant tant que nous
n'aimerez pas pour votre prochain ce que aimez pour vous-mêmes », d'où
l'insistance sur la piété qui consiste, selon le verset 177 de la sourate 2, à
donner de son bien aux proches, aux orphelins, aux indigents, aux voyageurs et
aux men-diants.
Par voie de conséquence, la « Lettre des 138 » déclare : « La justice et la
liberté de religion sont des aspects centraux de l'amour du prochain ».
Avant d'aborder la troisième partie de la Lettre, quelques remarques
importantes s'imposent ici :
- Selon la « Lettre des 138 », la Torah, l'Evangile et le
Coran se rejoignent dans la croyance en l'Unité divine révélée par Dieu
lui-même. Il ne s'agit pas d'une approche philosophique, mais théologique. La
notion de révélation et la nomination de Dieu sont ici des questions à débattre
et à approfondir.
- Le reproche coranique et traditionnel de trithéisme et d'associationnisme à
l'encontre des chrétiens est passé sous silence. Toute une littérature
polémique semble ainsi abandonnée.
- Les Ecritures saintes (juive et chrétienne) sont réhabilitées. Elles sont
citées et commentées abon-damment, avec un souci d'exactitude exemplaire. Ici
encore, la théorie traditionnelle de la falsifica-tion des Ecritures
antérieures au Coran est de fait abandonnée. Une des 23 notes du document (la
4°) fait même recours à un texte de Saint Paul (1 Co. 17,12).
- L'Islam est présenté comme un rappel de la révélation judéochrétienne, non
comme une nouveauté qui apporterait « un plus » à cette révélation.
On peut voir en tout cela un saut qualitatif, une étape importante sur le
chemin de la rencontre et du dialogue islamochrétien
3.- Venez à une parole commune entre vous et nous
Cette invitation coranique (3,64),
reprise par la « Lettre des 138 », part d'un constat : pas de paix mondiale
sans paix entre les religions, d'autant plus que chrétiens et musulmans
constituent plus de la moitié de la population mondiale. Une exigence est
clairement formulée : musulmans, chrétiens et juifs devraient être libres de suivre
leur religion respective, selon ce qui est écrit dans le Coran : « Pas de
contrainte en religion » « 2,256). Justice et liberté religieuse, on l'a vu,
sont incluses dans l'amour du prochain.
Jésus déclare : « Qui n'est pas contre nous est pour nous » (Marc 9,40). Or,
affirme la « Lettre des 138 », les musulmans croient en Jésus « envoyé de Dieu,
Son verbe déposé dans le sein de Marie, un esprit émanant de Lui » (Coran
4,171). Il y aurait donc là une « croyance commune », même si la foi des
chrétiens au sujet de Jésus est très différente.
Et la Lettre de citer en conclusion le verset coranique du pluralisme religieux
: « Si Dieu l'avait voulu, Il aurait fait de vous une seule communauté ; mais
Il a voulu vous éprouver par le don qu'Il vous a fait. Cherchez à vous
surpasser les uns les autres dans les bonnes actions. Votre retour, à tous, se
fera vers Dieu ; Il vous éclairera, alors, au sujet de vos différends » (Coran
5,48).
La réponse de Benoît XVI
Par l'intermédiaire du cardinal Bertone,
secrétaire d'Etat, le pape Benoît XVI a répondu à cette Lettre le 19 novembre
2007, adressant sa réponse au prince de Jordanie Ghazi bin Mohamed bin Ta-lal.
Le pape exprime toute sa gratitude devant ce « geste », et affirme être
disponible pour recevoir le prince Ghazi et une délégation des signataires de
la Lettre.
Benoît XVI voit dans la Lettre des 138 « un fond » commun qui pousse chrétiens
et musulmans à baser le dialogue autour de quatre points :
- un respect effectif de la dignité de chaque personne,
- une connaissance objective de la religion de l'autre,
- le partage de l'expérience religieuse,
- un engagement commun à promouvoir un respect et une acceptation mutuelle
parmi les plus jeunes générations.
Il insiste sur une éthique à promouvoir ensemble : « La vie de tout être humain
est sacrée, pour les chrétiens comme pour les musulmans. Il y a de nombreuses
choses à faire ensemble au service des valeurs morales fondamentales ».
Le pape déclare également : « Sans ignorer ou minimiser nos différences entre
chrétiens et mu-sulmans, nous pouvons, et même nous devons regarder ce qui nous
unit : la croyance en un seul Dieu, Créateur bienveillant et Juge universel
qui, à la fin des temps, regardera chaque personne en fonction de ses actions
». En cette déclaration se trouve le fondement d'un dialogue théologique
pos-sible entre chrétiens et musulmans. On sait que l'unicité de Dieu, la
croyance au jugement dernier, l'action comme mesure du mérite humain sont les dogmes essentiels
qui font le cœur de la foi isla-mique.
Benoît XVI souligne enfin l'attention donnée dans la « Lettre des 138 » au
double commande-ment de l'amour, comme en écho à son encyclique Deus
caritas est.
En conclusion
Nul doute que cette « Lettre ouverte »
constitue une balise qui permettra d'avancer sur le chemin de la rencontre et
du dialogue partout dans le monde.
De fait, une délégation des signataires de cette Lettre fut reçue au Vatican en
avril 2008. S'en est suivie la création d'un « forum catholique-musulman » dont
la première session aura lieu au début du mois de novembre prochain.
Remarquons toutefois que si cette Lettre a été bien reçue dans le monde
chrétien, la presse ara-bomusulmane a été plus que discrète. En France, nos
interlocuteurs musulmans ne se sont pas sentis concernés par l'initiative
jordanienne.
Question : Dans le
prolongement de tout cela, on peut se demander où situer la différence entre
foi musulmane et foi chrétienne ?
En Islam comme en Christianisme, une
profession de foi explicite caractérise la diffé-rence islamo-chrétienne. Dans
un cas comme dans l'autre, cette profession de foi a la même structure
littéraire, que l'analyse rhétorique désigne sous le terme de symétrie
complémentaire.
1 -La shahâda
Cette profession de foi est la condition sine qua non pour être musulman. Elle
est formulée ainsi :
a) Je témoigne qu'il n'y a pas de divinité sinon Dieu
b) Et je témoigne que Mohammed est l'envoyé de Dieu.
Selon cet énoncé, le musulman se définit comme témoin de l'unicité divine
absolue. Mohammed n'est que le transmetteur du message coranique considéré
comme la parole même de Dieu.
2 - L'évangile de Jean 17,3
Cet évangile contient un verset qui exprime la foi chrétienne, formulé, lui
aussi, en terme de symétrie complémentaire
a) La vie éternelle, c'est de te connaître, toi, le seul vrai Dieu
b) Et de connaître celui que tu as envoyé, Jésus-Christ.
Selon cet énoncé, le chrétien entre dans la connaissance de Dieu qui est vie
éternelle dès ici-bas, grâce au Christ.
Dans son discours à Casablanca, le pape Jean-Paul II explicite ainsi cet énoncé
: « La loyauté exige aussi que nous reconnaissions et respections nos
différences. La plus fondamentale est évidemment le regard que nous portons sur
la personne et l'œuvre de Jésus de Na-zareth. Vous savez que, pour les
chrétiens, ce Jésus les fait entrer dans une connaissance intime du mystère de Dieu et
dans une communion filiale à ses dons, si bien qu'ils le reconnaissent et le
proclament Seigneur et Sauveur».
On peut en conclure que la différence entre foi musulmane et foi chrétienne
concerne le statut accordé à l'Envoyé de Dieu et la relation qu'il instaure
entre Dieu et le croyant. Il en résulte que la façon dont les chrétiens et les
musulmans parlent de Dieu est très différente. Je vous ren-voie ici à la
récente note de la Commission doctrinale signée par Mgr Pierre-Marie Carré . Un
Imam l'exprime en ces ternies : « Pour nous, musulmans, la naissance de Jésus
est un événement très important qui est souligné à plusieurs reprises dans le
Coran. Nous avons un grand respect pour Jésus, mais nous ne célébrons pas sa
naissance, de la même manière que nous ne célébrons pas celle de Mahomet. Pour
nous, Jésus et Mahomet ont le même statut, ce sont deux grands prophètes qui ont
révélé la parole d'Allah ».
Nous touchons ici à ce qui fait la singularité de la foi musulmane et de la foi
chrétienne. En islam, pourrait-on dire, c'est le Message divin qui compte, et non
pas le messager ; par contre, en christianisme, le message divin est identique
au Messager.
Chrétiens et musulmans ont sans doute beaucoup de choses à se dire sur ce
chapitre qui concerne la prophétologie et la christologie.
Roger MICHEL
Rédemptoriste - ISTR de Marseille
Rome, 4-5-6 novembre 2008.
jeudi 13 novembre 2008 par G.Verbist, mafr.
Le 11 octobre 2007, depuis Amman (Jordanie),
138 théologiens et religieux musulmans ont adressé
une LETTRE au pape Benoît XVI et
à une trentaine d’autres chefs d’Eglises et communautés chrétiennes du monde.
C’était un APPEL au DIALOGUE.
Réactions à cette lettre d’Eglises et communautés chrétiennes
1
/ Le Pisai de Rome a dit
aussitôt « être frappé par la largeur des horizons du texte… et par le
caractère fondamental du propos : Dieu et l’homme ».
2
/ Lors de la RENCONTRE interreligieuse (organisée par St. Egidio) à Naples les 21, 22,23 octobre
2007, les responsables chrétiens présents ont étudié la possibilité d’une
réponse commune à cette lettre.
3
/ Le 19 novembre 2007 le Pape a répondu
en invitant une délégation à venir le rencontrer à Rome et pour
une réunion de travail avec le Conseil pontifical pour le dialogue
interreligieux.
4
/ En février 2008 le Conseil œcuménique
des Eglises de Genève (COE qui rassemble 349 Eglises de 110
pays) a rédigé une réponse « Apprendre ensemble à explorer l’amour ».
5
/ En avril 2008, le patriarche orthodoxe
Alexis de Moscou répond à la lettre. « Les chrétiens et
les musulmans ont beaucoup d’objectifs communs et nous pouvons unir nos efforts
pour les atteindre… Ils rappellent à l’humanité la présence de Dieu et la
dimension spirituelle de l’homme et de l’univers… »
6
/ Il y a eu une rencontre
en juillet 2008 à Yale (USA) dirigée par le théologien protestant
Miroslav Volf.
7
/ La Conférence de Madrid
sur le dialogue entre religions du 16 au 18 juillet, une initiative de
la Ligue musulmane mondiale.
8
/ Une Conférence du 12 au
15 octobre 2008 à Cambridge (Royaume-Uni) à l’invitation du
Dr. Williams Rouvan (anglican).
9
/ Le COE, l’Alliance évangélique mondiale
et l’Eglise catholique romaine, ont organisé un
colloque du 18 au 20 octobre 2008 à Chavannes-de-Bogis
(Genève-Suisse). Le but : envisager des moyens de définir une conception
théologique chrétienne du dialogue avec l’islam et de déterminer quels sont les
thèmes théologiques se rapportant à l’identité chrétienne vis-à-vis de l’islam.
10
/ Conférence islamo-chrétienne tenue à
Malines-Bruxelles du 20 au 23 octobre 2008 . Thème : Etre
citoyens européens et croyants : chrétiens et musulmans comme partenaires
dans les sociétés européennes. Déclaration commune finale :
chrétiens et musulmans se reconnaissent « appelés à travailler main dans
la main avec l’Etat auquel nous appartenons selon les modalités les plus
appropriées ». Ils se disent convaincus que les communautés
religieuses et l’Etat doivent construire ensemble le bien commun ».
Le nombre de réunions organisées par les chrétiens, mais chacun de son côté (COE, le KEK, les catholiques, les anglicans, etc...) Quelle dispersion ! Une seule réunion organisée par les musulmans eux-mêmes, à Madrid, en juillet 2008.
Le FORUM Catholico-Musulman, à Rome,
4-5-6 novembre 2008.
Thème : « Amour de Dieu et amour du prochain »
Ce Forum a été crée par le Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux et par des autorités musulmanes, à la suite de la lettre des 138 personnalités de l’Islam. Le thème a été choisi par les deux délégations.
Lieu : Université pontificale grégorienne de Rome.
Participants : 29 représentants de chaque religion.
Les délégations :
Parmi les catholiques : le cardinal Jean-Louis Tauran (président du Conseil pontifical) ; le père Miguel Ayuso (directeur du PISAI) ; père Félix Körner (Univ. Grégorienne) ; deux pères blancs : père Jean-Marie Gaudeul (Paris) et père Richard Nyombi (Uganda) ; père Christian Troll, sj. ; père Samir Khalil, sj.(Liban) ; un évêque chaldéen d’Irak ; le vicaire apostolique d’Arabie Saoudite, trois femmes, et d’autres...
Père Jean-Marie Gaudeul et Père Richard Nnyombi
Parmi les musulmans : Mustafa Ceric, grand mufti de Bosnie-Herzégovine ; l’anglais Abdal Murad Winter ; le libyen Aref Ali Nayed ; le turc Ibrahim Kalin ; professeur Seyyed Hossein Nasr, chiite (Washington) ; l’ayatollah chiite Seyyed Mostafa Damad (Téhéran, Iran) ; Tariq Ramadan, intellectuel (Suisse) ; deux femmes musulmanes et d’autres...
Programme :
La règle du silence, imposée par le cardinal Jean-Louis Tauran à l’ensemble des participants durant toute la semaine a été vraiment respectée.
La partie catholique a ouvert la séance : présentation des fondements spirituels de l’amour de Dieu et du prochain pour les chrétiens, par Luis Ferrer, sj. Du côté musulman, c’est le docteur Aref Ali Nayed (libyen, ancien prof du PISAI) qui a parlé au nom des musulmans. Ensuite il y a eu le dialogue.
Tous les intervenants étaient d’accord pour reconnaître l’exceptionnel sérieux des débats.“Nous avons bien observé une vraie convergence entre nous sur les relations entre foi et raison” (Seyyed Hossein Nasr). “ Il y a eu une vraie écoute. Nous nous sommes parlé franchement, avec charité, ou, comme nous disons, miséricorde.” (Un musulman)
Les points qui fâchent
La question était posée du manque
de libertés religieuses en monde arabe. L’intervention de l’archevêque d’Alep en
Syrie était très dure.
De leur côté, les musulmans ont évoqué leur difficulté avec un prosélytisme chrétien jugé trop agressif.
La liberté religieuse
est l’ un des principaux nœuds dans les relations aujourd’hui entre catholiques et musulmans. Le Pape a rappelé la “règle d’or” dans le Coran : “Ne fais pas à l’autre ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse”. Benoît XVI reflète ainsi les préoccupations de l’Eglise vis-à-vis de ses minorités en monde musulman.
Les deux religions n’ont pas le même rapport à la modernité, a dit Seyyed Hossein Nasr.” Nous ne pouvons autoriser un prosélytisme agressif dans nos régions, qui va détruire notre foi au nom de la liberté” a répondu au Pape Seyyed Nasr. Le grand mufti de Bosnie-Herzégovine a parlé en termes douloureux de l’extermination d’une partie de son peuple (par des Serbes chrétiens !)
La liberté de culte
un point discuté jusqu’à la dernière minute. Grâce au mufti de Bosnie, qui a expliqué qu’il fallait aussi le faire pour les musulmans qui vivent en Europe, les catholiques ont eu gain de cause.
Discours de Benoît XVI (extraits)
“ Le nom de Dieu ne peut être qu’un nom de paix et de fraternité, de justice et d’amour. Nous devons montrer, avec nos propres mots et avant tout par nos actions, que le message de nos religions est infailliblement un message d’harmonie et de compréhension réciproque. Il est essentiel que nous le fassions parce que dans le cas contraire, nous réduirons non seulement la crédibilité et l’efficacité de notre dialogue, mais aussi de nos religions.”
“ Le thème du Forum ’ L’amour pour Dieu, l’amour pour son prochain’ souligne d’autant plus les fondements théologiques et spirituels d’un enseignement central dans nos religions respectives.”
“ Dieu nous appelle à aider les victimes de la maladie, de la famine, de la pauvreté, de l’injustice et de la violence.”
“ ... nous devrions coopérer dans le cadre du respect pour la dignité humaine et de ses droits fondamentaux, d’autant plus que nos visions anthropologiques et nos théologies le justifient sous différentes formes ... œuvrons ensemble pour la défense et la promotion des valeurs morales qui font partie de notre héritage commun.”
“ Joignons nos efforts ... pour surmonter tous nos malentendus et nos désaccords. Nous devons nous décider à surmonter les préjugés passés et à corriger la perception, souvent déformée, d’autrui, susceptibles d’engendrer encore aujourd’hui des difficultés dans nos rapports. Travaillons ensemble pour éduquer toutes les personnes, surtout les jeunes, à bâtir un avenir commun.”
Déclaration finale (texte synthèse)
1
– Pour les chrétiens, la source et l’exemple de l’amour d Dieu et du
prochain est l’amour du Christ pour son Père, pour l’humanité et pour toute
personne.
Pour les musulmans, l’amour est une puissance transcendante intemporelle
qui guide et transforme mutuellement le regard humain.
2
– La vie humaine doit être préservée et honoré à toutes ses étapes.
3
– La personne a droit à une pleine reconnaissance de son identité et de sa
liberté, ... de la part des communautés et gouvernements, appuyée par une
législation civile.
4
– L’engagement à garantir la dignité humaine sur une base d’égalité aux hommes
et aux femmes.
5
– Le droit de pratiquer sa religion en privé et en public.
6
– Les minorités religieuses ont droits à des lieux de culte et leurs symboles
ne doivent pas être l’objet de moquerie.
7
– Nécessité d’une spiritualité nourrie par la prière.
8
– Aucune religion ni ses adeptes ne peuvent être exclus de la société.
10
– Promouvoir une information exacte sur la religion de l’autre.
11
– Renoncer à toute oppression, violence agressive, tout terrorisme
(spécialement commis au nom de la religion).
12
– Travailler à un système éthique et travailler ensemble pour soulager la
souffrance de ceux qui ont faim.
13
– Nécessité de former les jeunes dans leurs propres traditions religieuses et
sur les autres cultures et religions.
14-15
– Etablir un comité catholico-musulman permanent. Un second forum aura lieu en
2010 dans un pays à majorité musulmane.
* * * * * *
TOUS LES PARTICIPANTS ont éprouvé de la gratitude envers Dieu pour le don de ce temps ensemble et pour leur échange enrichissant.
“ Sur le fond, aucune nouveauté. Nous avons essayé de voir concrètement comment le monde a besoin du religieux dans une société sécularisée, pour tisser la paix sociale.”
DOSSIER – décembre 2008
pour le GROUPE
RENCONTRE,
par G.Verbist, mafr.
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Déclaration du Comité exécutif de “Religions pour la Paix”
sur la lettre de 138 responsables musulmans en date du 11 octobre 2007
Alexandrie | 6 décembre 2007
La Comité exécutif de “Religions pour la Paix”, réunie à Alexandrie les 5 et 6
décembre 2007, se félicite de la lettre ouverte aux responsables chrétiens
intitulée “Une parole commune entre vous et nous” qui a été publiée le 11
octobre sous la signature de 138 responsables musulmans. Cette lettre arrive à
un moment crucial des relations islamo-chrétiennes et témoigne d’un esprit
positif et constructif.
La Comité exécutif constate que les signataires de la lettre représentent
toutes les régions du monde et toutes les principales traditions existant dans
l’Islam. Parmi eux se trouvent beaucoup de responsables de haut niveau et
d’intellectuels reconnus. Ils donnent ensemble une chance précieuse
d’approfondir la compréhension entre les chrétiens et les musulmans.
La Comité exécutif se félicite également des nombreuses réactions positives à
cette lettre venues de responsables chrétiens divers, d’institutions
œcuméniques et d’établissements de théologie chrétienne.
Leurs réponses démontrent qu’elle a fait progresser le dialogue, et ceci
devrait continuer grâce à la poursuite de l’étude de la lettre, des réponses
qui lui ont été faites et du noyau central de son contenu, l’amour de Dieu et
l’amour du prochain. Nous avons l’espoir que ces réflexions conduiront aussi à
des expressions communes de service à l’humanité.
La lettre des responsables musulmans est de nature théologique. Elle passe en
revue les Ecritures saintes de l’Islam et du Christianisme afin de faire
ressortir les ressemblances dans la compréhension de l’amour de Dieu et de
l’amour du prochain. Ces convictions sont à l’origine de valeurs profondément
soutenues et largement répandues dans beaucoup d’autres grandes traditions
religieuses : le devoir de prendre soin de tous et d’œuvrer à la paix, à a
justice, à la droiture et à la défense de l’environnement. Que nos religions
restent réellement différentes n’empêche pas qu’elles puissent et doivent se
réunir et coopérer sur la base de cet engagement moral convergent.
Le dialogue interreligieux progresse quand nous, hommes de religion, prenons
conscience des valeurs et des engagements qui nous sont communs. Simultanément,
le dialogue doit aussi prendre en considération d’une manière ouverte et
honnête les points sur lesquels nous ne sommes pas d’accord et même ceux qui
peuvent être la cause de conflits entre nous. Quand nous étudions ces
questions, nous devons comprendre aussi comment et pourquoi les religions
peuvent être utilisées abusivement pour alimenter les conflits et même la
violence. Nous nous engageons à prendre clairement position contre un tel usage
fourvoyé de notre propre tradition religieuse.
Conscient du fait que l’appel au dialogue contenu dans la lettre s’adresse
d’abord aux responsables chrétiens et musulmans, le Comité exécutif de
“Religions pour la Paix” se propose comme pouvant faciliter les processus,
basés sur cette lettre et les réactions qu’elle a provoquées, susceptibles de
faire progresser le dialogue et l’action commune.
Le Comité exécutif encourage aussi les responsables musulmans et chrétiens à
faire en sorte que la lettre soit portée à la connaissance des fidèles dans les
églises et les mosquées du monde entier.
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Réaction de WCRP à l'appel du
roi d'Arabie saoudite, au dialogue interreligieux |
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L’interreligieux… vu par le GIP 93
La religion n’est pas la croyance d’un clan.
La religion n’est pas l’illusion des faibles.
La religion n’est pas l’imaginaire des puissants.
Comme un veilleur attend l’aurore Philippe Leclercq L’HARMATTAN
La religion est en inter-face entre le « monde de l’homme » et le « monde de
Dieu ».
A y voir « la chose de l’homme », nous pourrions considérer notre terre comme
traversée horizontalement par une série de parallèles superposés qui
délimiteraient symboliquement chacune des religions de notre monde. Les
religions seraient comme des conglomérats humains qui marqueraient leur
différence, revendiqueraient leur identité, imposeraient leurs vues d’une
manière univoque, hétérogène, sinon même concurrentielle et conflictuelle.
A y voir « l’œuvre de Dieu », nous pourrions considérer notre planète comme
traversée verticalement par un méridien unique de référence qui départagerait
le jour de la nuit. Sur la face lumineuse de la terre éclairée par le soleil,
les fidèles de chaque religion vivraient leur rapport à Dieu dans le dynamisme
d’un avenir toujours nouveau. Les frontières interreligieuses, marquées par les
parallèles, seraient alors relatives par rapport à cette dynamique fondatrice,
créatrice et unifiante. Mais dans la nuit de l’autre face obscure de notre
humanité, les membres de chaque religion vivraient leur foi prioritairement
dans la peur et l’avidité. En vivant secrètement cette peur en eux-mêmes, ils
réduiraient Dieu à la compensation idolâtrée de leur abîme, et la religion, aux
certitudes indispensables à leur déséquilibre de vie. Alors le Dieu de l’autre
ne peut que porter ombrage, et la pratique de l’autre ne peut qu’être
menaçante. Le risque est grand de faire de Dieu une idole, de la religion, une
secte, du croyant, un esclave, et de tout homme, un ennemi.
Le GIP 93 réunit des personnes qui apprennent à vivre ensemble et dans leur
diversité cette relation au fondement, d’une manière intime et existentielle,
selon le cheminement propre de chacun. Toutes les fleurs ont leur place au
soleil. La pâquerette vaut un lys. Le pissenlit vaut une rose. Il n’est pas
question de grands ou de petits, de bons ou de mauvais. Chacun chante dans son
registre propre la grande symphonie du monde aimé de Dieu. Nous pensons que
lorsqu’il s’agit du rapport fondamental de chacun à Dieu, la vérité n’est pas
univoque mais devient au contraire le bien propre de chacun. La religion
devient ce lieu secret du partage de la vie de chacun avec Dieu.
Bien sûr il y a des familles religieuses. Les membres du GIP apprennent à se
connaître et se reconnaître en familles. Chaque famille est différente et c’est
un bien. Chaque famille a sa place au soleil. Mais chaque famille est aussi
appelée à prendre conscience qu’elle n’est pas le tout de l’humanité.
C’est pourquoi la rencontre inter-religieuse est une école d’humilité, pour les
personnes comme pour leurs communautés. Car il ne s’agit pas de tout niveler,
de dire que tout se vaut, de penser que chacun dit la même chose, de prétendre
que tout est interchangeable, que chacun devrait perdre sa propre identité pour
fusionner dans un grand tout. Mais il ne s’agit pas non plus de dire ou de
penser qu’il n’y a qu’une seule religion qui soit vraie et que toutes les
autres se trompent. Nous pensons que le syncrétisme comme l’impérialisme
idéologique représentent deux formes de violence et plus fondamentalement
encore, deux formes de mensonge.
La vie du groupe vise l’unité, mais pas l’uniformité. La paix ne vient pas de
l’oubli ou de l’ignorance des différences, mais au contraire, de la
connaissance et de l’acceptation des différences. L’effort qui est à faire
s’oriente dans le sens contraire du mouvement spontané. Car il s’agit d’un travail
de maîtrise de soi, plutôt que d’un travail de maîtrise de l’autre ou de choses
extérieures. Mais ce travail est essentiel car la volonté de puissance orientée
vers la maîtrise de l’autre est rigoureusement à l’opposé de toute démarche
religieuse authentique.
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Crise alimentaire et energetique:
Les challenges pour combattre la pauvrete et proteger la planete
11 Juillet 2008
Nous, membres du Conseil Mondial de Religions pour la Paix, conviés à
l’occasion du Sommet du G8 tenu au Japon, attendons de ce Sommet qu’il réponde
aux principaux défis auxquels les Hommes doivent faire face.
En tant que leaders religieux, nous sommes particulièrement concernés par la
crise alimentaire actuelle. Nous sommes malheureusement conscients que cette
crise touche essentiellement les plus pauvres et les plus vulnérables. Chacune
de nos religions reconnait à sa propre manière l’inviolable dignité de toute
personne, et nous oblige à être solidaires avec les victimes de cette pénurie
alimentaire.
Nous remarquons que les excès de nourriture destinés à la consommation ont
atteint 20 mds de Dollars, et que la quantité gaspillée revient à près de 100
mds de Dollars dans un seul pays. 30 mds de Dollars sont nécessaires pour faire
face à la crise alimentaire actuelle qui touche plus de 862 millions de
personnes dans le monde. La planète a la capacité d’alimenter l’ensemble de la
population mondiale, c’est donc un impératif moral d’agir rapidement.
Nous sommes convaincus que la sécurité alimentaire est un élément fondamental
pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement.
De plus, nous remarquons de nombreux liens existant entre l’énergie et les
pénuries alimentaires. L’utilisation de la nourriture pour créer des biocarburants
a profondément contribué aux pénuries actuelles, et les coûts énergétiques ont
creusé le fossé entre les riches et les pauvres.
Par conséquent, nous appelons les gouvernements, les corps intergouvernementaux
et le monde de l’entreprise à agir rapidement afin de solutionner cette crise
alimentaire.
Etant donnée l’urgence d’agir, Religions pour la Paix appelle a :
· Une contribution immédiate pour couvrir les 30 mds de Dollars nécessaires
pour garantir de la nourriture à 862 million de personnes dans le monde.
· Reconsidérer les subventions agricoles dans les pays riches pour éviter le
dumping, fortement préjudiciable aux zones de productions des pays en voie de
développement.
· Des partenariats urgents pour développer des méthodes innovantes permettant
d’accroître la production de nourriture dans les pays pauvres, tout en
maintenant la biodiversité.
· Augmenter la production de bio-fuel sans créer de conflits avec la production
alimentaire pour assurer une autosuffisance énergétique et du travail dans les
pays pauvres.
· Prendre des mesures pour réduire le gaspillage excessif de nourriture dans
les pays riches.
Chaque homme, femme et enfant a besoin de nourriture pour survivre.
Nos religions nous appellent à nous unir pour travailler ensemble afin de
mettre fin à cette crise alimentaire. Construisons ensemble un système durable
dans lequel chaque communauté a une sécurité alimentaire assurée.
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Déclaration finale de la conférence mondiale pour le dialogue de Madrid 2008

DECLARATION de MADRID Publiée par
La CONFERENCE MONDIALE SUR LE DIALOGUE
Organisée par
LA LIGUE ISLAMIQUE MONDIALE à MADRID
SOUS L’EGIDE DU SERVITEUR des DEUX SAINTES MOSQUEES
LE ROI ABDALLAH BIN ABDULAZIZ AL SAOUD
16-18 juillet 2008
Les participants à la Conférence Mondiale sur le Dialogue organisée par la Ligue Islamique Mondiale à Madrid (Espagne) du16 au 18 juillet 2008 (13 au 15/7/1429 H), adeptes des religions et cultures mondiales reconnues, penseurs et chercheurs expriment leur haute considération au Serviteur des Deux Saintes Mosquées, le roi Abdullah Bin Abdulaziz pour avoir parrainé cette Conférence et l’avoir inaugurée, ainsi que pour l’allocution qu’il leur a adressée, allocution qu’ils adoptent, en tant qu’instrument fondamental parmi les instruments de la Conférence.
Exprimant leur haute considération à sa majesté Juan Carlos, roi d’Espagne pour sa participation à cette conférence,et y avoir prononcé une importante allocution directive de bienvenue ; tout comme à Mr. José Luis Rodriguez Zapatero, Premier ministre d’Espagne pour sa participation à la séance d’ouverture de la Conférence et pour ses efforts relatifs au dialogue entre les civilisations ; enfin ils ont exprimé leur haute considération au gouvernement espagnol pour avoir permis l’organisation de cette Conférence en Espagne, pays qui bénéficie d’un héritage historique généré par la coexistence entre différentes religions, héritage qui a largement contribué au développement la civilisation humaine.
Se rappelant les objectifs du pacte des Nations Unies qui appelle à déployer des efforts communs pour raffermir les relations internationales dans la recherche de la société idéale pour les hommes et pour approfondir le dialogue en le considérant comme étant la méthode civilisée de coopération.
Se rappelant la déclaration de l’Assemblée Générale des Nations Unies de 1994 qui appelle à la tolérance et à la diffusion de la culture de la paix et qui a fait de l’année 1995 l’année de la tolérance, et de l’année 2001 l’année du dialogue entre les civilisations.
Les participants ont exprimé leur satisfaction quant au contenu de « l’Appel de la Mecque », document publié par le Congrès Islamique Mondial pour le Dialogue, auquel a invité le Serviteur des Deux Saintes Mosquées, le roi Abdallah Bin Abdelaziz, et que la Ligue Islamique Mondiale a organisé en Juin 2008.
Partant de la position unique prise par les adeptes des religions et des cultures reconnues qui affirme l’importance du dialogue et fait de lui la voie idéale pour permettre l’entente, la coopération et les relations entre les hommes afin de réaliser une coexistence pacifique entre les nations.
Ils proclament les principes suivants :
1. L’unicité de l’origine des hommes et leur égalité dans la dignité malgré les différences de couleurs, d’ethnies et de cultures.
2. L’humanité se divise en deux catégories de personnes : une, qui aime le bien et la justice, l’autre qui a un penchant pour le mal. Cependant, avec l’aide de Dieu et des efforts continus, il devient possible pour l’homme de combattre le mal ainsi que ses causes.
3. La diversité des cultures et des civilisations dans ce monde est un des miracles de Dieu et un moyen de progrès et de prospérité pour l’humanité.
4. Les religions ont pour but d’enjoindre les hommes à obéir à leur Créateur, de concrétiser le bonheur, la justice, la sécurité et la paix pour l’humanité toute entière. Elles visent à renforcer les moyens de l’entente et de la coexistence entre les peuples en dépit de leurs différences d’origines, de couleurs et de langues. Elles appellent à la propagation de la vertu avec sagesse et bienveillance et rejettent l’extrémisme, le sectarisme et le terrorisme.
5. Inciter vivement au respect des religions et de leurs symboles afin de lutter contre toutes formes de dénigrement.
6 . Le respect de l’intégrité de l’homme et de ses droits, la préservation de la paix, le respect des engagements, le droit des peuples à la sécurité, à la liberté, et à l’auto-détermination sont tous des éléments essentiels à l’établissement de bonnes relations entre les peuples ; d’autant que ces points constituent en soit l’objectif principal de toutes religions et autres cultures reconnues.
7. L’importance de la religion et des valeurs vertueuses et le retour des hommes vers leur Créateur dans la lutte contre le crime, la corruption, les stupéfiants et le terrorisme. Son importance aussi dans la cohésion de la famille et la protection des sociétés de toutes déviations.
8. La famille est la base de la société et constitue sa pierre angulaire. Sa protection et sa préservation des dislocations sont les fondements de toute société sûre et stable.
9. Le dialogue est une nécessité et il compte parmi les moyens les plus efficaces pour permettre aux hommes de faire connaissance entre-eux pour atteindre la vérité qui contribue au bonheur des hommes.
10. La préservation de l’environnement et de la nature, leur protection contre les dangers de la pollution et des risques environnementaux, constituent un objectif fondamental commun aux religions et aux cultures.
Pour réaliser, par le dialogue, les principes mentionnés ci-dessus, la Conférence a passé en revue la marche du dialogue et les obstacles auxquels il fait face. Se rappelant les catastrophes que l’humanité a endurées au XXe siècle, elle a conscience que le terrorisme est l’un des obstacles les plus saillants sur la voie du dialogue et de la coexistence. C’est un phénomène mondial qui requiert un effort international organisé et coordonné. Il faut affronter ce fléau avec sérieux, responsabilité et équité. Il faut travailler à la lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes, sous tous ses aspects, traiter ses racines et ses causes de telle sorte que soient apportées la justice et la stabilité dans le monde.
Par conséquent la Conférence considère qu’il faut absolument : 1. Lutter contre les théories qui considèrent inéluctable le choc des civilisations et des cultures, mettre en garde contre le danger des compagnes qui cherchent à amplifier les désaccords et anéantir la paix et la coexistence.
2. Renforcer les valeurs humaines communes, coopérer pour les diffuser au sein des sociétés humaines et traiter des problèmes qui font obstacle à ces actions.
3. Diffuser la culture de la tolérance et de la compréhension mutuelle par le dialogue afin qu’elle devienne un cadre pour les relations internationales à travers l’organisation de conférences et de colloques et par le développement des programmes relatifs à la culture, à l’éducation et à l’information aidant à la réalisation de ce projet.
4. Se mettre d’accord sur les règles du dialogue entre les adeptes des religions et des cultures permettant par cela de définir les valeurs et les principes moraux qui représentent un dénominateur commun aux adeptes des religions et des cultures afin de renforcer la stabilité et réaliser la prospérité du genre humain.
5. Travailler à la parution d’un document publié par les organisations internationales officielles et populaires, lequel édicte que l’atteinte aux religions et à leurs symboles constitue un crime passible de sanctions pénales.
Pour réaliser les objectifs auxquels la conférence aspire, les participants se sont accordés pour user des moyens suivants :
1. Créer un groupe de travail pour étudier les problèmes qui entravent le dialogue et font obstacle à ce qu’il aboutisse aux résultats escomptés. Réaliser une étude qui inclut des solutions pour résoudre ces problèmes.
2. Assurer la coopération entre les organismes religieux, culturels, éducatifs et médiatiques pour ancrer les nobles valeurs morales, pour encourager les bonnes relations sociales, pour s’opposer à la débauche, la dégradation des mœurs, la dislocation de la famille et toute autre forme que peut prendre le vice.
3. Organiser des rencontres et des symposiums communs, mener des études et élaborer des programmes d’information, avoir recours au réseau Internet et aux différents médias pour diffuser la culture du dialogue, de la compréhension mutuelle et de la coexistence pacifique.
4. Inclure les questions du dialogue entre les adeptes des religions, des cultures et des civilisations dans les programme d’action pour la jeunesse, l’information, la culture et l’éducation.
5. Inviter l’Assemblée Générale des Nations Unies à entériner les conclusions de cette Conférence et les exploiter pour promouvoir le dialogue entre les adeptes des religions, des civilisations et des cultures par le biais de la réunion d’une session spéciale sur le dialogue. Les participants à la Conférence souhaitent que le Serviteur des Deux Saintes Mosquées fasse en sorte que cette session se réunisse à la première occasion offerte. Ils seraient heureux d’y participer en envoyant une délégation les représentant et qui serait choisie par la Ligue Islamique Mondiale.
Conformément aux principes et aux notions sur lesquels se sont accordés les participants, ces derniers insistent sur l’impératif que le dialogue reste amicalement ouvert.
Les participants ont exprimé leur remerciement et leur considération à la Ligue Islamique Mondiale ainsi qu’aux différents services qui ont contribué à l’organisation de la Conférence. Ils ont loué la Ligue pour ses efforts dans le domaine du dialogue et de la coopération entre les peuples et les nations, et ont émis l’espoir de voir se réaliser les objectifs communs auxquels aspire l’humanité.
Publiée à Madrid
le 18 juillet 2008.
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Le grand Mufti de Syrie invite Benoît XVI dans son pays

A l’occasion de l’année jubilaire consacrée à saint
Paul
DAMAS, Jeudi 31 juillet 2008 (ZENIT.org) - Le grand
Mufti de Syrie, Ahmad Badr El Din El Hassoun, a invité Benoît XVI à se rendre
en Syrie à l’occasion de l’Année Saint-Paul.
Lors d’une rencontre à Damas avec un groupe de
journalistes participant à une visite organisée par l’Opera Romana
Pellegrinaggi sur les pas de saint Paul, la plus haute autorité sunnite de la
Syrie a relancé le dialogue entre chrétiens et musulmans pour la paix dans le
monde.
« Ce que je voudrais dire au Saint-Père, c’est
qu’en ce moment Damas est la capitale de la culture arabe et dans le même temps
la capitale de l’Année Saint-Paul », ouverte par Benoît XVI le 28 juin
2008 pour célébrer le bimillénaire de la naissance de Paul de Tarse.
C’est en effet sur le chemin de Damas que saint Paul,
jusqu’alors féroce persécuteur des chrétiens, se convertit, après avoir reçu
une vision de Jésus qui lui dit : « Je suis Jésus que tu
persécutes ».
« Je serais si heureux si le Saint-Père acceptait
notre invitation à visiter la Syrie cette année », a déclaré le grand
Mufti.
Celui-ci a également exprimé le souhait de pouvoir
rencontrer le pape en privé à Rome pour préparer cette visite.
Ahmad Badr El Din El Hassoun a ajouté qu’il aimerait
pouvoir répéter personnellement au pape ce qu’il a dit le 15 janvier dernier à
Strasbourg, en présence des députés européens.
Il avait parlé de la nécessité d’un dialogue
interculturel fécond pour une coexistence pacifique entre les peuples, à partir
des fondements communs des diverses religions, car « la culture de
l’esprit, qu’elle soit chrétienne ou musulmane, donne à l’humanité sa dimension
morale ».
Il a ensuite exprimé le souhait que « le
Vatican puisse participer à planter la fleur de la paix au Proche Orient ».
Le grand Mufti a ensuite plaisanté pour tenter de
dédramatiser les violentes critiques suscitées par le discours tenu par le pape
à l’Université de Ratisbonne en septembre 2006.
« On se dispute avec sa femme mais l’amour
grandit, a-t-il commenté. Au fond, entre religieux, intellectuels, il n’y a pas
de dispute mais un dialogue et une discussion. Et je souhaite que le Saint-Père
ait un rôle fondamental dans la paix du monde ».
Le grand Mufti a ensuite rappelé l’appel vigoureux de
Jean-Paul II à ne pas construire des murs mais des ponts de dialogue, en
référence au mur de division voulu par Israël.
« Le Vatican a eu un rôle fondamental dans la
chute du mur de Berlin - a-t-il poursuivi - et j’espère qu’il pourra jouer un
rôle similaire dans la destruction du mur que l’on est en train de construire
dans la terre de la paix ».
Mirko Testa
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Analyse de la Lettre des 138
par Maurice Borrmans
C’est sous ce titre que 138
représentants de l’islam contemporain, rassemblés dans le cadre de l’Académie
jordanienne de ‘Ammân pour les Recherches relatives à la Civilisation
Islamique, ont adressé, le 13 octobre 2007, une « Lettre ouverte »
aux chefs religieux des diverses communautés chrétiennes du monde entier, à
l’occasion de la Fête de la Rupture du Jeûne de Ramadân et du premier
anniversaire de la « Lettre ouverte » de 38 « savants
musulmans » à S.S. Benoît XVI. Ce titre est éminemment coranique,
puisqu’ils sont invités par leur livre sacré à dire : « O Gens du
Livre, venez-en à une parole commune entre nous et vous » (3, 64). On
sait qu’à la suite de la conférence théologique de Ratisbonne du 12 septembre
2006 et d’une citation malencontreuse de l’empereur byzantin Manuel II
Paléologue, bien des musulmans avaient protesté, sereinement ou violemment,
avant d’être enfin rassurés sur les intentions de Benoît XVI, preuve en fut sa
visite réussie en Turquie à la fin de novembre 2006 : le dialogue
interreligieux demeure une de ses priorités et il en a encore démontré
l’importance et l’urgence en participant à Naples à la « Rencontre des
Religions pour la paix » organisée, depuis Assise 1986, par la Communauté
de St Egidio. La « Lettre ouverte » des 38 « savants musulmans »
du 15 octobre 2006, qui développait leur réflexion en huit paragraphes
importants, a suscité maintes appréciations que l’on peut trouver dans La
conférence de Ratisbonne. Enjeux et controverses de Jean Bollack,
Christian Jambet et Abdelwahab Meddeb (Paris, Bayard, 2007) et Dio salvi la
ragione avec les textes de Benedetto XVI et les réflexions de Glucksman,
Farouq, Nusseibeh, Spaemann et Weiler (Siena, Cantagalli, 2007). La présente
« Lettre des 138 » se veut donc l’expression d’un consensus élargi
quant aux signataires et d’une reprise de l’un ou l’autre des passages
essentiels de la « Lettre des 38 ». Sa nouveauté réside dans une
redéfinition du monothéisme qu’affirment, en des formes variées, musulmans,
juifs et chrétiens, avec pour thème primordial la même confession du Dieu vivant,
un et unique, dans le cadre du double commandement de l’amour de Dieu et du
prochain, cher à la tradition judéo-chrétienne. On ne saurait donc trop
insister sur « l’esprit d’ouverture » que cette Lettre représente
pour le dialogue islamo-chrétien, et c’est pourquoi il convient d’en comprendre
intelligemment la teneur et d’en apprécier positivement les affirmations, non
sans s’interroger aussi sur certains de ses silences quant à des versets
coraniques qui font encore problème aux chrétiens.
Les signataires de la
« Lettre », au nombre de 138, représentent 43 nations, de tradition
islamique ou de contexte occidental : ‘ulamâ’, muftî-s, théologiens,
juristes, intellectuels, ils appartiennent majoritairement au monde sunnite,
mais on y compte des représentants du shî‘isme ainsi que d’autres groupes
minoritaires. On sait l’importance qu’a pour les musulmans l’expression de leur
« consensus » (ijmâ‘), troisième source de l’orthodoxie après
le Coran lui-même et la Tradition (Sunna) du Prophète. Tous ont été sollicités
par l’Académie jordanienne Âl al-Bayt (Les gens de la Maison du Prophète) pour
les recherches sur la civilisation islamique, laquelle s’est engagée depuis
près de vingt ans, grâce à l’intérêt qu’y portaient le défunt roi Husayn ainsi
que son frère, le prince Hasan, en de nombreux colloques islamo-chrétiens tant
avec les anglicans qu’avec les orthodoxes, les catholiques et les luthériens.
Tous ont pu prendre connaissance du texte et y apporter observations,
suggestions et changements. Parmi les signataires, on note plus
particulièrement, selon l’orthographe de la version anglaise, la présence des
algériens Mustafa Chérif, ancien ministre et ambassadeur, qui eut l’honneur
d’être invité, le 11 novembre 2006, à la table de Benoît XVI pour un entretien
des plus francs, et Bu Abd Allah Ghulam Allah, ministre des Affaires
Religieuses à Alger, du turc Ekmeleddin Ihsanoglu, secrétaire général de
l’Organisation de la Conférence Islamique, du séoudien Abd Al-Aziz bin ‘Uthman
Al-Tweijiri, directeur général de l’ISESCO (Islamic Educational, Scientific and
Cultural Organization), des libanais Muhammad Al-Sammak, secrétaire général du
Conseil National pour le Dialogue Islamo-Chrétien, et Hisham Nashabeh,
président de l’Association libanaise des Maqâsid, des syriens Shakir Al-Fahham,
président de l’Académie de la Langue Arabe, et Muhammad Sa‘id Ramadan Al-Buti,
doyen de la faculté de Sharî‘a de Damas, des égyptiens ‘Ali Jum‘a, grand muftî
de la République d’Egypte, Ahmad Muhammad Al-Tayeb, président de l’Université
d’Al-Azhar, Hasan Hanafi, professeur de philosophie à l’Université du Caire, et
‘Izz Al-Din Ibrahim, conseiller auprès du Premier Ministre des Emirats Arabes
Unis, du libyen Aref Ali Nayed, ancien professeur au PISAI de Rome et à
l’université de Kulua Lumpur, Malaisie, de l’iranien-américain Seyyed Hossein
Nasr, professeur à la George Washington University, du bosniaque Mustafa
Cerish, grand mufti à Sarajevo, du marocain Abdel-Kabeer al-Alawi Al-Madghari,
ancien ministre des Affaires Religieuses à Rabat, et enfin du prince jordanien
Ghazi bin Muhammad bin Talal, président de l’Académie de ‘Ammân.
Selon la traduction française
proposée par le site internet de l’Académie, 2 pages d’introduction renvoient
musulmans, chrétiens et juifs à leur commun monothéisme. Aux premiers, le Coran
rappelle : « Dis : C’est Lui Dieu, l’Un, l’Autosuffisant »
(112, 1-2) et « Rappelle-toi le nom de ton Seigneur, et incline-toi
(tabattal) d’inclination vers Lui » (73, 9). Aux seconds, Jésus
enseigne : « ‘Ecoute Israël, le Seigneur notre Dieu, le Seigneur,
est Un. Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme,
de toute ton intelligence et de toute ta force’. C’est là le premier commandement.
Le second lui est semblable : ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même’. Il
n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là » (Mc 12, 29-31). Ce
double commandement est, par la Lettre, déduit du verset déjà cité mais ainsi
développé : « O Gens du Livre, venez-en à une parole commune entre
nous et vous : que nous n’adorions que Dieu, sans rien lui associer, et
que parmi nous nul n’en prenne d’autres comme seigneurs en dehors de Dieu.
Puis, s’ils tournent le dos, eh bien, dites : ‘Soyez témoins que, oui,
c’est nous qui sommes les Soumis » (3, 64). Rappelant alors que le
Coran invite Muhammad et les musulmans au dialogue comme suit : « Appelle
à suivre la Voie de ton Seigneur par la sagesse et la bonne exhortation, et ne
discute avec eux que de la meilleure manière. C’est ton Seigneur qui connaît le
mieux celui qui s’égare de Sa voie, comme Il connaît le mieux ceux qui sont
bien guidés » (16, 125), la Lettre développe son argumentaire en trois
sections.
La 1ère section envisage « l’amour
de Dieu » (hubb Allâh), d’abord en Islam (5 pages) puis
dans la Bible (2 pages). Partant de la shahâda (témoignage de foi) et n’en
retenant que la 1ère partie, la grande shahâda, « il n’y a de
dieu que Dieu », le texte en développe le monothéisme (tawhîd)
à partir d’un « dire » (hadîth) de Muhammad qui affirme que
« la meilleure chose que nous avons dite, moi et les prophètes qui
m’ont précédé, est la parole : ‘Il n’y a de dieu que Dieu, Lui seul, sans associé,
à Lui le pouvoir (mulk) ainsi que la louange (hamd), Il est puissant sur toute
chose’ », illustrant chacune des affirmations de ce hadîth par de
nombreuses citations du Coran (33, 4 ; 2, 165 ; 39, 23 ; 67,
1 ; 29, 61-63 ; 14, 32-34 ; 1, 1-7 ; 19, 96 ; 2,
194-196 ; 9, 38-39 ; 64, 1 ; 64, 4 ; 64, 16 ; 6,
162-164 ; 3, 31 ; 73, 8), parfois corroborées par d’autres hadîth-s.
Il faut ici signaler que le seul verset coranique où il est question de
« l’amour de Dieu » ne se présente pas sous la forme d’un commandement,
mais bien plutôt dans un contexte de polémique : « Et il est des
gens qui adoptent, en dehors de Dieu, des rivaux, les aimant comme d’un amour
de Dieu. Or ceux qui croient sont plus forts en l’amour de Dieu » (2,
165). La Lettre ne mentionne pas, et pour cause, le verset où il est dit que
« Dieu va faire venir un peuple qu’Il aime et qui L’aime » (5,
54), car il y est d’abord parlé de l’apostasie de certains, puis d’une
communauté « modeste envers les croyants et rude envers les mécréants » !
Les deux pages qui traitent de l’amour de Dieu dans la Bible reprennent le
« Ecoute Israël » du Deutéronome (6, 4-5) tel que Jésus Christ
le répète dans son enseignement des deux commandements qui n’en font qu’un (Mt
22, 34-40 ; Mc 12, 28-31), écho évangélique de Dt 4, 29 ; 10,
122 ; 11, 13 ; 13, 3 ; 26, 26 ; 30, 2 ; 30, 6 ;
30, 10 ; et de Jos 22, 5, repris par Mc 12, 32-33 et Lc 10, 27-28. La
Lettre précise, en Mt 22, 37 et en Mc 12, 30-34, ainsi qu’en Lc 10, 27-28, les
sens respectifs des mots grecs « cœur », « âme »,
« intelligence » et « force ». Toutes citations ou
références qui, en conclusion, confirmeraient l’enseignement du hadîth
prophétique cité plus haut.
La 2ème section traite de « l’amour
du prochain (ou du voisin) » (hubb al-jâr) en moins de 2
pages. En Islam, selon le hadîth prophétique, « Nul d’entre vous n’est
croyant tant qu’il n’aime pas pour son frère (ou son voisin) ce qu’il aime pour
lui-même », d’où l’insistance sur la « piété (birr), [qui] est
donner de son bien, quelque amour qu’on lui porte, aux proches, aux orphelins,
aux indigents, aux voyageurs et aux mendiants ; la piété, c’est aussi
racheter les captifs, accomplir la prière, s’acquitter de l’aumône, demeurer
fidèle à ses engagements, se montrer patient dans l’adversité, dans le malheur
et face au péril. Telles sont les vertus qui caractérisent les croyants pieux
et sincères » (2, 177), piété dont Dieu est toujours le premier et
dernier témoin (3, 92). S’agissant de la Bible, le texte renvoie à Mt 22, 38-40
et à Mc 12, 31, dont le détail est déjà donné par le Lévitique (19, 17-18). En
conclusion, il est dit que « de ces deux commandements procèdent toute
la Loi (Nâmûs) et les Prophètes » (Mt 22, 40).
La 3ème section commente enfin,
en 4 pages, le « Venez-en à une parole commune entre nous et vous »
(3, 64). La « parole commune » consiste dans le double
commandement de l’amour du Dieu unique et du prochain, avec reprise des
citations précédentes (Dt 6, 4 ; Mc 12, 29 ; Mt 22, 40 ; Coran
112, 1-2), preuve que Muhammad n’a rien apporté de nouveau (Coran 41, 43 ;
46, 9) d’où refus des idoles et accomplissement de toute justice (Coran 16,
36 ; 57, 25). Et le « venez-en » qui invite à « ne
rien Lui associer et ne pas prendre d’autres comme des seigneurs en dehors de
Dieu » (3, 64) entend signifier, selon le grand commentateur Tabarî,
que « musulmans, chrétiens et juifs devraient être libres de suivre ce
que Dieu leur ordonne sans avoir à ‘se prosterner devant des rois ou autres’ »,
ce qui rejoint alors le « Pas de contrainte en religion » (2, 256),
qui garantit une liberté religieuse « sous condition » (60, 8) :
« En tant que musulmans, nous disons aux chrétiens que nous ne sommes
pas contre eux et l’Islam n’est pas contre eux, tant qu’ils ne déclarent pas la
guerre aux musulmans à cause de leur religion, qu’ils ne les oppriment pas et
qu’ils ne les expulsent pas de leurs foyers ». La Lettre renvoie les
chrétiens à leur Bible (Mc 12, 29-31 ; Mt 12, 30 ; Mc 9, 40 ; Lc
9, 50) où Jésus déclare : « Qui n’est pas contre nous est pour
nous » (Mc 9, 40). Or, affirme la Lettre, les musulmans croient en
Jésus « envoyé de Dieu, Son verbe déposé dans le sein de Marie, esprit
émanant de Lui » (4, 171) : il y aurait donc là une
« croyance commune », même si la foi des chrétiens au sujet de Jésus
est très différente : n’est-il pas Yasû‘ (Dieu sauve) pour ces derniers
alors qu’il est ‘Îsâ pour les musulmans ? La même Lettre reconnaît que,
parmi les Gens du Livre, il y a une « communauté droite qui récite les
versets de Dieu » (3, 113-115), tout en affirmant que les musulmans
croient également en tous les prophètes de l’histoire (2, 136-137). Le « entre
nous et vous » est enfin un appel à unir le témoignage des croyants
(« ils sont 55 % de la population mondiale ») face aux
périls de l’heure, car les trois religions monothéistes devraient garantir la
paix aux hommes d’aujourd’hui. Références sont faites au Coran (16, 90) et à
l’Evangile (Mt 5, 9 ; 16, 26). Et la Lettre de citer en conclusion le
verset du « pluralisme religieux » : « Si Dieu l’avait
voulu, Il aurait fait de vous une seule communauté (umma). Mais non, afin de
vous éprouver en ce qu’Il vous donne ; concurrencez-vous donc dans les
bonnes œuvres (fa-stabiqû l-khayrât) : vers Dieu est votre retour à tous »
(5, 48).
Les signataires de la Lettre ont
ainsi voulu relire les meilleurs textes du Coran et de la Sunna à la lumière du
double commandement de l’amour de Dieu et du prochain qui est au cœur de la
croyance juive et de la foi chrétienne. Insistant sur la seule 1ère partie de
la shahâda, ils entendent bien définir le monothéisme par ce double amour
de Dieu et du prochain, donnant ainsi à leur lecture du Coran ce souci
d’intériorisation spirituelle que révélait déjà la « Lettre des
38 » : celle-ci insistait sur « la proximité de Dieu »
vis-à-vis de tout croyant. Un hadîth rapporté par Ghazâlî ne dit-il pas
que « Quiconque dit : ‘Il n’y a pas d’autre dieu que Dieu’ a le
droit d’entrer au paradis » ? Aux attitudes classiques
d’obéissance, de soumission et d’adoration se substitue un vocabulaire qui peut
sembler commun aux musulmans, aux juifs et aux chrétiens : il s’agit
d’aimer, et il est vrai que le Coran affirme que Dieu aime « les
pieux » (3, 76 ; 9, 4 ; 9, 7), « les bienfaisants »
(3, 134 ; 3, 148 ; 5, 13 ; 5, 93), « les patients » (3,
146), « les justes » (5, 42 ; 49, 9 ; 60, 8), « les
purifiés » (9, 108) et « ceux qui lui font confiance » (3, 159),
même si ses 99 Beaux Noms ne disent pas qu’il est « aimant » (muhibb).
Et voici que l’amour de Dieu et l’amour du prochain sont si étroitement liés
par la Lettre qu’ils semblent être inséparables l’un de l’autre : nul ne
saurait prétendre aimer Dieu s’il n’aime pas son prochain ! Affirmation
qui semble toute naturelle aux chrétiens puisqu’elle fait partie des principes
mêmes de leur foi et de leur pratique, mais affirmation étrangement nouvelle
pour de nombreux musulmans qui conjuguent volontiers islam avec adoration
respectueuse et soumission confiante. Qui plus est, les textes de la Bible sont
souvent cités par la Lettre sans le moindre soupçon de
« falsification » (tahrîf) à leur endroit et l’une des 23
notes qui la commentent fait même recours à un texte de Saint Paul (note 4).
Ces notes constituent d’ailleurs, à elles seules, d’autres efforts loyaux pour
trouver des valeurs communes aux trois monothéismes.
Qu’en est-il exactement de cette
Lettre aux accents inattendus et quel peut bien en être le texte de
référence ? Est-ce celui publié en arabe ou plutôt celui transmis en
anglais ? Il semblerait que ce soit ce dernier. En effet, si celui-ci
parle de « l’amour de Dieu dans la Bible » (« in the
Bible »), le texte arabe en parle « dans l’Evangile »
(ce qui fait attribuer à celui-ci un Ancien Testament !), et s’il cite
Jésus Christ, la version arabe parle de « ‘Îsâ l-Masîh »,
expression qui n’est ni coranique (al-Masîh tout court, ou ‘Îsâ ibn
Maryam) ni chrétienne (Yasû‘ al-Masîh), mais qui traduit exactement le
Jesus Christ de l’anglais. Mais d’autres détails semblent incliner à donner au
texte arabe une certaine priorité. Et voilà qui laisse le lecteur sur sa
faim ! Celui-ci s’étonne même qu’un excellent hadîth cité dans le texte
arabe n’ait pas été traduit dans les versions anglaise, française et
italienne : « Les humains, énonce-t-il, sont la famille de Dieu
(‘Iyâl Allâh) : celui qui est le plus aimé de Dieu est celui qui est le
plus utile à sa famille » Quoi qu’il en soit, la Lettre ne se départit
pas d’une présentation traditionnelle en accumulant les citations coraniques et
les hadîth-s prophétiques, tout en les isolant de leur contexte, ce qui permet
de leur donner une interprétation élargie et dialogique. Un effort de
vocabulaire est également maintenu, car si l’on y fait encore mention des
« Gens du Livre » (juifs et chrétiens), on y parle aussi des
juifs et des chrétiens comme tels, ces derniers étant nommés Masîhiyyûn et non
pas Nasârâ. Qui plus est, les textes anglais, français et italien ne traduisent
jamais le terme coranique muslim par « musulman » (ce que
font, par contre, maintes traductions islamiques) mais bien plutôt par « soumis
à Dieu », « surrendering unto God », « sottomesso
a Dio », ce qui vaut pour tout monothéiste, qu’il soit musulman, juif
ou chrétien. Toutes choses qui indiquent un effort pour s’adapter aux
interlocuteurs, même si la Lettre commence par la formule classique « Au
nom de Dieu, le tout miséricorde, le miséricordieux » et s’achève par
le souhait de la paix (wa-l-salâmu ‘alay-kum).
Il est certain qu’on ne peut
comprendre les intentions et le contenu de cette Lettre qu’en la situant dans
la perspective de la « Lettre des 38 » d’octobre 2006, laquelle
n’était pas malheureusement sans accent polémique : rédigée rapidement,
semble-t-il, celle-ci entendait se prononcer par rapport aux propos de la
conférence de Ratisbonne. Elle situait le contexte historique du « Pas de
contrainte en religion », elle tempérait la seule transcendance de
Dieu en affirmant qu’il est aussi proche de sa créature, elle affirmait l’usage
harmonieux de la foi et de la raison en islam, elle précisait ce qu’il en est
des diverses formes de jihâd, elle rappelait que les conquêtes islamiques ont
respecté la religion des populations soumises en leur octroyant un statut de
« protégés » (statut de dhimma), elle disait que
Muhammad n’a jamais prétendu apporter quoi que ce soit de nouveau, elle
contestait le choix fait par Benoît XVI de ses experts, elle appelait enfin au
dialogue et à la collaboration citant largement des textes de Vatican II et des
déclarations de Jean Paul II. Elle était adressée au seul Benoît XVI, alors que
la présente Lettre est envoyée à tous les responsables des communautés
chrétiennes, y respectant parfaitement une certaine hiérarchie de préséance ou
de titulature, sollicitant d’eux, en quelque sorte, une réponse œcuménique au
contenu de la Lettre. Son ton est des plus iréniques, même si certaines
citations coraniques seraient à préciser, tandis que d’autres, non évoquées,
solliciteraient bien des clarifications, comme le souhaitait déjà Abdelwahab
Meddeb dans son commentaire de la « Lettre des 38 » (cf. La
conférence de Ratisbonne : enjeux et controverses, Paris, Bayard,
2007, pp. 63-100).
Voilà donc un texte qui rassemble
un grand nombre de responsables musulmans de toutes écoles et sensibilités, et
qui s’adresse à l’ensemble des chefs des communautés chrétiennes du monde
entier, rappelant aux uns et aux autres leur commune responsabilité vis-à-vis
d’une humanité qui n’en finit pas de connaître malentendus, conflits et
divisions de toutes sortes. Paradoxalement, l’invitation ici faite à tous
s’inscrit dans la droite ligne de ce que souhaitait la Déclaration conciliaire
sur les Relations de l’Eglise avec les autres religions : « Promouvoir
ensemble, pour tous les hommes, la justice sociale, les valeurs morales, la
paix et la liberté ». Il s’agit là des formes modernes de l’amour du prochain
que la présente Lettre entend lier étroitement à l’amour de Dieu, expression
alors parfaite d’un monothéisme « amoureux », voire
« savoureux » comme l’envisageait un Ibn Khaldûn en son temps (tawhîd
dhawqî). Les textes coraniques par elle utilisés n’ont-ils pas été
inlassablement rappelés et médités par les si nombreuses rencontres
islamo-chrétiennes qu’ont connues les quatre dernières décennies ? Tous
les partenaires du dialogue ne les connaissent que trop bien, alors que
d’autres textes (aux accents belliqueux ou aux dispositions discriminatoires)
attendent encore une re-lecture qui en contextualiserait le contenu. Il
convient donc de se réjouir que cet ijmâ‘ contemporain veuille les privilégier
dans le cadre d’un dialogue renouvelé où le double amour de Dieu et du prochain
apparaît comme l’expression parfaite de la foi au Dieu unique, Créateur et
Miséricordieux. La première encyclique de Benoît XVI n’avait-elle pas pour
titre « Dieu est amour » ? La tradition musulmane
n’a-t-elle pas toujours répété que la foi sans les oeuvres ne saurait suffire
au succès du croyant ? L’invitation à « se concurrencer dans les
bonnes oeuvres » semble bien devoir correspondre aux urgences de
l’heure dans un monde que menacent le « choc des civilisations » et
les aléas de la globalisation.
Sans qu’il faille pour autant
adhérer aux propositions concrètes, à nuance politique ou stratégique, de la
conclusion de la 3ème section, et tout en regrettant que la Lettre ne dénonce
en aucune de ses pages les actes de violence ou de terrorisme que certains
groupes de musulmans commettent aujourd’hui « au nom de Dieu » pour
quelque raison que ce soit, encore faut-il accueillir avec intérêt les
suggestions qu’elle envisage pour le dialogue de demain, car « si les
musulmans et les chrétiens ne vivent pas en paix entre eux, le monde ne peut
être en paix ». Leur « parole commune » devrait donc
embrasser toutes les formes actuelles du double amour de Dieu et du
prochain : leurs dialogues se doivent d’échanger sur leurs expériences
spirituelles et sur leurs renouveaux théologiques, tout comme « leur
prochain » ne saurait être limité aux seuls horizons de leurs
coreligionnaires, car il s’agit ni plus ni moins de penser à tous et à
toutes : il s’agit de « nos âmes éternelles » dont le destin est
en jeu. La Lettre ne dit-elle pas que « les mêmes vérités éternelles
que sont l’unicité de Dieu, la nécessité d’aimer et d’adorer Dieu totalement
(en excluant toute fausse divinité) et la nécessité d’aimer tous les êtres
humains, nos semblables (et donc la justice), sous-tendent toute religion vraie » ?
C’est bien là ce qu’affirment les chrétiens depuis près de vingt siècles,
reprenant ainsi et précisant mieux le témoignage-message confié jadis à Israël,
le peuple de la première alliance : croire en Dieu, l’Unique, c’est le
connaître et l’aimer, et reconnaître aussi que tous les humains, créés à son
image et à sa ressemblance, sont dignes d’être aimés par tous de l’amour même
dont il est aimé.
Il conviendrait donc d’accueillir
cette Lettre comme l’aube d’une étape nouvelle dans le dialogue
islamo-chrétien, qui permettrait aux partenaires de discuter enfin des
problèmes les plus fondamentaux qui les distinguent, les divisent ou les
opposent, en vue d’œuvrer ensemble pour l’application concrète de ces Droits de
l’Homme, définis en 1948, qui correspondent tant aux exigences du droit naturel
cher aux chrétiens qu’aux principes de la Sharî‘a que privilégient les
musulmans, même si leurs anthropologies et leurs théologies les justifient
diversement. L’expérience acquise depuis quarante ans lors de multiples
rencontres islamo-chrétiennes et l’accueil positif qu’ont réservé à cette
Lettre de nombreuses personnalités et institutions chrétiennes devraient
permettre de nouveaux efforts qui, associant juifs et hommes de bonne volonté,
donneraient toute son ampleur et son efficacité au double commandement de
l’amour de Dieu et du prochain que cette « Lettre des 138 » a voulu
présenter comme « parole commune » à tous les monothéistes qui se
réclament d’Abraham, et même d’Adam avant lui. En effet, « tous les
humains sont la famille de Dieu : celui qui est le plus aimé de Dieu est
celui qui est le plus utile à sa famille ».
Le
Mouvement oecuménique entend répondre à la prière du Christ : " que tous
soient Un (…) afin que le monde croie que tu m'as envoyé. " Jn 17,21.
Il exige prière, patience, coopération et travail courageux.
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Une rencontre
oecuménique importante a eu lieu ce mercredi au Vatican entre le Catholicos
arménien Aram Ier et le Pape Benoit XVI.
Le mercredi 26 novembre, le
Catholicos arménien de Cilicie Aram Ier a participé à l'audience générale du
Pape. Le Catholicos a été longuement applaudi par les participants, alors que
le pape lui donnait une accolade fraternelle.
Au cours de l'audience, Benoît
XVI a notamment déclaré: «Cette visite fraternelle est une occasion
significative pour renforcer les liens d'unité qui existent déjà entre
nous».Elle constitue en effet «un nouveau pas sur le chemin de l'unité
plénière». Le pape a renouvelé sa «gratitude» envers le Catholicos son engagement
«constant et personnel» dans l'œcuménisme.
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30/11/2006
20:40
Jeudi 30 novembre, à
Istamboul, du patriarcat orthodoxe à la Mosquée bleue, en passant par
Sainte-Sophie, le pape a promu le dialogue. Il a signé avec le patriarche
orthodoxe Bartholomeos Ier une « déclaration commune », qui se veut un pas de
plus vers l'unité des chrétiens
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Le pape Benoît XVI
et le patriarche oecuménique, Bartholéos Ier de Constantinople, au
balcon de la cathédrale patriarcale Sant-Georges, jeudi 30 novembre, à
Istamboul (photo Hertzog/AP).
Une rencontre de famille. Tel était le sentiment qui ressortait, mercredi 29
novembre au soir, lorsque le patriarche de Constantinople a accueilli l’évêque
de Rome au Phanar, le quartier d’Istamboul où il réside. Une famille au
cousinage européen, qui a saisi l’occasion pour intervenir d’une même voix,
sans doute comme jamais encore, sur le plan politique.
Les délégations catholique et orthodoxe se connaissent bien : il n’était pas
besoin de présenter les responsables catholiques à Bartholomeos Ier. Et au
patriarcat, les catholiques semblent en terrain de connaissance. Benoît XVI et
Bartholomeos Ier, ce sont deux frères qui se retrouvent, comme l’a dit le pape
lors de la Divine Liturgie à laquelle il a assisté durant deux heures (elle
dure en fait plus longtemps) dans la cathédrale patriarcale Saint-Georges. Deux
frères comme l’étaient André et Pierre, dont les deux hommes sont les
successeurs, soulignant ainsi, dit le pape, « la relation spéciale qui unit les
Églises de Rome et de Constantinople, comme Églises sœurs ».
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HOMELIE DE SAINT BERNARD SUR LE CANTIQUE DES CANTIQUES
»
28-01-2008,
du site:
http://www.zenit.org/article-17151?l=french
Disparition de l’archevêque orthodoxe Christodoulos : « Il a aimé
son peuple »
Hommage de Mgr Fortino
ROME, Lundi 28 janvier 2008 (ZENIT.org)
-
« Un homme d'Eglise qui a aimé son peuple et s'est dévoué avec générosité à son
service pastoral » : c'est en ces termes que Mgr Fortino rend hommage à un
acteur du dialogue oecuménique, l'archevêque d'Athènes et de Toute la Grèce,
Christodoulos, qui s'est éteint ce matin à l'aube, dans sa résidence, des
suites d'une tumeur, à l'âge de 69 ans.
Les funérailles de l'archevêque orthodoxe
grec auront lieu jeudi prochain, 31 janvier, en la cathédrale d'Athènes. Trois
jours de deuil national ont été décrétés.
Il y a un peu plus d'an, il avait rencontré Benoît XVI lors de sa
visite historique au Vatican, le 14 décembre 2006. En 2001, il avait reçu
Jean-Paul II à Athènes lors de cette non moins historique visite du pape, lors
de son pèlerinage jubilaire sur les pas de saint Paul : première visite d'un
pape en Grèce depuis le schisme de 1054.
Mgr Eleuterio Fortino, sous-secrétaire du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens a évoqué la figure de ce grand archevêque orthodoxe aujourd'hui au micro de Radio Vatican.
L'archevêque Christodoulos a été, a souligné Mgr Fortino, « un
homme d'Eglise qui a aimé son peuple et s'est dévoué avec générosité à son
service pastoral tout d'abord comme évêque local puis comme métropolite de
Volos, et ensuite comme archevêque d'Athènes et primat de l'Eglise de Grèce ».
« Il a promu, prudemment, mais progressivement, un contact réel avec toutes les catégories de l'Eglise. Il voulait faire que la pastorale de l'Eglise de Grèce soit centrée sur la solution des problèmes réels, culturels, économiques, sociaux et surtout religieux », a-t-il déclaré.
« Il restera de lui l'impression fondée qu'il a promu les contacts
de l'Eglise de Grèce avec le monde chrétien. Il l'a fait de façon progressive
et prudente. Dans ce contexte, pour ce qui est des relations avec Rome, on peut
dire qu'il a agi dans le même sens », a-t-il ajouté.
Anita S. Bourdin
29-01-2008
http://www.zenit.org/article-17163?l=french
Hommage de Benoît XVI à l’archevêque Christodoulos
Télégramme de condoléances au métropolite Séraphim
ROME, Mardi 29 janvier 2008 (ZENIT.org)
- Le pape Benoît XVI rend hommage au défunt archevêque d'Athènes et de toute la
Grèce, Christodoulos, dans un télégramme de condoléances adressé au métropolite
Séraphim de Karystia et Skyros.
L'archevêque grec orthodoxe s'est éteint lundi matin à l'aube,
dans sa résidence, des suites d'une tumeur, à l'âge de 69 ans.
Il y a un peu plus d'an, il avait rencontré Benoît XVI lors de sa visite historique au Vatican, le 14 décembre 2006. En 2001, il avait reçu Jean-Paul II à Athènes lors de cette non moins historique visite du pape, lors de son pèlerinage jubilaire sur les pas de saint Paul : première visite d'un pape en Grèce depuis le schisme de 1054.
Le pape exprime ses vives condoléances pour la « disparition
prématurée » de l'archevêque Christodoulos. Il rappelle avec émotion la
visite de 2006, et « l'accueil fraternel » qu'il avait réservé à
Jean-Paul II en mai 2001.
Ces événements ont ouvert, souligne le pape « une nouvelle ère de coopération cordiale » entre les catholiques et les orthodoxes de Grèce, un accroissement des « contacts » et une « amitié grandissante » « à la recherche d'une communion plus étroite dans le contexte de l'unité croissante en Europe ».
Le pape assure l'Eglise de Grèce de sa « proximité
spirituelle » et de sa prière, appelant de ses vœux le soutien de la grâce
divine pour que l'Eglise orthodoxe de Grèce continue à construire sur ses
conquêtes pastorales ».
Le pape confie l'archevêque Christodoulos « à l'amour miséricordieux du Père céleste », qui a promis de « récompenser ses fidèles serviteurs ».
Le Saint-Siège sera représenté par le cardinal Paul Poupard,
président émérite des Conseils pontificaux de la culture et pour le dialogue
interreligieux et par Mgr Brian Farrell, secrétaire du Conseil pontifical pour
la promotion de l'unité des chrétiens aux funérailles de l'archevêque qui
auront lieu jeudi prochain, 31 janvier, en la cathédrale d'Athènes, sous la
présidence du patriarche oecuménique de Constantinople, Bartholomaios Ier,
indique aujourd'hui Radio Vatican.
L'homélie sera prononcée par le métropolite Antime de Salonique. Trois jours de deuil national ont été décrétés.
La conférence des Eglises européennes (KEK) sera représentée par
le secrétaire général, Colin Williams, la Communion anglicane par l'évêque de
Londres, Richard Chartres.
Le patriarcat de Moscou sera représenté par le métropolite
Filarète de Minsk, membre permanent du saint synode.
Dans son télégramme de condoléances, le patriarche de Moscou Alexis II a évoqué une « grande perte » pour « le peuple de Grèce et pour tout le monde orthodoxe ».
Anita
S. Bourdin
Quel
est le sens de la visite de l’archevêque d’Athènes au Vatican ? (I)
ROME, Mercredi 13 décembre 2006 (ZENIT.org) - L’archevêque d’Athènes, S.B Christodoulos, chef de l’Eglise orthodoxe grecque, rencontrera le pape Benoît XVI, demain jeudi, à Rome. Une déclaration conjointe pourrait être publiée à cette occasion concernant la reconnaissance des racines chrétiennes de l’Europe.
Zenit a demandé Mgr Dimitri Salachas, de l’exarchat grec-catholique d’Athènes, de commenter cette visite, en particulier sa signification œcuménique. Mgr Salachas est professeur de droit canonique oriental à Rome, consulteur à la Congrégation pour les Eglises orientales, au Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens et dans d’autres organismes de la Curie romaine. Nous publierons aujourd’hui la première partie de cet entretien.
Zenit : Il y a quelques années, il aurait difficile d’imaginer une visite de l’archevêque orthodoxe d’Athènes au Vatican. Qu’est-ce qui est en train de changer ? La visite du pape à Istanbul a-t-elle contribué à ce changement ?
Mgr Salachas : A ma connaissance, le désir de l’archevêque Christodoulos de rendre visite au pape a grandi au cours des dernières années du pontificat de Jean Paul II. Il avait d’ailleurs assisté personnellement à ses funérailles.
En effet, les relations entre l’Eglise de Rome et l’Eglise orthodoxe de Grèce sont entrées dans une nouvelle phase au moment du pèlerinage jubilaire de Jean-Paul II en Grèce, en mai 2001, et au moment de la signature de la Déclaration commune à l’Aréopage d’Athènes, dans laquelle Jean-Paul II et Christodoulos se sont engagés à collaborer et à témoigner ensemble, pour que l’identité chrétienne du Continent européen puisse être gardée intacte.
Puis, en mars 2002 nous avons eu la visite au Saint-Siège d’une délégation du Saint Synode de l’Eglise de Grèce, et en février 2003, la visite d’une délégation du Saint-Siège, conduite par le cardinal Walter Kasper, à l’Eglise de Grèce, et la participation de représentants du Saint-Siège à différentes initiatives prises par l’Eglise de Grèce au niveau international et œcuménique.
La visite du pape Benoît XVI à Constantinople n’a fait que renforcer la décision prise il y a des mois par l’archevêque de rendre visite à l’Eglise de Rome et d’y rencontrer son évêque pour réaffirmer l’engagement issu de cette Déclaration commune à l’Aréopage d’Athènes en 2001.
Zenit : Certains milieux catholiques considèrent que l’un des problèmes majeurs concernant l’unité des chrétiens vient des Eglises orthodoxes et des relations entre elles. Pouvez-vous nous parler des relations entre les grands patriarches et spécialement avec le patriarcat œcuménique ?
Mgr Salachas : L’unité et la communion entre les Eglises orthodoxes - dirigée chacune par son propre synode et indépendante l’une de l’autre sur le plan administratif - ne se manifestent pas de la même manière que dans l’Eglise catholique romaine où le Souverain Pontife, en tant qu’autorité suprême, constitue la plus haute autorité doctrinale et canonique, un critère fondamental dans la communion ecclésiale. Le patriarcat oecuménique a été au fil des siècles, et il l’est toujours, le tout premier siège parmi les seize Eglises orthodoxes de tradition byzantine (neuf patriarcats, sept Eglises autocéphales nationales et autonomes).
L’Eglise orthodoxe est constituée d’une pleine communion de patriarcats et d’Eglises nationales autonomes qui sont unis dans la foi orthodoxe définie par les premiers conciles œcuméniques et soumis aux canons sacrés édictés par les dits conciles. Lié chacun aux statuts émanant de son propre synode et indépendant l’un de l’autre, tout en tenant compte de l’ordre protocolaire de chacun et de la préséance d’honneur fondés sur des critères d’origine historique et canonique. Indépendamment de l’ancienneté de leurs Eglises, les patriarches des Eglises orthodoxes sont tous égaux . Seule compte la préséance d’honneur entre eux.
Ainsi, l’ordre de préséance entre les grands sièges patriarcaux veut qu’il y ait tout d’abord le siège de Constantinople, suivi du siège d’Alexandrie, puis le siège d’Antioche et enfin celui de Jérusalem.
L’ordre d’importance entre tous les autres patriarches et chefs des Eglises orthodoxes est déterminé en fonction du degré d’ancienneté de leur siège patriarcal ou de leur archevêché. Le patriarche de Constantinople qui, depuis le Vème siècle, porte le titre de « Patriarche œcuménique », bénéficie en Orient d’une « primatie » d’honneur parmi les patriarches et chefs orthodoxes.
Cette prérogative, exempte de toute valeur juridique, est donc purement honorifique puisque chaque Eglise orthodoxe est dirigée par son propre synode et indépendante l’une de l’autre. Néanmoins, ces Eglises ont le devoir de communion entre elles. Chacune a le devoir d’agir, de prendre ou de coordonner des initiatives communes, au niveau panorthodoxe, en syntonie et synergie avec toutes les autres Eglises orthodoxes, après consultation et accord préalable de leur part.
Le patriarcat de Constantinople est donc le primat d’honneur parmi les Eglises orthodoxes et leurs chefs. Ce qui veut dire qu’une Eglise orthodoxe locale est canonique dans la mesure où elle est en communion avec l’Eglise-Mère de Constantinople et avec toutes les autres Eglises orthodoxes. Il y a eu autrefois, et il arrive qu’il y ait encore aujourd’hui, des problèmes et des tensions internes entre les différentes Eglises orthodoxes pour différentes raisons, mais cela n’a jamais été une cause de rupture de communion canonique ecclésiale ou de schismes.
L’unité de l’orthodoxie se manifeste tout particulièrement au niveau liturgique, dans les moments de grande solennité, quand les patriarcats et les Eglises célèbrent la divine liturgie. Tous les patriarches et chefs des Eglises orthodoxes sont commémorés, selon l’ancienneté de leur Siège, à commencer par le patriarche oecuménique.
Zenit : En tant que catholique grec et spécialiste du droit oriental, pensez-vous que les problèmes des catholiques en Grèce ( l’absence de reconnaissance de la personnalité juridique de l’Eglise Catholique) puisse ralentir le processus de normalisation des relations œcuméniques à haut niveau ?
Mgr Salachas : Il est vrai que le problème relatif à la reconnaissance de la personnalité juridique de l’Eglise catholique préoccupe depuis des décennies les catholiques de Grèce avec de grandes conséquences d’ordre pratique.
La question a d’ailleurs été affrontée lors de la visite du président de la République grec, M. Karolos Papoulias, au Vatican, le 28 janvier 2005.
Le président, accompagné du ministre de l’éducation et des affaires religieuses, Madame Ghiannakou, s’est engagé fermement à trouver une solution juste et rapide au problème, afin que l’Eglise catholique en Grèce puisse jouir d’un statut juridique approprié et reconnu. Actuellement le ministre a institué une commission mixte chargée d’étudier une solution au problème. Nous cherchons une solution dans le cadre de la Constitution et de l’organisation juridique en vigueur dans la République hellénique. Ce n’est pas sans difficulté mais nous espérons que la commission parviendra au plus vite à la solution souhaitée.
Le pape Benoît XVI, en recevant le 30 octobre dernier les évêques catholique de Grèce en visite ad limina, a exprimé le souhait qu’avec patience et dans le respect des procédures légitimes, il sera possible d’arriver, grâce aux efforts de tous, à cette entente souhaitée.
Je ne pense donc pas que ce problème puisse ralentir le processus de normalisation des relations œcuméniques à haut niveau entre les Eglises.
La problème ne concerne en effet pas l’Eglise orthodoxe, mais relève exclusivement des compétences du gouvernement qui a le devoir de garantir à chaque citoyen et à chaque religion le droit constitutionnel de la liberté religieuse. Il est tenu à répondre aux interpellations de la Communauté européenne, dont la Grèce est membre. Je ne pense pas que l’Eglise orthodoxe veuille ralentir ce processus.
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2007-01
>> Oecuménisme : Athènes et Rome
Pour la première fois, le primat de l'Église orthodoxe de Grèce s'est rendu en
visite officielle auprès du pape et de l'Église de Rome. Une relique précieuse
(une chaîne de la captivité de St Paul, conservée dans la basilique) a été
remise à l'archevêque orthodoxe lors de sa visite à la basilique
Saint-Paul-hors-les-Murs.
2006-12
>> Orthodoxie
Le patriarche de Constantinople a rendu visite à l'archevêque orthodoxe d'Athènes
et à plusieurs personnalités politiques grecques, insistant sur le rôle du
dialogue interconfessionnel en matière de garantie de la paix et de la
coexistence entre les peuples. "Chaque guerre menée au nom de la religion
est une guerre contre la religion... ; la paix entre les différentes
confessions signifie la paix entre les hommes." Au Mont Athos, il a été
accueilli par les supérieurs et les représentants des vingt monastères
souverains.
2005-12
>> Le pape et l'orthodoxie
Le pape invite à une rencontre l'archevêque orthodoxe d'Athènes où Jean Paul II
avait été chaleureusement reçu. Benoît XVI a écrit au patriarche de
Constantinople, il souhaite aller à Istanbul (Turquie). Il a reçu au Vatican un
représentant de l'Église orthodoxe d'Ukraine. L'Église chaldéenne rassemble
quelque 700.000 fidèles, dont environ 150.000 dans la diaspora. Ses racines
sont à l'aube du christianisme en Mésopotamie (Iraq). De nombreux villages
parlent encore Araméen, la langue parlée par le Christ.
2005-11
>> Reconciliation
Le patriarche de Constantinople est allé en Grèce pour une visite de
réconciliation, accompagné par l'archevêque d'Athènes, primat de Grèce
2004-10
>> Mini-révolution liturgique
Beaucoup de fidèles ne comprenant plus le grec ancien, désormais durant les
liturgies, les prêtres orthodoxes liront l'évangile en grec moderne.
2001-09
>> L'humilité du Pape
Dans la presse: "Le Pape en Grèce, c'est comme l'homme sur la lune...
Depuis 1.300 ans environ, un Pape n'avait pas mis les pieds sur le sol de la
Grèce: on a vu se réaliser un événement vraiment extraordinaire."
2001-04
>> Jean Paul II: 93ème voyage
L'âge et la maladie n'arrêtent pas le zêle missionnaire du Pape. Dans son 93ème
voyage, il sera le premier Pape à entrer dans une mosquée (pour vénérer Jean-Baptiste);
il a fait aussi en Grèce le premier pas vers les durs de l'Orthodoxie, toujours
blessés par les Croisades. La mission se fait humble, ouverte au dialogue.
27.04
- Grèce : La précédente visite d'un pape eût lieu en 710.
La visite que le pape Jean Paul II réalisera
en Grèce dans quelques jours est la première qu'un pape fera depuis près de
treize siècles. L'hebdomadaire grec "Kathemerini" en souligne ainsi
la signification et la portée.
La précédente visite du patriarche de Rome remonte en effet à l'année 710 quand
le pape Constantin (708 à 715) fut invité à rencontrer l'empereur Justinien II
à Nicomédie. L'empereur avait demandé qu'on rende au pape les mêmes honneurs
qu'à lui-même et c'est ainsi que Constantin, pape d'origine syrienne, fut
solennellement reçu en Grèce lors de ce voyage effectué par la voie maritime.
Dans l'île de Zea à 80 kms au sud-est d'Athènes, il fut accueilli par le
représentant de l'empereur et le représentant du patriarche de Constantinople.
Il fit escale dans l'île de Chios avant de rejoindre Constantinople où il fut
reçu par l'empereur et où il célébra avec la patriarche Cyrus (706 à 712) une
Divine Liturgie dans la cathédrale Sainte Sophie.
Lors de son voyage en Turquie en 1979, Jean Paul II avait déclaré au
journaliste grec Spyros Pagiatakis qu'il désirait se rendre un jour en Grèce.
Le métropolite de l'Eglise orthodoxe grecque, Mgr Christodoulos, a convoqué
pour cette semaine la commission permanente du Saint Synode pour lui demander
que "soient évités les comportements qui pourraient nuire à l'unité."
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A pleine Vie, Défendre la famille, Economie et social, Identité, Il était une Foi, La cité, La vie de la cité, Notre Eglise
s’achève dimanche 14 décembre.
Celui-ci a eu lieu à Trente (Italie) et était organisé par le Conseil des Conférences Épiscopales d’Europe (CCEE) avec la collaboration et le soutien de l’Archidiocèse de Trente et de son Archevêque, Mgr Luigi Bressan.
« C’est pour honorer la mémoire de Sa Sainteté Alexis II que, avec l’évêque de l’Église orthodoxe russe Hilarion de Vienne et de l’Autriche, nous avons décidé de maintenir ce rendez-vous déjà fixé, et de tenir un Forum catholico-orthodoxe à Trente », a déclaré le Cardinal Pèter Erdö, Archevêque d’Esztergom-Budapest et Président du CCEE.
Sept experts des Églises orthodoxes d’Europe et sept experts catholiques des Conférences épiscopales et trois des Dicastères du Vatican se sont réunis pour réfléchir sur le thème : La famille, un bien pour l’humanité.
Leur réflexion s’est articulée autour des trois aspects suivants : l’aspect théologique (la famille dans le projet de la création ; les aspects juridiques et culturels (définition de la famille dans les divers systèmes juridiques nationaux et au niveau international, changements législatifs et culturels) ; et sur les thèmes d’actualité : famille et mariage ; migrations et famille ; famille et éducation ; rapports entre les générations ; implications de la famille dans la vie politique, économique et sociale ; éducation et enseignement de la religion dans la famille et à l’école.
Pour vérifier la possibilité de concrétiser l’idée de ce Forum, le CCEE avait tenu à Budapest une rencontre informelle, les 6-7 décembre 2007, à laquelle avaient participé 4 experts orthodoxes (Patriarcat de Constantinople, Patriarcat de Moscou, Patriarcat de Roumanie, Patriarcat de Serbie) et 4 catholiques, parmi lesquels les délégués de 2 Conseils Pontificaux (Justice et Paix, Famille) et un représentant de l’Académie Pontificale pour la Vie.
Pour le Cardinal Erdö, « à la suite des changements historiques et culturels intervenus en Europe au cours des dernières décennies, qui demandent avec urgence un témoignage commun et une collaboration entre les communautés chrétiennes pour la défense et la promotion des valeurs chrétiennes dans notre société, une réflexion a été lancée sur l’opportunité de mettre en place un Forum catholico-orthodoxe en Europe, pour affronter ensemble les thèmes pastoraux d’intérêt commun ».
Lundi
20 février 2006
Pâques : Bientôt le même jour pour tous les chrétiens ?
Devant l’assemblée générale
du C.O.E. (Conseil Œcuménique des Eglises) qui se tient actuellement à Porto
Alegre, le chef de l’Eglise arménienne de Cilicie a proposé que tous les
chrétiens célèbrent un même jour la fête essentielle du christianisme :
Pâques ! Une idée reprise au bond par le cardinal Walter Kasper qui est
simple « observateur » pour l’Eglise Catholique… (Rappel :
L’Eglise Catholique n’est pas membre du C.O.E. !)
« J’ai rêvé que
toutes les Eglises du monde célèbreraient la Résurrection de Notre Seigneur commun
ensemble, le même jour, comme l’une des expressions visibles de l’unité
chrétienne » (Aram 1er)
Malgré le schisme de 1054,
catholiques et orthodoxes fêtaient Pâques ensemble jusqu’à l’instauration du
calendrier grégorien, en 1582, en décalage de 13 jours par rapport à l’ancien
calendrier julien, conservé par les orthodoxes. Mais la règle est restée la
même, fixée au Concile de Nicée en 325 : Pâques est célébré le premier
dimanche qui suit la première pleine lune de printemps. Dès lors, sauf exceptions
- comme 2004 et 2007 - les catholiques, protestants, anglicans, les orthodoxes
du Patriarcat de Constantinople, qui ont rallié le "grégorien" en
1920, et les arméniens fêtent Pâques plusieurs semaines après les orthodoxes
russes, les Coptes, les Ethiopiens. "Cette proposition, et celle de
reconnaissance mutuelle des baptêmes seraient des pas énormes" pour
l’œcuménisme, a déclaré jeudi en conférence de presse le cardinal Kasper,
président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens. Interrogé sur des
solutions possibles à une controverse sensible de plus de 500 ans, le cardinal
a dit que l’on "pouvait imaginer une date fixe, qui serait le premier
dimanche d’avril". Mgr Niphan Sakoly, représentant à Moscou de l’Eglise
grecque-orthodoxe s’est dit "d’accord". "Il faut discuter. Avec
le langage de l’amour, tout est possible", a-t-il dit. "Une date
fixe, c’est bien. Mais je souhaite plus tôt le dimanche compris entre le 15 et
le 22 avril, c’est plus logique par rapport à Nicée", affirme le
métropolite syrien-orthodoxe Mar Ggeorge Saliba, qui vit au Liban. Mar
Coorilas, métropolite malankar (orthodoxe), de Bombay, estime que "c’est
une très bonne idée, que, plus tard, les Russes accepteront peut-être".
"C’est fini les guerres de calendrier qui ont jalonné notre
histoire !", dit Mar Severius Sawirios Malke Mourad, évêque
syrien-orthodoxe, à Jérusalem.
Chez les Russes et les
Coptes, les réticences demeurent fortes.
"Pâque ensemble, d’accord,
mais en respectant Nicée. Que les occidentaux nous rejoignent ! Nous
suivons notre tradition, c’est plus important que plaire à l’opinion
publique", estime l’archiprêtre Vsevolod Chaplin, du patriarcat de Moscou.
"Nous ne pouvons changer la règle de Nicée", assure l’évêque copte
égyptien Antonios Shenouda.
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PRESENTATION DES EGLISES EVANGELIQUES.
Les Eglises Évangéliques font
partie des Eglises chrétiennes rattachées par l’origine et la doctrine à la
famille protestante et peuvent être d'origines diverses (« Baptistes
» « Pentecôtiste » « Frères » « Charismatiques » «
Méthodistes » « Armée du Salut » « Eglises libres » « Réformées
Évangéliques » etc.).
Elles souscrivent aux grands
points fondamentaux de la foi chrétienne :
-- Un seul Dieu (Père, Fils et
Saint Esprit)
-- Jésus, vrai homme et vrai
Dieu, mort et ressuscité pour notre salut
-- Bible, Parole de Dieu,
faisant autorité
-- Jugement dernier
-- Une seule Eglise (épouse et
corps du Christ,) composée de tous les rachetés de tous les temps et de tous
les lieux.
Dans le monde, les Eglises
Évangéliques sont en croissance importante et pourraient constituer dans les
prochaines années la troisième force du christianisme avec les catholiques et les
orthodoxes.
En France, des communautés
évangéliques sont présentes dans la plupart des villes d'une certaine
importance et les relations œcuméniques sont très variables (de quasi
inexistantes à excellentes !) ; il n'est pas toujours simple de les classer :
environ
- ¼ se retrouvent dans la F.E.F.
(Fédération Évangélique de France)
- ¼ se rattachent à la F.P.F. (Fédération Protestante de France
aux côtés des luthériens et des réformés)
- ¼ font partie des ADD (assemblées de Dieu)
- ¼ restent assez indépendantes…
(!)
La plupart des églises ou œuvres
évangéliques se retrouvent au sein du CNEF (Conseil National
des Évangéliques en France) et beaucoup sont représentées à l’Alliance
Évangélique française (AEF) qui a une structure européenne et
mondiale.
(fiche rédigée par le Pasteur
Évangélique Florian Rochat, au terme d’échanges avec P.Jay)
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Deux nouvelles Églises rejoignent le Conseil Oecuménique des
Églises
Mercredi 13 février 2008 : le Conseil Oecuméniques des
Églises (COE) compte désormais 349 Églises. Lors de la session d'ouverture de
son Comité central, l'Église presbytérienne évangélique au Brésil et l'Église
évangélique du Laos, ont été officiellement reçu comme Églises membres du COE.
Au
terme d'une période de consultation décidée lors de la précédente rencontre du
Comité central en 2006, ces deux Églises voient donc l'aboutissement d'un long
processus de dialogue avec le COE. Cette dernière période de probation a entre
autres permis de vérifier l'engagement oecuménique de ces Églises, en lien et
en dialogue avec les institutions oecuméniques de leurs pays et régions
respectifs. Avec près de 100.000 membres chacune, ces Églises rejoignent donc
la communauté qui regroupe près de 560 millions de chrétiens dans environ 110
pays, au sein des principales branches du christianisme, à l'exception de
l'Église catholique romaine.
L'Église
évangélique du Laos est née en 1956 du regroupement de trois Églises fondées
par des missionnaires européens entre 1890 et 1928, dans trois régions
distinctes du pays. Alors qu'elle avait reçu une reconnaissance de la monarchie
du pays, elle a été totalement coupée des institutions du pays et de liens avec
les Églises de l'étranger entre 1975 et 1990, à cause du régime politique en
vigueur.
Elle
n'a pas accueilli de missionnaires étrangers depuis 1975, date à laquelle les
actions d'évangélisation avaient été interdites par le régime.
Depuis
l'ouverture pratiquée à partir de 1990, le nombre de membres de cette Église
n'a cessé de croître. Aujourd'hui elle est la principale dénomination
chrétienne reconnue par le gouvernement de la République populaire démocratique
du Laos et entretient de bon rapport avec les bouddhistes qui représentent 60%
de la population.
En
1903, l'Église presbytérienne évangélique au Brésil s'est organisée autour de
sept pasteurs et de quinze anciens, un quart de siècles après l'arrivée du
premier missionnaire presbytérien au Brésil. Cette Église particulièrement
missionnaire articule son travail autour de trois départements (mission,
éducation et communication). L'Église possède trois séminaires et deux centres
de formation pour missionnaires.
2001 : La Charte oecuménique européenne est signée à Strasbourg par la Conférence des Eglises européenne (K.EK) regroupant la plupart des Eglises orthodoxes, anglicanes, protestantes, vieilles catholiques d’Europe et par le Conseil des Conférences Episcopales d’Europe (C.C.E.E) regroupant les Conférences épiscopales catholiques romaines en Europe.
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WIKIPEDIA
Pour l'Église
catholique, la conception du dialogue est assez large depuis Vatican II ;
Jean-Paul II a réaffirmé dans Ut unum sint sa dimension
personnaliste : il ne s'agit pas seulement d'un échange d'idées, mais
aussi d'un échange de don, fondé sur la conviction que l'Église de Jésus-Christ
est présente avec des degrés dans toute église ou communauté ecclésiale, il
s’agit de se laisser interpeller par le Christ lui-même en voyant d'autres
fidèles s’engager pleinement à sa suite.
Le dialogue entre
l'Église catholique romaine et les églises évangéliques a commencé il y a longtemps :
David du Plessis, membre des Assemblées de Dieu, était présent comme
observateur au Concile ; la première phase du dialogue avec des
pentecôtistes s'est achevée en 1976 ; il en est aujourd'hui à sa 6e phase. Avec
le monde évangélique plus « classique », le dialogue a commencé un
peu plus tard, avec l'Alliance évangélique mondiale
(donnant lieu à la publication d’un rapport en 2003) : avec les baptistes,
(avec lesquels le dialogue a été un temps interrompu) ; avec les
mennonites, particulièrement persécutés (par les luthériens, les réformés et
les catholiques) au XVIe siècle.
En France, le dialogue entre l’Église catholique et la Fédération des Églises
Baptistes (FEEB) a donné lieu à la publication du rapport international Rendre
témoignage au Christ, puis du baptême à l'église (baptême, cène/eucharistie,
église) ; le thème du travail est aujourd’hui le rôle et la place de la
Vierge Marie. Il existe par ailleurs un groupe de conversations né d'une
rencontre fortuite entre Mgr Daucourt et de Daniel Rivault à l'Arche de Jean
Vanier. Côté évangélique, au départ des personnalités non membres de la FPF
sont désignées par cooptation : côté catholique, il s’agit d'un groupe
présidé par un évêque. Les travaux ont d’abord porté sur les questions éthiques,
puis sur la recherche d’une parole juste des églises « historiques »
(le terme est usuel, mais pas vraiment approprié, vu l'ancienneté de certaines
églises évangéliques) par rapport aux églises évangéliques. En 2003, des membres
évangéliques de ce comité demandaient qu'on ne révèle pas leur identité ;
aujourd'hui, ils sont autorisés officiellement à dialoguer, même s'ils
n'engagent qu'eux mêmes. L'Alliance évangélique française a repris à son compte
ce dialogue. Cela n'est pas le tout du dialogue : rencontres pastorales,
expositions bibliques… Deux mariages ont été célébrés entre des catholiques et
des membres des Assemblées de Dieu.
On peut souligner
la proximité entre Église catholique et Églises évangéliques sur certaines
affirmations doctrinales fortes ainsi que sur les questions éthiques, autour de
la défense de la vie. D’autre part, l’engagement catholique en faveur de la
nouvelle évangélisation et la prise de conscience de la nécessité de réaffirmer
fortement les convictions chrétiennes rejoignent la position évangélique. En
revanche, se pose le problème de l’image mutuelle, en particulier dans des pays
qui ont été massivement catholiques. Par ailleurs, l'Église catholique a une
conception très structurée du dialogue, alors que le monde évangélique est très
largement constitué d'église congrégationalistes, où les communautés locales
sont indépendantes. Or un tiers à peu près de ces églises ne sont pas dans des
fédérations. Cela conduit à des conceptions différentes du dialogue
œcuménique : l’Église catholique recherche l’unité des chrétiens par
l’unité des églises, ce qui n’est pas le cas des évangéliques. Enfin, un
certain nombre de pratiques évangéliques (3e vague, autour de la
guérison) pose questions aux catholiques qui s'intéressent à la question.
Les évangéliques
ont depuis toujours participé à la FPF, et c'est l'Église évangélique libre,
issue des mouvements de réveil du XIXe siècle, qui a pris l'initiative
de la création de la FPF en 1905. Par intégration successive, la FPF s'est retrouvée
rapidement avec les baptistes, l'Église apostolique, la mission tsigane
(pentecôtistes), jusqu'aux dernières entrées, adventistes et pentecôtistes. On
a davantage parlé ces dernières années de cette intégration ; sans doute à
cause de la croissance démographique rapide de ces Églises, soulignée par les
médias surtout dans ses excès ; peut-être aussi à cause de la croissance
des églises issues de l'immigration, qui pose des questions nouvelles notamment
sociales et inter-culturelles. Le regard que la société porte sur le religieux
a changé, en particulier depuis la chute du mur de Berlin, avec le thème du
choc des civilisations. Les questions que l'on se pose par rapport au monde
musulman se sont posées aussi face au protestantisme, tandis qu'aux États-Unis
on assistait à une montée en puissance politique des néo-fondamentalistes. La
croissance du pentecôtisme, elle, n'est pas nouvelle (dès le début XXe siècle). La sociologie elle aussi
a changé : le mouvement évangélique du XIXe siècle était porté par des
aristocrates, tandis que le pentecôtisme est d'origine nettement plus
populaire ; il ne comprenait en général guère de théologiens formés comme
dans les Églises traditionnelles, la prédication se fait plutôt sur le mode du
témoignage. Le dialogue est donc complexifié par la diversité des cultures
d'églises, d'expressions de foi.
En même temps, le
monde évangélique et pentecôtiste se transforme rapidement ; Ces églises
attachent aujourd'hui beaucoup plus d'importance à la formation théologique, et
ont adopté un certain nombre d’outils intellectuels et théologiques des églises
classiques : il y a donc désormais des personnes « ponts »,
susceptibles de faire de la « traduction » ; On peut aussi
penser aux groupes charismatiques informels des années
1970, qui se sont structurés en églises, avec des ministères. C'est en fait
une évolution très rapide. Il y a donc dans la FPF un mouvement d'intégration
en spirale, qui est sans doute sa vocation particulière : lieu rassembleur
d'une diversité d'églises à sa naissance, qui aboutit en 1938 à la constitution
de l'Église réformée de France ; les baptistes rentrent alors dans la FPF
et le dialogue s’approfondit. La FPF est donc un lieu creuset, où le dialogue
se fait de plus en plus étroit, vers davantage de communion. L'entrée récente
de nouvelles églises évangéliques dans la FPF s'inscrit tout à fait dans cette
ligne. La circulation des personnes également fait que 30% des ministres qui
entrent dans l'Église réformée de France, en moyenne, n'en sont pas issus.
Différents facteurs contribuent à ce dialogue : souci du témoignage,
contexte socio-politique (la chasse aux sectes a conduit certaines églises
évangéliques à venir frapper à la porte de la FPF, et finalement permis l'entrée
dans un dialogue et dans une certaine communion, même si cela n’aboutit pas à
une intégration) ; Le protestantisme de la FPF se caractérise par le fait
d'accueillir comme une richesse la diversité d'expressions de foi. Certaines
églises évangéliques adhèrent à cette conception et trouvent leur place dans la
FPF. D’autres non, et se retrouveront mieux dans la FEP (Fédération Évangélique
de France) qui exige une unité doctrinale autour d’une confession de foi
élaborée. Le dialogue qui existe en France existe aussi au plan
international : une plate-forme du Forum chrétien global essaie de mettre
ensemble les églises membres du CEC, l'église catholique, et les églises
évangéliques et pentecôtistes, qui représentent le ¼ du christianisme
mondial ; à Nairobi en novembre 2007 a eu lieu la première rencontre entre
des représentants de toutes les familles ecclésiales.
****************************************
Evangéliques et Pentecôtistes à l'Assemblée mondiale
du Conseil oecuménique des Eglises.
Porto Alegre, février 2006.
La question de la relation entre les
églises historiques et les églises pentecôtistes et évangéliques est un thème
d'une grande actualité en Suisse. Un de mes objectifs en participant à
l'assemblée de Porto Alegre a été de m'informer sur ces relations au niveau de
"l'oikoumènè".
Des représentants de l'Alliance évangélique mondiale et d'églises pentecôtistes
étaient présents à cette 9e assemblée.[i] De plus un
certain nombre d'églises pentecôtistes et évangéliques sont devenues membres du
COE, en particulier en Amérique latine. Elles ont animé une célébration avec une
magnifique chorale, apportant ainsi la touche joyeuse de leur spiritualité. En
compagnie de plusieurs délégués, j'ai participé à un culte d'une Eglise
pentecôtiste de Porto Alegre. Un théologien évangélique est intervenu en
plénière; une conférence de presse sur la relation entre les évangéliques et le
COE a été organisée. J'ai pu aussi rencontrer personnellement plusieurs
observateurs de ces églises.
Une surprise :
l'Alliance évangélique mondiale a le même programme que le COE
Geoff Tunnicliffe, directeur de l'Alliance évangélique mondiale (AEM), qui
représente quelques 400 millions de chrétiens, a créé une surprise en
commençant la conférence de presse sur la relation entre les évangéliques et le
Conseil oecuménique (COE), en se centrant sur les programmes de l'AEM pour
combattre la pauvreté, l'injustice économique, la violence, le SIDA. L'AEM est
membre associé du COE depuis 35 ans. Bien des schémas sur les évangéliques
confinés dans leurs églises et ne sachant que prier, volèrent en éclat dans
l'esprit des journalistes. La campagne de l'AEM comporte l'accomplissement des
buts du millénium définis par les Nations Unies et repris par le "Défi
Michée". Commentant le thème de l'Assemblée de Porto Alegre "Transforme
le monde, Dieu, dans ta grâce", G. Tunnicliffe parle de "transformation
holistique" ou de mission intégrale. Le matériel et le
spirituel appartiennent à l'Evangile total, tout comme la conversion
personnelle et la transformation structurelle. "Dans la mission
intégrale notre proclamation a des conséquences sociales, lorsque nous appelons
les personnes à aimer et à se repentir dans tous les domaines de leur vie.
Notre engagement social a des conséquences évangélisatrices lorsque nous
rendons témoignage à la grâce transformatrice de Jésus-Christ. Si nous ignorons
le monde, nous trahissons la Parole de Dieu, qui nous envoie pour servir le
monde. Si nous ignorons la Parole de Dieu, nous n'avons rien à dire au
monde".
|
Qu'est-ce que le
Conseil œcuménique des Églises? Le Conseil œcuménique des Églises (COE) est la plus vaste et la plus inclusive des nombreuses expressions organisées du mouvement œcuménique moderne, dont l'objectif est l'unité des chrétiens. Le COE rassemble 349 Églises, dénominations et communautés d'Églises d'une bonne centaine de pays et territoires du monde entier, représentant plus de 560 millions de chrétiens et comprenant la plupart des Églises orthodoxes, un grand nombre de dénominations issues des traditions historiques de la Réforme protestante – anglicane, baptiste, luthérienne, méthodiste et réformée – ainsi que de nombreuses Églises unies et indépendantes. Si les Églises fondatrices du COE se trouvaient pour la plupart en Europe et en Amérique du Nord, de nos jours ce sont les Églises membres en Afrique, en Asie, aux Caraïbes, en Amérique latine, au Moyen-Orient et dans la région du Pacifique qui sont en majorité. Pour ses Églises membres, le COE constitue un lieu unique où elles peuvent réfléchir, parler, agir, prier et travailler ensemble, s'interpeller et se soutenir mutuellement, partager et discuter. En tant que membres de cette communauté, les Églises membres du COE
|
|
Lettre Ouverte des 138 dignitaires musulmans
Link : http://www.acommonword.com/index.php?lang=en&page=downloads
****************************************
Information
Tout
ce travail de rassemblement des efforts de tous pour s’unir, se
comprendre, se respecter, s’accepter malgré des différences, et en mettant en
avant ce qui vous unit, l’Amour du même Dieu et l’amour du prochain, les 2
Commandements les plus importants, et en faisant preuve d’humilité et
d’amour, permet et va permettre de
grands changements dans les conduites de l’homme !!!
Et
comme, Moi, votre Père Dieu de l’Univers, vous l’ai déjà dit :
Quand
les conduites changeront, l’humanité changera, les sociétés changeront !!!
Je
vous invite à accroître vos efforts, de divulguer ces changements historiques à
tous, chacun dans votre église, maison de Dieu, que chacun sache que
l’Unification a réellement commencé, que
vous montriez votre zèle spirituel, lequel sera le plus aimant, le plus
humble, pour que l’autre se sente
accepté malgré toutes vos différences, et ces différences sont d’ordre extérieur
ou sur certaines compréhensions, que Jésus Christ vous expliquera à Sa
Venue !!!
Il
ne faut pas que L’Unification reste seulement sur les documents et sur les
visites des Responsables, il faut que cela se sache dans les peuples
aussi !!! Tant au niveau régional,
qu’au niveau mondial !!!
Maintenant, on me dit :
IL faut que tu prophétises de nouveau
sur quantité de peuples, de nations, de races et de rois. Apocalypse de St Jean
chapitre 10 :11
Maintenant, Dieu me
demande : Il faut que je prophétise
de nouveau sur quantité de peuples, de nations, de races et de
rois !!!
Maintenant, Dieu vous
demande : Il faut que vous prophétisiez de nouveau sur quantité de
peuples, de nations, de races et de rois !!!
Pour
donner à tous la Parole de Dieu !!! Dieu
demande d’informer le Peuple par
tous les moyens, pour que cela
s’entende mondialement que l’Unification des Eglises est en cours de
réalisation !!!
La
7ème trompette se compose de la 1ère partie déjà envoyée
à toutes les Maisons de Dieu à Pâques en
2007 !!! et la 2ème partie : LES PAS VERS
L’UNIFICATION !!!
Le
temps est venu d’envoyer la 7ème
trompette aux rois et à leurs ministres !!!
Dieu
me demande d’envoyer à chaque Roi ou Responsable d’un pays et à 12 de ses
ministres, la 7ème trompette de l’Apocalypse de Saint
Jean !!!
Courrier pour le Roi
ou le Responsable du pays et pour 12 de ses ministres
Bonjour,
mon prénom est Noula, depuis 1989 Dieu me parle, et Il m’a demandé de préparer
le Peuple de Dieu issu de toutes les nations !
En
1995, lors de mon voyage en Israël, le
Patriarche Grec du Saint Tombeau de Jésus Christ m’a reçue et a reconnu devant
moi, que tout cela était bien de Dieu et que j’accomplisse tout ce qu’Il me
demandera !
Pour
permettre la Préparation de Ses enfants
des 3 religions monothéistes et pour tous les autres qui ne le connaissent
pas, le Dieu d’Israël, d’Abraham, de
Jacob, de Moïse, de Jésus Christ et de Mahommed m’a révélé le Livre Ouvert de
la 6ème trompette de l’Apocalypse de Saint Jean.
En
2007 à Pâques, le Plan Secret pour toute l’Humanité fut donné par la révélation de la 7ème
trompette de l’Apocalypse de Saint Jean.
Dieu
me demande de vous envoyer cette 7ème trompette, composée de
passages de l’Ancien Testament, du Nouveau Testament et du Coran.
Cette
Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu sera annoncée mondialement, et pour ce
faire, Dieu vous demande de permettre
aux responsables spirituels d’utiliser dans votre pays les canaux médiatiques
pour expliquer à votre peuple, ce que Dieu attend des hommes, de ses
Enfants.
Dieu
demande que vous autorisiez les responsables de Sa Maison, des 3 religions
monothéistes, de préparer le peuple :
1°
Par la Connaissance de Dieu !
2°
Par la connaissance de Jésus Christ, le Messie et de Son Œuvre !
(Pour le Judaïsme, les révélations
concernant le Messie, et son Œuvre mentionnée dans l’Ancien Testament)
3°
Ce que Dieu demande aux hommes pour faire partie de Son Peuple :
préparation spirituelle (augmenter les vertus de l’homme spirituel :
comment reconnaître le juste, humilité, honnêteté, simplicité, pardon,
obéissance, amour, charité, respect, aimer le bien et s’éloigner du mal,
en quoi consiste le bien et en quoi consiste le mal…).
J’envoie
ci-joint la 7ème trompette, à vous le Roi ou le Responsable de ce
pays ainsi qu’à 12 de vos ministres.
Cela
pour que s’accomplisse la prophétie de l’Apocalypse de Saint Jean
Chaptre
10 : 11.
Maintenant, on me dit :
Il faut que tu prophétises de nouveau
sur quantité de peuples, de nations, de races et de rois. Apocalypse de St Jean
chapitre 10 :11
Maintenant, Dieu me
demande : Il faut que je prophétise
de nouveau sur quantité de peuples, de nations, de races et de
rois !!!
Cette Requête de Dieu sera
envoyée dans chaque pays, le Roi ou le Responsable ainsi que 12 de ses
ministres la recevront !!
Avant de prendre votre
décision, Dieu vous demande de lire la 7ème trompette dans son
entièreté et puis de décider avec maturité de votre réponse à Sa
Requête !!!
Vous communiquerez votre
réponse aux Responsables religieux de votre pays, et eux décideront ensemble et
unis de la manière de préparer le peuple.
En effet, Dieu estime que beaucoup de Ses Enfants ne le
connaissent pas assez, et ne se conduisent pas selon Ses
Commandements !! Pour cela, Dieu
aimerait que vous libériez tous les jours un peu de temps via les télévisions pour que les responsables
spirituels annoncent la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu à tous les citoyens de votre pays !!
Merci de votre
attention !!
Que Dieu guide vos pas, et
ouvre vos esprits !!!
Amen
Noula
Monsieur, Madame,
Comme vous avez pu
le constater cette dernière année, vous avez pu voir le Commencement de la
Réunification des 3 religions monothéistes à savoir l’amour et le respect des 3
religions, sous la promesse d’Abraham du Dieu Unique et de son Messie Jésus
Christ !
Ce sont des
évènements historiques qui se déroulent sous nos yeux, en effet, les
responsables religieux juifs, chrétiens et musulmans s’unissent pour un monde
de paix, d’entraide, de respect, et d’amour !!
En effet, les deux
plus grand Commandement de Dieu donne la
priorité à 1° Aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme, et de toute sa
force, et le 2 ème, tu aimeras ton prochain comme toi-même !
Je vous envoie 1°
La 7ème trompette de l’Apocalypse de St Jean qui a retenti en 2007 à
Pâques pour toutes les nations du monde.
Elle se compose de
2 parties pourquoi les 3 religions
monothéistes sont acceptées par Dieu.
Comme il est écrit
dans le Livre Ouvert de la 6ème trompette de l’Apocalypse de Saint
Jean,
Quand les conduites
changeront, les sociétés changeront !!
Quand les conduites
changeront, le monde changera !!
Donc, les valeurs
de vérité, de justice, de ne pas mentir, de ne pas tuer, de ne pas convoiter,
de la simplicité, de l’humilité, et de l’amour du prochain, et que notre
liberté s’arrête, là où commence celle des autres, et vice versa, etc, tout
cela va permettre un relèvement de l’homme au niveau mondial.
Pour cette raison,
Dieu demande aux responsables d’ouvrir les canaux médiatiques et que l’on
permette aux responsables religieux de nourrir les sociétés des valeurs sûres,
qui sont à la base de nos législations et de notre justice !!
Je me permets de
vous envoyer également tous les destinataires de cette requête, à savoir tous
les responsables des pays du monde via les ambassades de la France, en effet,
la totalité de la 7ème trompette est donnée en langue
française !
Elle est également
envoyée à quelques chaînes de télévision et journaux au niveau mondial !!
Je vous transmets
la liste de tous les responsables à qui j’envoie par mails et par courrier,
vous pourrez la consulter sur ce lien !(Liste)
A tous les
responsables de la Communauté Européenne, car il est grand temps que l’homme
retrouve sa dignité et aussi pour favoriser les enfants et les familles
(divorces nombreux) !!
De plus, concernant
le grand problème de la crise économique mondiale qui a de graves conséquences
pour toute la planète, je dois vous dire deux, trois petites choses !
Tout ce système est
en train d’entraîner tous les pays du monde vers le bas, vers la pauvreté de la
majorité, pour enrichir une mini minorité !!!
En effet 20 % de la
planète se partage les 80% des richesses du monde !!
La pauvreté avance
de plus en plus au niveau mondial, il est temps que tous ensemble vous
réagissiez concrètement et activement !!!
Si vous laissez
courir cette sorte d’économie et ses règles au niveau mondial, vous allez tout
détruire !!
Vos démocraties
existent parce que par le travail, vous percevez des montants !
Moins il y aura de
travail chez vous, moins les gouvernements seront en mesure d’exister
valablement, et de pourvoir à la scolarisation, à la santé, etc !!
Donc, les
gouvernements eux-mêmes sont menacés !!
Et, vous savez que
même dans les pays où se déplace le travail, les personnes vivent et
travaillent dans des conditions désastreuses !!!
Donc, ce système
tire toute l’humanité vers le bas !!!
Il faut une juste
répartition des biens et des richesses pour la majorité des citoyens qui
composent les pays !! Et non pas pour une poignée !!
Chacun est
responsable de ses actes devant Dieu, mais les responsables le sont
davantage !
Le commerce
équitable doit impérativement être augmenté et favorisé et préféré au niveau
mondial, car autrement les futurs pauvres c’est vous et vos familles et vos
enfants !!!
A courir derrière l’appât
de toujours de plus gros bénéfices, vous massacrez tout sur votre
passage !
Dieu vous conseille
d’augmenter massivement le travail en économie sociale marchande et non
marchande !!!
Cela est la réponse
à l’économie de marché !!!
Massivement, car une
seule croulera si tout le reste croule autour d’elle !!!
L’économie sociale
privilégie le travail pour tous, que les gros bénéfices pour peu !!
Et la propreté dans
le travail, les filtres et les conditions de travail !!!
Vous les responsables,
vous devez prélevez une taxe mensuelle chez tous les citoyens (par exemple de
12 euros), et avec ces montants,
construire le plus possible d’usines ou de sociétés en économie marchande et
non marchande !!
Pour les
marchandes, toujours bien veiller qu’elles soient autosuffisantes, ainsi
l’argent circulera à nouveau, et l’engrenage redémarrera !!!
De plus, prendre un
label comme Max Havelaer, et informer
dans votre pays tous les citoyens par toute la technologie des médias, pourquoi
ils doivent acheter ce label, acheter ce label signifie avoir du
travail !!
J’avais préparé un
projet, je vous en fait part !!
(Projet 2008 Econosoc
Pour permettre le passage d’une économie de
capital vers une économie sociale, pour
apporter une solution à la faillite mondiale de l’économie de capital et une
transition souple.
Créer un groupe de personnes qui auront les
compétences commerciales, des économistes, pour
éclairer quelles sont les sociétés qui sont autosuffisantes
financièrement et qui génèrent des bénéfices et adaptées au pays.
La société de capital répartit et recherche
le plus de bénéfices pour quelques actionnaires.
La société d’économie sociale répartit les
bénéfices également pour payer la masse salariale.
Un exemple :
La société vend le produit X qui coûte 10
euros. Les bénéfices vont aux actionnaires et en veulent un maximum, toujours
plus de profit, d’où délocalisation. Ce qui à conduit le monde vers un
appauvrissement économique de toute la planète aux profits d’une poignée de
personnes.
Econosoc vend le produit X qui coûte 10
euros aussi. Même prix. Les bénéfices serviront aussi à payer le travail de
l’homme. Ce qui évidemment laissera moins de bénéfices. Mais permettra de
maintenir le travail partout. Les bénéfices seront répartis sur la masse des
travailleurs.
Donc, NOUS RESTONS COMPETITIFS PUISQUE LE
MEME PRIX.
Et si en plus, nous décidons de nous fournir les matières premières à partir des
produits du commerce équitable, cela permettra une répartition plus juste d’une
économie sociale planétaire.
Etant donné que les prix seront
concurrentiels, nous pouvons écouler le produit X dans les centrales d’achat
traditionnelles. Et permettre une transition souple.
Un groupe de spécialistes concrètement
décident de choisir tel style de commerce autosuffisant, et met sur pied
l’organisation concrète en engageant des personnes compétentes pour tous les
postes comme dans une usine traditionnelle.
Sauf qu’une fois par mois, on informe tout le monde dans l’usine de ce
qui se passe réellement, les bénéfices, les problèmes, les solutions. Chacun se
sent concerné par les décisions qui
concernent l’entreprise. Et les bénéfices peuvent servir à créer des temps de
travail qui libère l’homme par l’amélioration des conditions de travail,
sociétés propres filtres, etc, à
investir dans la recherche de technologie de remplacement propre, à créer
d’autres entreprises Econosoc.
La charte sera claire, les salaires et
particulièrement des cadres ne dépasseront pas un plafond à déterminer. Et
éventuellement, un petit % des bénéfices redistribué équitablement à tous,
organisateurs et travailleurs.
Econosoc maison mère est un ensemble de
spécialistes économistes qui décident de quelle entreprise autonome il faut
choisir et mettre sur place. Et puis engagent les compétences de chacun à son
poste. Cette équipe met sur pied une série d’entreprises Econosoc et produit
Econosoc.
Pour ma part, je pense qu’il faut utiliser
la PNL(Programmation Neuro Linguistique), c’est-à-dire, choisir des sociétés et
des produits existants qui ont fait leurs preuves et que unanimement on sait
que c’est autosuffisant et qui génère quand même des bénéfices et les modifier
un peu et les adapter !
Econosoc pourrait devenir comme un label
Max Havelaer dans la tête des citoyens, travailleurs, consommateurs.
Acheter les produits sortis des usines
Econosoc, cela veut dire maintenir le travail pour soi, pour sa femme pour ses
enfants, cela veut dire aider les producteurs des pays défavorisés par l’achat massif
dans le commerce équitable, cacao, café, jus d’orange, etc.
En nous aidant, nous les aidons. Une
répartition plus humaine des bénéfices au profit de tous.
Il faut informer les citoyens, campagne
massive de sensibilisation et de participation concrète et active.
Les fonds ? Où les trouver ?
Subsides de toutes les communautés pouvant
intervenir financièrement et activement.
Recréer des entreprises, sociétés et usines
Econosoc partout, et permettre que le plus possible partout se crée au niveau
mondial des entreprises Econosoc, cela constitue un coût certain.
Mais les entreprises seraient autonomes
mais avec peu de bénéfices comparées aux
entreprises capital, mais tout le monde aurait des revenus, des salaires, une
répartition plus humaine et plus juste.
Les citoyens, les clubs de sport, les
écoles.
Comment ?
Par
des campagnes de sensibilisation à la TV, radio pour expliquer en quoi consiste
le programme Econosoc, les enjeux au niveau du travail, de la réorganisation
économique de la planète.
Mais bien évidemment, d’abord concevoir des
projets pilotes dans une région, et aller dans le progressif mais quand même
assez rapidement et concrètement.
Dans chaque pays, et dans les régions,
organiser les cellules des organisateurs !
Les organisateurs 1°veiller à s’entourer de
personnes intègres, dynamiques et
compétentes.
2° Que tous aient un droit de regard sur
les décisions et où va l’argent, clairement,
que tous par exemple via des émissions de tenir au courant de
l’utilisation de l’argent, qui finalement peu importe par où il vient Communauté Européenne, etc, est finalement versé par tous les
citoyens.
On peut aussi créer un site internet clair
et explicatif, des décisions, et répartitions des sommes versées par les
citoyens, et le chemin parcouru par l’utilisation de ces sommes.
Contacter les hommes financièrement les
plus puissants, et leur demander s’ils ne veulent pas aider et participer
concrètement à créer une économie plus humaine et plus équitable, s’ils ne
veulent pas aider à créer une nouvelle économie sociale mondiale.
Ils peuvent ne pas toujours être d’accord
avec ce qu’il se passe au niveau mondial, mais comment changer les choses
concrètement ? C’est possible qu’ils subissent le courant.
Et ce projet peut démarrer dans une région,
pour comprendre la faisabilité de ce
projet et continuer progressivement avec la participation de tous, à tous les
niveaux.
J’ai déjà parlé de ce projet à certains et j’argumente.
Vous avez de moins en moins de clients, car
de plus en plus nous ne pouvons nous inscrire
nous et nos enfants.
Si vous participer pour créer et maintenir
de l’emploi chez nous avec Econosoc, vous aurez de plus en plus de clients
puisqu’il y aura des salaires et du travail.
Cela les intéresse bien évidemment.
Les citoyens aussi sont prêts peut-être
aujourd’hui plus qu’hier, via la faillite économique mondiale.
Mais tous nous voulons de la clarté comment
est utilisé l’argent que nous versons. Il faut expliquer, et donner des
chiffres clairs accessibles à tous.
Donc
cela donnerait les créations des premières entreprises Econosoc.
Tous les mois un ordre permanent de 7 ou 12
euros par tous, clubs, écoles, citoyens, pour continuer à créer les nouvelles
entreprises.
Ainsi d’un côté nous créons des entreprises
autonomes financièrement.
Et l’argent des rentrées permanentes
mensuelles des citoyens (7ou 12 euros), à continuer à créer et organiser de nouvelles sociétés autonomes
financièrement.
Exemple :
Si chaque mois 10.000 personnes
participaient cela ferait 70.000 euros.
Mais si 1.000.000 de personnes
participaient cela ferait 7.000.000 d’euros par mois et cela tous les
mois !
Aux
responsables gouvernementaux de prendre leur responsabilité, en prélevant
automatiquement ces 7 ou 12 euros par mois, à chaque citoyen pour la mise sur
pied de ce programme. On nous prélève des contributions pour pas mal de choses,
pourquoi pas pour la réorganisation de notre travail. Tous seraient d’accord.
Et puis parfois il faut savoir décider pour tous quand c’est pour le bien de
tous.
Cela pourrait changer l’économie mondiale,
et serait inclus les producteurs des pays pauvres, en nous fournissant dans le
commerce équitable le plus possible !
Par ailleurs, je pense que c’est déjà dans
le programme de la communauté européenne et d’une part d’augmenter le 1% du
commerce équitable mondial, et d’autre part de promouvoir les projets
d’économie sociale qui bien entendu est le futur pour notre humanité.
Maintenant ce projet peut vous sembler
difficile, trop grand à mettre sur pied, voir utopique.
Mais nous ne résoudrons pas le problème
économique de la mondialisation avec de petites mesures de ci de là, à grand
problème, grande solution.
La solution est de la dimension du
problème.
Nous glissons vers la paupérisation des 5
continents, l’Europe, les Etats Unis, l’Afrique, l’Asie, l’Australie.
Pq ? les usines délocalisent pour
exploiter encore plus la main d’œuvre, au niveau humain toute la planète
s’appauvrit.
Comment croyez-vous que vivent au quotidien
les chinois qui sont exploités pour une misère ?
Ils délocalisent pour exploiter et ramener
mondialement vers un niveau de paupérisation toute la masse des travailleurs.
Et ainsi comme nous n’aurons plus de
travail, d’accepter aussi de travailler pour 50 ou 200 euros par mois, et des heures à n’en plus finir.
C’est vers quoi nous glissons à grand pas.
C’est maintenant et aujourd’hui qu’il nous
faut réagir, tant que nous avons encore les moyens financiers (y compris les 7
euros par mois) pour faire basculer les choses, après ce sera trop tard, nous
n’en aurons plus les moyens financiers.
Tous les gouvernements, toutes les
communautés , toutes les organisations dépendent de la quote part versée par
tous les citoyens pour permettre leur organisation, et leur viabilité, si le
travail s’en va, plus de quote part, plus de communautés, plus d’organisations,
plus de gouvernements, plus de démocratie, plus de sécurité sociale, plus de
scolarisation pour tous, plus de soins pour tous, plus de…
Il faut se battre maintenant, cela est
encore jouable, mais vite tant que nous en avons encore les moyens
financièrement. A chacun de voir, une petite contribution par tous, permettra
les grands changements d’aujourd’hui.
Ces sociétés Econosoc appartiendraient à
tout le monde, à tous les citoyens !! Elles permettront de nourrir sa
famille, toutes les familles !!
Cela est le talon
d’Achille de la mondialisation, si vous ne réagissez pas rapidement, il viendra
un temps où il sera trop tard !!)
Il est évident que
je ne suis pas une spécialiste en économie, donc en gros augmenter le commerce équitable et le commerce à économie
sociale marchande et non marchande!!
Pour moi, cela est
une bonne idée, il y en aura certainement d’autres et plus valables !!!
Pour cela, j’ai mis ce projet entre parenthèse.
L’organisation doit
se faire par des spécialistes !!
Comme les
responsables des religions se sont unis, vous aussi vous devez vous unir et
décider avec sagesse et discernement des mesures à prendre à beaucoup de
niveau !!
Le plan pour aider
les plus pauvres est déjà présenté dans la 7ème trompette et
bien sûr, il est toujours valable devant l’urgence de la situation et de
la pauvreté qui avance !!
J’ai pesé le pour
et le contre, et devant des réalités
d’enfants et d’hommes maltraités, ma décision a été prise !!
Devant la situation
et l’injustice que le monde nous présente, des hommes et des femmes comme moi,
se doivent de réagir et de se lever !!
Les grands
changements ne se sont pas faits sans souffrance et sans sacrifice, pour cela,
je fais ce que j’ai à faire et vous déciderez de la suite à donner à cette
requête !!!
Si vous avez des
doutes si tout cela vient de Dieu, prier et Dieu vous aidera et moi aussi, je
prie pour vous ainsi que toutes les communautés religieuses .
Vous pouvez me
contacter noula@noula.com si vous le désirez !
La servante de Dieu
Noula
Le 23 mars 2009
LE SIGNE SUR LE FRONT DES
CROYANTS
Ezéchiel
chapitres 9, 10 et 11
Et il me
dit : « As-tu vu, fils d’homme ? Est-ce trop peu pour la maison
de Juda de commettre les abominations qu’ils commettent ici, qu’ils remplissent
encore le pays de violence, ne cessant de m’irriter ? Voici qu’ils portent
le rameau à leur nez. Et moi aussi, j’agirai avec colère ; mon œil
n’épargnera pas, et je serai sans pitié ; ils crieront à haute voix à mes
oreilles, et je ne les écouterai pas».
Et il cria
d’une voix forte à mes oreilles, en ces termes : « Approchez, les
exécuteurs de la ville, ayant chacun son instrument de destruction ». Et
voici que six hommes arrivèrent du côté de la porte supérieure qui regarde le
nord, ayant chacun sa masse ; et parmi eux un homme vêtu de lin, avec un
encrier de scribe sur la hanche. Et ils entrèrent et ils se placèrent à côté de
l’autel d’airain.
Et la gloire
du Dieu d’Israël s’éleva de dessus le Chérubin sur lequel elle se tenait, pour
aller vers le seuil de la maison.
Et (Yahweh)
appela l’homme vêtu de lin, ayant un encrier de scribe sur la hanche. Et Yahweh
lui dit : « Passe par la ville, en tout Jérusalem, et marque d’un signe sur le front des hommes qui
soupirent et qui gémissent à cause de toutes les abominations qui s’y
commettent ».
Et il dit
aux autres, - et je l’entendais : « Passez dans la ville après lui et
frappez : que votre œil n’épargne
pas et soyez sans pitié. Vieillard, jeune homme, jeune vierge, enfant,
femme : massacrez, exterminez ; mais quiconque porte le signe,
laissez-le. Et commencez par mon sanctuaire ».
………………………………………………………………………………………9 Il me dit : « Les crimes de la
maison d’Israël et de Juda sont grands, à l’excès. Le pays est rempli de sang
et la ville est pleine de perversité, car ils disent : Yahweh a abandonné
le pays, Yahweh ne voit rien ! – Moi aussi, mon œil n’épargnera pas et je
serai sans pitié ; je leur imputerai leur conduite ».
Et voici que
l’homme vêtu de lin, ayant un encrier sur la hanche, rendait compte en
disant : « J’ai fait ce que tu m’as commandé ».
Et je vis,
et voici que sur le firmament, reposant sur la tête des Chérubins, il y avait
comme une pierre de saphir ; quelque chose paraissant ressembler à un
trône apparut au-dessus d’eux. Et il dit à l’homme vêtu de lin :
« Pénètre entre les roues, sous les Chérubins, prends à pleines mains des
charbons ardents qui sont entre les Chérubins, et jette (-les) sur la ville. Et
il y pénétra sous mes yeux.
Or, les
Chérubins se tenaient à droite de la maison quand l’homme y alla, et la nuée
remplissait le parvis intérieur. Et la gloire de Yahweh s’éleva d’au-dessus des
Chérubins pour aller sur le seuil de la maison ; la maison fut remplie de
la nuée, et le parvis était plein de l’éclat de la gloire de Yahweh. Le bruit
des ailes des Chérubins se faisait entendre jusqu’au parvis extérieur, telle la
voix du Dieu tout- puissant quand il parle.
Quand Il eut
donné cet ordre à l’homme vêtu de lin : « Prends du feu au milieu des
roues, entre les Chérubins », celui-ci vint se mettre à côté des roues. Et
le Chérubin avança la main entre les Chérubins, vers le feu qui était entre les
Chérubins ; il (en) prit et (le) mit dans les mains de l’homme vêtu de
lin, qui le prit et s’en alla.
Or, on
voyait aux Chérubins une forme de main d’homme sous leurs ailes. Et je vis, et
voici quatre roues auprès des Chérubins, une roue à côté de chaque Chérubin, et
l’aspect des roues était comme celui de la pierre de Tarchich. Et quant à leur
aspect, toutes quatre étaient semblables, comme si une roue était engagée dans
une (autre) roue. En avançant, elles allaient sur leurs quatre côtes, et elles
ne se retournaient pas dans leur marche ; car, là où se dirigeait le chef,
elles allaient sans se retourner dans leur marche. Et tout le corps des
Chérubins, leur dos, leurs mains et leurs ailes, ainsi que les roues, étaient
entièrement constellés d’yeux, ainsi que leur quatre roues. Quant aux roues,
j’entendis qu’on les appelait : « galgal ». Chacun (des
Chérubins) avait quatre faces : la face du premier était une face de
chérubin ; la face du second était une face d’homme ; le troisième
avait une face de lion ; et le quatrième une face d’aigle. Et les
Chérubins s’élevèrent ; c’était le vivant que j’avais vu au fleuve Kebar.
Quand les Chérubins allaient, les roues allaient aussi à côté d’eux ; et
quand les Chérubins dressaient leur ailes pour s’élever de terre, les roues
restaient à leurs côtés. Quand ils s’arrêtaient, elles s’arrêtaient ;
quand ils s’élevaient, elles s’élevaient avec eux : car l’esprit de l’être
vivant était en elles.
La gloire de
Yahweh quitta le seuil de la maison et s’arrêta sur les Chérubins. Les
Chérubins dressèrent leurs ailes et s’élevèrent de terre à mes yeux ;
quand ils partirent, les roues étaient avec eux. Ils s’arrêtèrent à l’entrée de
la porte orientale de la maison de Yahweh ; et la gloire du Dieu d’Israël
était au-dessus d’eux.
C’était
l’être vivant que j’avais vu sous le Dieu d’Israël, au fleuve Kebar ; et
je sus que c’étaient des Chérubins. Chacun avait quatre faces et chacun avait
quatre ailes, et une ressemblance de mains d’homme était sous leurs ailes. Et
quant à la ressemblance de leurs faces, à leur aspect, c’étaient les faces que
j’avais vues près du fleuve Kebar. Chacun allait droit devant soi.
Ensuite
l’Esprit m’enleva et m’amena à la porte orientale de la maison de Yahweh, celle
qui regarde l’orient. Et voici à l’entrée de la porte vingt-cinq hommes,
…………………………………………………………………………… Et vous saurez que je suis Yahweh, dont vous
n’avez pas suivi les ordonnances, ni pratiqué les
lois ;…………………………………………………………………………………… C’est pourquoi dis :
Ainsi parle le Seigneur Yahweh : Oui, je les ai mis loin parmi les
nations, je les ai dispersés dans les pays ; mais je serai quelque peu
pour eux un sanctuaire dans les pays où ils sont allés. C’est pourquoi dis : Ainsi parle le
Seigneur Yahweh : Je vous rassemblerai, vous ramenant d’entre les peuples,
je vous recueillerai des pays où vous avez été dispersés, et je vous donnerai
la terre d’Israël. Ils y entreront et en ôteront toutes ses horreurs et toutes
ses abominations.
Et je leur
donnerai un seul cœur ; je mettrai sur eux un esprit nouveau ; et
j’ôterai de leur chair le cœur de pierre, et je leur donnerai un cœur de chair,
afin qu’ils suivent mes ordonnances, et qu’ils gardent mes lois et les
pratiquent ; et ils seront mon peuple, et moi je serai leur Dieu. Quand à ceux
dont le cœur est attaché à leurs horreurs et à leurs abominations, je leur
imputerai leurs œuvres, - oracle du Seigneur Yahweh ».
Alors les
Chérubins dressèrent leurs ailes, les roues les accompagnants, et la gloire du
Dieu d’Israël se tenait sur eux. Et la gloire de Yahweh, s’élevant d’au-dessus
de la ville, s’arrêta sur la montagne qui est à l’orient de la ville. Et
l’Esprit m’enleva et m’emmena en Chaldée auprès des déportés, en vision, dans
l’esprit de Dieu, et je ne vis plus la vision que j’avais eue. Et je racontai
aux déportés tout ce que Yahweh m’avait montré.
Notes
de bas de page de la Bible de Crampon :
Le signe, en forme de croix, la dernière
lettre (taw) de l’alphabet hébreu.
Nouveau Testament Apocalypse de Jean chapitre 7
Après cela,
je vis debout aux quatre coins de la terre, quatre anges qui retenaient les
quatre vents de la terre, pour que le vent ne soufflât ni sur la terre, ni sur
la mer, ni sur aucun arbre. Et je vis un autre ange qui montait du levant, porteur du sceau du Dieu vivant. Il cria à pleine voix
aux quatre anges qui avaient reçu le pouvoir de nuire à la terre et à la
mer : « Ne nuisez, disait-il, ni à la terre, ni à la mer, ni aux
arbres, que nous n’ayons marqué au front les serviteurs de notre Dieu ».
Et j’entendis
donner le nombre de ceux qui étaient marqués : cent quarante quatre mille
marqués de toutes les tribus des enfants d’Israël.
Etaient
marqués :de la tribu de Juda, douze mille ; de la tribu de Ruben,
douze mille ; de la tribu de Gad, douze mille ; de la tribu
d’Aser ; douze mille ; de la tribu de Nephtali, douze mille ; de
la tribu de Manassé, douze mille ; de la tribu de Siméon, douze
mille ; de la tribu de Lévi, douze mille, de la tribu d’Issachar, douze
mille ; de la tribu de Joseph, douze mille ; de la tribu de Benjamin,
douze mille.
Après cela,
je vis paraître une foule immense que nul ne pouvait dénombrer, de toutes
nations, tribus, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le trône et
devant l’Agneau, vêtus de robes blanches, avec des palmes à la main. Et ils
criaient à pleine voix, disant : « Le salut appartient à notre Dieu
qui est assis sur le trône et à l’Agneau » !
Tous les
anges se tenaient debout autour du trône, des vieillards et des quatre animaux.
Ils tombèrent devant le trône, la face contre terre, et ils adorèrent Dieu en
disant : « Amen ! Que la bénédiction, la gloire, la sagesse,
l’action de grâces, l’honneur, la puissance et la force soient à notre Dieu
pour les siècles des siècles ! Amen » !
Puis l’un
des vieillards prit la parole pour me dire : « Ceux qui sont vêtus de
robes blanches, qui sont-ils et d’où viennent-ils » ? Je lui
répondis : « Mon Seigneur, tu le sais, toi ». Il me dit :
« Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation. Ils ont lavé leurs
robes et ils les ont blanchies dans le sang de l’Agneau. Aussi sont-ils devant
le trône de Dieu et Le servent-ils jour et nuit dans son temple. Celui qui est
assis sur le trône tendra sa tente au-dessus d’eux : ils n’auront plus
faim, ils n’auront plus soif ; le soleil ne les accablera plus, ni aucune
chaleur brûlante ; car l’Agneau qui est au milieu du trône les fera paître
et les conduira aux sources des eaux de la vie ; et Dieu essuiera toute
larme de leurs yeux ».
Apocalypse
chapitre 14
J’eus une
vision : C’était l’Agneau debout sur le mont Sion, et avec lui cent
quarante-quatre mille personnes qui portaient inscrits sur le front son nom et
le nom de son Père. Et j’entendis une voix qui venait du ciel, pareille au
bruit de grandes eaux et au grondement d’un grand coup de tonnerre. Cette voix
que j’entendis rappelait des harpistes jouant de la harpe. Ils chantent comme
un cantique nouveau devant le trône, devant les quatre animaux et les
vieillards. Nul ne pouvait apprendre ce cantique, excepté les cent quarante
quatre milliers, les rachetés de la terre.
Puis je vis
un autre ange qui volait au zénith. Il avait à annoncer une bonne nouvelle,
valable pour l’éternité, aux habitants de la terre, à toute nation, à toute
tribu, à toute race et à tout peuple. Il clamait à pleine voix :
« Craignez Dieu et rendez-Lui gloire, parce que l’heure est venue où Il va
faire le jugement ; adorez Celui qui a fait le ciel, la terre, la mer et
les sources ».
Un autre
ange, un second, suivit, qui disait : « Elle est tombée, elle est
tombée, Babylone la grande, elle qui a abreuvé toutes les nations du vin de son
ardente impudicité » !
Un autre
ange, un troisième, suivit, qui clamait à pleine voix : « Si
quelqu’un adore la Bête et sa statue et en accepte la marque sur le front ou
sur la main, il boira, lui aussi, du vin de la fureur de Dieu, (du vin) pur
versé dans la coupe de sa colère, et il sera torturé dans le feu et dans le soufre, devant les saints anges et devant
l’Agneau ».
La fumée de
leur supplice, monte pour les siècles des siècles, et ils ne connaissent de
répit ni jour ni nuit, ceux qui adorent la Bête et sa statue, et ceux qui
reçoivent la marque de son nom. C’est ici que se montre la constance des saints
qui gardent les commandements de Dieu et la foi en Jésus.
Autre signe demandé par Dieu à ses enfants.
Quand ils devaient sortir
d’Egypte et qu’il a été demandé au peuple de marquer un signe avec le sang d’un
agneau. La première Pâque demandée par le Dieu d’Israël.